Santé économique et financière dans les pays occidentaux

16 septembre 2016

Quel avenir pour la Commission européenne dans la grande redéfinition de la relation transatlantique ?

Source LEAP2020

L'immense reconfiguration géopolitique globale

impose de manière vitale aux dirigeants de l'UE et à ses décideurs une mutation profonde.

Au coeur de la crise systémique globale, la transformation du rôle er de la place des États-Unis dans le monde, associés structurels du projet communautaire depuis l'origine mais surtout depuis la chute du Mur de Berlin, accentue cet impératif non seulement des relations extérieures mais de la nature même de l'UE et de son administration la plus emblématique : la Commission européenne.

- Dégradation visible de la relation transatlantique

Entre le refus franco-allemand de suivre les États-Unis dans leur guerre en Irak en 2003,et la "possibilité de Trump"    à la présidence américaine en cette fin 2016, treize années se sont écoulées durant lesquelles les relations transatlantiques ont connu toutes sortes d'aléas : depuis de grands moments de symbiose apparente ( élection de Sarkozy à la tête du plus anti-atlantiste de tous les pays de l'UE en 2007, communion contre la Russie en 2014...) jusqu'aux plus profondes remises en question (crise des écoutes de la NSA, campagne anti-TTIP..)

On observe actuellement une intensification des indicateurs de rupture. Pour ne citer que les plus connus, remettant tous en question des points particulièrement fondamentaux de la relation transatlantique.

- mesures contre Barroso en réponse à son embauche par Goldman Sachs : le président de la Commission le plus emblématique d'un pro-atlantisme aveugle et inconditionnel embauché par l"institution financière américaine notamment responsable de la mauvaise instruction du dossier sur l'état d'endettement de la Grèce dans le cadre de la décision d'intégrer ce pays dans la zone euro...il y a quelque temps encore, ce genre de scandale aurait pu ne pas éclater : cette fois, non seulement les médias s'emparent du sujet mais la Commission réagit en lui retirant ses droits privilégiés liés à ses anciennes responsabilités.

- application de mesures en matière de visas entre l'Amérique du Nord et l'UE : en application des principes de solidarité européenne, la Commission européenne a durci le ton vis-à-vis des États-Unis et du Canada qui appliquent toujours une politique de visas aux ressortissants de certains pays de l'UE; elle menace de mettre en place une mesure de réciprocité en demandant des visas aux ressortissants américains et canadiens voyageant en Europe; en juillet dernier, elle a finalement laissé un délai de 6 mois à ces deux pays pour supprimer les demandes de visas pour tous les pays de l'UE sinon la mesure de réciprocité sera appliquée. A suivre à la fin de l'année. Mais on dirait tout de même vraiment que l'UE via la Commisssion européenne ait décidé de moins se faire marcher sur les pieds par ses grands alliés nord-américains.

- déclaration simultanée de GABIREL et de HOLLANDE tentant d'enterrer le TTIP : cet été, le ministre allemand de l'économie, Sigmar Gabriel, et le président français François Hollande, ont fait des déclarations convergentes sur le fait que le TTIP était mort-né et que les négociations devaient être arrêtées, donnant lieu à des échanges acerbes entre Hollande et Juncker.

- réactivation des projets d'une Europe de la Défense suite à la sortie de la Turquie de l'OTAN; le fait est que l'Alliance est en piteux état, notamment depuis que Erdogan a remis de l'ordre dans son armée, rétabli de bonnes relations avec la Russie et tourné le dos à l'UE. Suite et fin d'une longue page de l'histoire stratégique des relations transatlantique...et l'UE pour lancer son projet d'Europe de la défense.

- remise en question de la quasi-défiscalisation des grandes multinationales américaines en Europe symbolisée par l'affaire Apple : les 13 milliards d'arrièrés d'impôts demandés par la Commission européenne à Apple servent bien sûr une stratégie commune interne à redonner aiu continent une capacité de prélèvement fiscal, il n'a pas néanmoins échappé à personne que les États-Unis étaient également visés à travers Apple ( les Etats-Unis ont officiellement tenté de bloquer la demande de l'UE à Apple ..en vain ) dans le cadre d'une certaine réciprocité là encore aux amandes faramineuses imposées par le gouvernement américain aux banques européennes,(on parle d'une amande de 14 milliards de dollars qui serait infligée à la Deutsh Bank à propos des subprimes.!),  mais plus largement sans doute dans le cadre d'une profonde remise en question des avantages tactiquement acquis par les États-Unis grâce à "l'inconditionnalité à sens unique" de la relation transatlantique.

Brexit et "possibilité de Trump / probabilité d'Hillary" à l'oeuvre derrière cet affaiblissement

Deux facteurs convergents et contribuant à accélérer ce "largage" des États-Unis par l'Europe

- la "possibilité de Trump"  à la tête des États-Unis en novembre prochain, impose à l' UE (et au reste du monde) de voir que la première puissance mondiale est désormais capable d'élire de genre de dirigeant. S'ajoute à cette "possibilité de Trump" l'inquitude, celle -ci moins visible, que suscité la "probabilité d'Hillary" en Europe dans le  monde et^même dans les opinions publiques américaines. Entre la "peste et le choléra", les perspectives sur la prochaine présidence des États-Unis provoquent la rupture des liens qui retenaient ensemble les deux rives de l'Atlantique.

- le Brexit bien entendu, que sort de l'UE le pays qui a servi la stratégie américaine en Europe depuis trente ans. Cela dit, le Royaume-Uni se libère aussi du rôle, devenu structurel et remis n question apr les nouvelles alliances de ce pays avec la Chine, qui lui avait été imparti par les États-Unis par rapport au continent. Ce n'est donc pas seulement l'UE qui se libère de la tutelle américaine en se débarrassant du Royaume-Uni, mais aussi d'une certaine manière le Royaume-Unis qui se libère de la tutelle américaine en se dégageant de l'UE..!

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16 août 2016

Les Russes du Donbass : Majorité invisible

Source : Inna Doulkina 26/09/2014

La voix de la majorité russe, essayer de la comprendre plutôt que de la diaboliser comme aime tant le faire les médias occidentaux en n'écoutant et ne s'appuyant qu'aux voix de la dissidence russe.

L'Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars, mais les Russes n'ont jamais eu voix au chapitre.

"Nous sommes terrifiées et affligées par les actes du gouvernement russe qui, avec des armes, des soldats et des outils de propagande, mène une guerre contre l'Ukraine, son voisin le plus proche. Nous protestons contre l'intervention militaire et le soutien aux républiques fantoches de Donetsk et de Lougansk, qui terrorisent la population et dévastent le pays. Nous nous opposons à cette propagande de la haine qui, depuis des mois, déforme la réalité de ce qui se passe dans l'Est de l'Ukraine, et incite les gens à la violence"

C'est par ce message que se sont adressées deux traductrices allemandes aux participants du Congrès des traducteurs de littérature russe, qui s'est tenu à Moscou en septembre 2014.

Un message fort et qui résume à merveille la vision de la plupart des Européens sur la crise ukrainienne. Pour eux, il n'y a pas de doute possible : dans cette guerre, c'est la Russie qui attaque, et l' Ukraine se défend. La Russie chercherait à satisfaire une "soif impériale" inassouvie en tentant d'engloutir ses anciens satellites.Dans la conscience européenne, la Russie se laisse guider non par la raison mais par ses instincts dangereux et imprévisibles.

Persuader l' Europe qu'elle se trompe dans son analyse n'est pas une mince affaire. Même Poutine, visiblement y échoue. On imagine bien Poutine dire à Barroso, (ou à son successeur), au cours d'un entretient téléphonique "si j'avais réellement voulu occuper l' Ukraine, je l'aurais fait en deux semaines" Et voilà le président de la Commission européenne qui s'empresse de convoquer la presse pour déclarer que Poutine menace d'envahir Kiev et , qui sait, toute l' Europe. (Alors que l'autre tentait de lui expliquer le contraire..!).

Ces Russes qui vivent sur le territoire ukrainien et se battent contre le régime de Kiev, ces hommes existent, ils sont nombreux. Ils avaient, dans leur vie d'antan, des métiers divers et on ne peut plus banals. Et voilà qu'un beau jour, ils ont acheté une tenue de combat, pris les armes, formé des batiallons et sont partis en guerre. Pourquoi ? Cest toute la question que la presse occidentale refuse de se poser. Au lieu de comprendre ce qui anime ces hommes, les journalistes et les politiciens occidentaux les dénigrent de façon systématique - ce qui, selon eux, devrait tout expliquer, mais qui, ne résout rien. A les en croire, les insurgés serait un ramassis de bandits chevronnés, profitant du chaos ambiant pour s'adonner au meurtre et au pillage.

Mais les témoignages confirmant que les insugés sont principalement des locaux, et qu'ils combattent non par plaisir mais par nécessité, sont légion. Il suffit de s'y interesser !  Mais pourquoi se battent-ils donc ?

C'est une question qui mérité au moins d'être posée, et qui fournit les clés nécessaire à la compréhension du conflit ukrainien. C'est une question qui explique, aussi, pourquoi la Russie a rattaché la Crimée à son territoire et pourquoi elle soutient le Donbass (Bien moins, d'ailleurs, que ne le voudraient ses habitants.)

Autre élément à propos de la Russie : Les occidentaux espéraient bien écouler leurs produits via l'Ukraine, en évitant ainsi des taxes (compte tenu de liens existants entre la Russie et l'Ukraine), mais la Russie à dit  NIET  au grand danme des Européens.

Ainsi l'Europe ne veut pas se poser de question. Pour elle, les Russes, dans cette histoire, sont des invisibles. Les Russes de Crimée d'abord, dont la position n'a jamais été entendue à l'Ouest. Leur terreur de se retrouver coincés dans une Ukraine ne respectant pas leur langue ni leur culture n'a jamais été prise en compte. Leur désir de se rattacher à la Russie, un désir ancien,n'a pas été pris au sérieux. L'Europe a bien voulu écouter les Ukrainiens et les Tatars, mais les Russes n'ont jamais eu voix au chapitre.

Puis la situation s'est re^roduite pour les Russes du Donbass. L'Occident n'a pas daigné s'interresser à ces populations qui n'avaient rien demandé à personne, qui ne cherchent qu'à vivre en paix sur leur terre, conformément à leurs représentations du Bien et du Mal. Ces Russes qui veulent parler leur langue sans restriction, honorer leurs aïeuls, fêter le 9 mai et maintenir des liens avec la Russie - ont-ils jamais été écoutés ?

NON, l'Europe passe à côté de ces hommes de ces femmes. Et si elle refuse de les regarder dans les yeux, c'est aussi parce qu'ils sont l'élement dérengeant qui risque de détruire l'idée qu'elle se fait de la Russie...et du monde en général.

Ce que l'Europe peine à comprendre, c'est qu'il se trouve des gens, sur cette planète; et notamment en Russie et en Ukraine, qui ne rêvent pas de s'installer chez elle, ni d'adopter son mode de vie. Ils se sentent bien chez eux, et l'émigration n'est pas, à leurs yeux, un symbole de réussite. Ces gens ne sont pas des attardés mentaux. Ils possèdent tout simplemnt leur culture propre, et ils ne sont pas prêts à la brader contre un permis de séjour et une allocation chômage, quelque généreuse qu'elle puisse paraître.

On peut comprendre que l'Europe ait du mal à se le figurer : ses préfectures sont assaillies de milliers d'étrangers qui veulent se susprendre à ses mamelons. Difficile dans ce contexte, de croire que ce n'est pas le rêve du monde entier. Pourtant, c'est la réalité, et si l'on trouve, parmi les Russes, un certain nombre d'émigrés potentiels, la plupart d'entre eux veulent vivre dans leur pays et n'ont pas l'intention de le quitter.

Le problème, c'est que l'Europe n'écoute que les premiers et passe totalement à côté des autres. C'est à l'époque soviétique que l' Occident a pris l'habitude de forger sa vision de l'URSS sur la base de ce que lui en rapportaient les dissidents émigrés. C'est bien d'écouter les dissidents, les problèmes commencent lorsqu'ils deviennnent les interloculteurs uniques.

Sans conteste, la vision dissidente de la Russie est digne d'intérêt. Mais elle n'est pas la seule valable. Les Russes qui ne se désignent pas comme étant la conscience de la nation en ont une aussi , de conscience. Et l'Europe, ne serait-ce que pour se faire une image plus complète, ferait bien de s'y intéresser. Qui sait, peut-être serait-elle surprise ?

Mais visiblement elle ne s'empresse pas de le faire, et ce probablement aussi, parce qu'elle ne souhaite pas sortir de sa zone de confort: il est bien plus aisé d'écouter ceux qui vous confirment dans vos représentaitions plutôt que ceux qui les contredisent.

C'est parce que l'Europe vit dans la certitude que toute l'humanité rêve de s'installer sur ses terres et que son projet de société est plus avantageux qu'elle échoue à comprendre les sentiments Criméens et des Russes du Donbass, qui rejettent le projet ukrainien de rattachement à l'UE.

Et eux, s'ils le rejettent, c'est simplement parce qu'ils se sentent russes avant tout. Parce qu'ils tiennent à leur identité, à leur culture et à leur mémoire. Ils n'ont pas l'intention de les imposer à la terre entière, non (que les alarmistes se rassurent) mais en revanche, ils sont prêts à les défendre, et par les armes, s'il faut. Parce que le  "le village global " attire bien moins que ce qu'on voudrait nous faire croire. Parce que l'identité nationale et culturelle demeure un élément fondateur crucial pour une majorité écrasante d'êtres humains. (La vision "unipolaire" de la direction du monde chère aux US c'est du passé ....le monde d'avant ! ).

Et la Russie, polyethnique et polyculturelle mais solidaire et unie, n'en est pas le plus mauvais des exemples.

 

 

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25 juillet 2016

Krach immobilier suite au Brexit, créances douteuses des banques italiennes, quelle solutions ??? (suite)

Alors que Merckel et Schauble affirment que Deutsche Bank est une banque robuste, sa valeur continue à chuter. Or avec 52 000 milliards d'euors (chiffre DB 2014) de produits financiers dérivés dans son bilan en décembre 2014 la banque est une caricature de la "finance folle".

Au premier trimestre de 2016, la banque affichait un ration de fonds propres (l'argent mis au pot par les actionnaires) sur engagements (toutes les lignes de crédit accordéés et les positions de marché) de 36,2. Cela veut dire qu'elle a un levier de 36;2 alors que celui de Lehman Brothers n'était "que" de 23,3 avant sa chute...Et cela signifie que si ces actifs baissent seulement de 2,76%, Deutsche Bank se retrouve techniquement en faillite. Pourtant ses engagements pèsent 1902 milliards d'euros, c'est-à-dire presque la moitié de toute l'économie allemande...

C'est une note du FMI qui a tiré la sonnette d'alarme fin juin sur Deutsche Bank, la première banque privée allemande (et une des premières de la planète, par la taille de son bilan). Selon l'institution, ses liens avec les plus grandes banques mondiales en font le principal facteur de risque pour le système financier dans son ensemble. "Deutsche Bank apparaît comme le plus important contributeur net en termes de risques systémiques, suivi par HSBC et Crédit Suisse " précise le FMI, qui appelle à mettre en place rapidement des mesures pour assurer la liquidation des banques en difficulté.

Selon David Folkerts-Landau, l'économiste en chef de la Deutsche Bank les banques européennes ont besoin en urgence de quelque 150 milliards d'euros afin d'éteindre l'incendie.

Bien que Schauble et Merkel s'y opposent, Deutsche Bank en appelle à UE pour exiger un renflouement de tout le secteur bancaire européen avec l'argent public. Ce que l'Italie menace de faire au niveau national en injectant 40 milliards d'euros dans ses banques, la Deutsche Bank le propose au niveau européen. Avis partagé par l'économiste italien Bini Smaghi, président de la Société générale en France,pour qui le secteur bancaire européen " est gravement malade et doit s'attaquer à ses problèmes très rapidement, sinon on court à la catastrophe. Je ne suis pas un prophète de malheur, je suis juste réaliste".

Début juillet, Deutsche Bank, dans sa note Focus sur l'Europe, propose son propre plan en six point pour sauver les banques européennes : injection de 28 milliards d'euros dans les banques italiennes,- suspension des règles du "bail-in" et du "bail-out" si nécessaire,permettant des renflouements avec l'argent public lorsqu'on est face à "une sérieuse perturbation économique" comme celle d'aujourd'hui; -admettre des recapitalisations bancaires, tant par des institutions européennes qu'au niveau national lorsque des "contraintes légales et politiques" se posent, -mise en oeuvre accélérée d'une Union bancaire, en particulier la création d'un fonds de garantie européen des dépots; -renoncement de la BCE à durcir la régulation et enfin, cesser de réduire les taux d'intérêt de base qui sont déjà en dessous de zéro et finissent par ruiner les banques en réduisant leurs marges de profit...

Tant que l'on persiste à chercher des solutions à l'intérieur des paramètres définis par le système lui-même, aucune solution ne sera possible. IL faut donc non seulement "penser hors de la boîte" mais revenir aux principes mêmes de l'économie et de la monnaie.

* L'argent, la monnaie et le crédit n'ont aucune valeur en soi.

* La seule légitimité d'une devise, c'est l'engagement de l' État émetteur, c'est-à-dire son engagement dans le temps donnant de la substance à la valeur nominale des créances.

* La valeur de l'argent résulte de l'activité pour laquelle elle est émise. Un argent dépourvu de projet est sans valeur.

* En mobilisant sa main d'oeuvre qualifiée et sa technologie, un État peut transformer sa monnaie en richesse réelle.

* L'euro n'est pas la monnaie d'un État-nation souverain. Or "une monnaie sans Etat, cela n'existe pas".

Le statut de la BCE stipule qu'elle n'est pas le "préteur de dernier ressort". En cas de crise systémique; elle ne sert donc à rien. Vu ces principes, on peut dire que la première mesure, lors d'une crise bancaire, aussi grave que celle qui éclate, c'est de rétablir la légitimité et la confiance, c'est-à-dire la souveraineté des États. Aussi bien l'Italie, l'Allemagne que tout autre pays cherchant à remettre sur pied un système bancaire viable, ne peut pas procéder autrement, cela veut dire : sortir de l'euro, de l'UE et de l'OTAN, non plus pour des raisons politiques, mais pour des raisons de réorganisation bancaire et monétaire.

Une fois rétablie cette autorité crédible, incarnée par une banque de la nation, chaque État pourra nettoyer les écuries d'Augias, c'est-à-dire faire le tri entre d'un côté des dettes légitimes à honorer, en les échelonnant dans la durée, et de l'autre, des dettes purement spéculatives, à passer par pertes et profit. L'immense majorité des produits financiers dérivés, purement spéculatifs, de la Deutsche Bank et autres banques européennes de ce type, prendront la direction de la morgue financière<;

Appuyant ce processus, une séparation stricte (Glass-Steagall Act européen) entre la partie banque commerciale (dépots et crédits) et la partie banque d'affaires, s'avèrera indispensable pour rétablir un minimum de confiance et éviter des retraits impromptus de liquidités. Si la finance veut renaître, c'est en retournant à cette mission.

 

 

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Krach immobilier suite au Brexit, créances douteuses des banques italiennes, quelle solutions ???

Ce n'est plus une mais plusieurs "bombes H financières" dont l'explosion simultanée menace tout le système. Car le Bréxit, l'état des banques italiennes, suisses et françaises, la faillite non actée de Deutsche Bank, ne sont que les multiples sommets d'un iceberg géant capable de nous envoyer par le fond.

Le 6 juillet, le "Wall Street Journal" n'a pas hésité à évoquer l'image d'un "bain de sang mondial" en parlant des grosses banques. Ainsi, constatait-t-il, depuis débu 2016, vingt des banques les plus importantes du monde ont perdu 465 milliards de dollars, c'est-à-dire un quart de leur valeur de marché ! Les plus fortes pertes ? UniCreditt (deux tiers de sa valeur), Royal Bank of Scotland ( 56%), puis Crédit Suisse, Deutsche Bank et Barclays (50%).

Assouplissement quantitatif,planche à billets, taux d'intérêts négatifs, etc..n'auraient donc servi à rien ? Au contraire, ces liquidités au lieu d'aider les banques à investir dans l'économie réelle, les ont incitées à spéculer encore d'avantage, et donc encourir encore plus de pertes ! Les économistes, stipendiés le plus souvent par les banques, nous juraient qu'il s'agissait d'une simple crise de liquidité, alors qu'il s'agissait d'une crise d'insolvabilité !

Premier symptôme de cette équation, le Royaume-Uni, où les incertitudes et le flou entourant la période post-Brexit, provoquent l'implosion de la bulle immobilière. Alors que des centaines d'entreprises envisagent de relocaliser leur siège à Amsterdam ou à Paris, comment maintenir la fiction de valeurs immobilières dépassant de 54% leur valeur déjà record de 2008 ? Ainsi, face à des demandes de désengagement en masse, la moitié des fonds immobiliers britanniques, dans l'impossibilité de rembourser les investisseurs, ont été contraints de geler leurs opérations.

Or l'effondrement de l'immobilier au Royaume-Uni n'affectera pas seulement de grandes banques comme RDS et des investisseurs étrangers, mais tout un pan des classes moyennes britanniques très endettées.Ces dernières convaincues d'avoir réalisé un placement à l'abri de toute épreuve (en hausse de 10% par an depuis 2008), ont en effet contacté massivement des emprunts immobiliers. Et avec le profit qu'elles en tiraient, elles ont souscrit à d'autres emprunts pour des achats supplémentaires bien au delà des moyens que leur permettaient leurs salaires. Leur endettement est ainsi évalué à 130% de leur revenu ! Par conséquent, si la chute des valeurs immobilières persiste, des milliers de ménages britanniques seront rapidement contraints de réduire leur train de vie et donc leur consommation. De quoi provoquer un écroulement de la demande intérieure et donc....une récession.

Face à la crise systémique en zone euro, deux approches folles d'affrontent brutalement. D'un côté, un courant européiste et ordolibéral (Schauble et son obligé Dijsselbloem, etc) espérant que grâce à la mise sur pied d'une Union bancaire, l'on pourra préserver les mégabanques systémiques (too big to fail) en organisant d'une part la liquidation des petites banques considérées comme des "banques zombies" et d'autre part, en faisant le cas échéant les poches des actionnaires et des déposants (méthode dite de "renflouement interne ou "bail in")

De l'autre, un courant plus national  (Renzi, etc ) qui , face à la révolte de l'industrie, des PME et des épargnants au bord du suicide, exige, y compris pour des raisons électorales qu'on injecte une fois de plus de l'argent public (bail out) pour colmater les brèches afin d'éviter une désintégration en chaîne de tous le système, sans proposer quoi que ce soit pour régler le fond du problème.

Pour le premier courant, l'Italie est le maillon faible, " il y a en Italie davantage de banques que de pizzerias" s'indigne le "Financial Times". Selon ces ordolibéraux, à cause d'un management incompétent, les 700 banques italiennes petites et moyennes ont dilapidé des fortunes pour satisfaire le clientélisme local, avec comme résultat 360 milliards d'euros jugées irrécupérables. Ils oublient qu'en Italie, la crise a floué une partie des classes moyennes de plus en plus en difficulté avec leurs banquiers.

L'avenir des banques françaises dépend plus de celui des italiennes que des allemandes. L'exposition des banques françaises aux banques italiennes représente 12,4 % du PIB français, alors que l'Allemagne n'en est qu'à 3,8%? C'est sans doute pour cela que l'Italie est un bon acquéreur des bons du Trésor français. Or ce qui arrive en Italie a de quoi faire peur. Depuis le 1er janvier, les actions de Monte del Paschi-di Siena (MPS) ont perdu 78% de leur valeur (et 97% de leur valeur en un an !) Avec 5 millions de clients, il s'agit de la plus vieille banque au monde et de la 3e d'Italie. Alors que sa capitalisation dépassait 15 milliards d'euros avant 2008, la banque toscane pèse aujourd'hui ...moins de 800 millions.

Seulement, comme le souligne l'euro-député Marco Zanni, la part des créances italiennes liée à l'économie réelle par rapport à la partie spéculative, atteint souvent 80%, alors qu'elle est parfois inverse chez les grandes banques allemandes et françaises, championnes des produits dérivés et du trading haute fréquence..;!

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24 juillet 2016

Peut-on avoir une France meilleure ?

Source : Jacques Cheminade

Cessons de nous plaindre ! Car se plaindre sans agir conduit à un repli sur soi qui s'exprime politiquement sous forme de xénophobie (c'est la faute à l'autre) et d'une obstination à ne pas grandir. Agissons donc en relevant les défis qui nous sont jetés.

Ce sont d'abord la chute du système financier et l'absence d'une culture porteuse d'espérance.

Les banques italiennes, inextricablement liées à nos principales banques françaises, se trouvent au bord du gouffre, sous le poids de 360 milliards d'euros de créances douteuses. La Deutsche Bank, la Commerzbank et le Crédit Suiise, grevées de leurs produites financiers dérivés, devenus de purs paris spéculatifs sur les prix à venir, ne tiennent que grâce aux perfusions monétaires de la Banque centrale (BCE). Six fonds immobiliers britanniques viennent d'arrêter tout paiement. Nous sommes face à une situation semblable à celle ayant précédé la chue de Lehman Brothers, en pire pour trois raisons.

La première est que la proportion de capitaux propres par rapport aux engagements a baissé dans les plus grandes banques. La Deutsche Bank ne possède que 2,76% de capitaux propres pour couvrir ses risques ! (Pire que Lehman en 2008 !) La seconde est que l'endettement mondial a, depuis, progressé bien plus vite que le taux de croissance réel de l'économie. Et la troisième est que plus de 12 000 milliards de créances dans le monde sont aujourd'hui à taux négatifs, ce qui ne permet pas de rémunérer des agents financiers avec des revenus fixes et relativement sûrs, les condamnant, pour se refaire, à emprunter pour investir sur des actifs de plus en plus risqués.

Au bout de la chaîne, répondra-t-on, les banques centrales peuvent toujours continuer à arroser le système en sauvant cyniquement les riches. La réponse est que bientôt ce ne sera plus possible. Car leurs profits ne permettent plus de rembourser les intérêts de leurs dettes. C'est ce que les économistes appellent un moment Minsky, à partir duquel la confiance s'évapore et les participants se retirent du jeu. La conséquence, si rien de substantiel n'est fait, est la chute de tout le système par effet de domino, les intérêts des uns et des autres étant trop entremêlés pour pouvoir opérer un triage 'à chaud".

Aussi faut-il procéder à une remise en ordre du système "à froid", afin d'éviter un chaos qui se répercuterait sur toute l'économie physique et exproprierait les épargnants. Ce qui signifie en même temps recapitaliser les institutions financières et les mettre sous un régime de faillite ordonnée, sous tutelle publique, pour annuler leurs dettes et créances illégitimes et repartir d'un bon pied. Bien évidemment,cela suppose que les joueurs qui ont organisé le système criminogène actuel soient écartés du pouvoir. Là est le défi politique fondamental, et non une question "technique" comme on veut nous le faire croire.

L'attitude d'un José Manuel Barroso, devenu président non exécutif de la banque Goldman Sachs, ou celle de l'ancienne commissaire européenne Nelly Kroes, qui a rejoint Uber, sans parler des anciens conseillers de Sarkozy et Hollande, montrent bien qu'il n'y a rien à attendre des complices du système actuel. C'est pourquoi le peuple doit remonter sur le scène. Internet, arraché au contrôle de plateformes sans foi ni loi, peur et doit définir son arme de reconstruction massive.

Le problème, aujourd'hui, est que le peuple est pessimiste. Il ne croit plus pouvoir être acteur du changement. Montrons-lui qu'au contraire son heure est venue. Le Brexit, la chute de Tony Blair, la publication des "28 pages" sur les attentats du 11 septembre aux US, sont autant de signes que les réputations établies s'effonrdrent. Ce qui paraissait impossible devient faisable. Le terrorisme impose l'urgence. Ici, notre combat est de faire renaître l'espérence avec un projet et une culture de la découverte. Si nous le voulons, c'est l'été qui peut venir, c'est l'été qui vient !

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20 juillet 2016

BARROSO, un scandale révélateur

Source :  Les éconoclastes

Monsieur Barroso s'est fait embaucher par Goldman-Sachs, et cela a fait scandale. Certains ont trouvé étonnant que l'ancien responsable de la Commission européenne aille se vendre à une banque d'affaire américaine.

Ce qui peut susciter l'étonnement est plutôt leur étonnement. Car, les relations incestueuses des grands responsables européens avec les grandes banques d'affaires ne datent pas d'hier, ni d'avant-hier. De fait, qu'il s'agisses de Mario Monti, ancien responsable de la Commission et ancien Premier-ministre italien, de Mario Draghi, ci-devant Président de la BCE, de Lucas Papademos, nombreux sont les dirigeants qui ont été élevés dans l'écurie Goldman Sachs.

Plutôt que de se scandaliser, avec retard et sans grands effets, il eut mieux valu empêcher cela, et considérer que - si l' UE doit être indépendante de la finance américaine - un mur d'airain devait être dressé entre des mondes. Mais peut-être, en vérité, ne l'a-t-on pas voulu...Peut-être bien que l'UE est simplement un instrument de la "haute finance" américaine. D'ailleurs n'est-ce pas cette même Goldman Sachs qui avait aidé le gouvernement grec à maquiller ses comptes en 2001, et ce au su et vu de Bruxelles ?

Si telle est la vérité, alors il n'y a pas de quoi se scandaliser de l'attitude d'un Barroso aujourd'hui et d'un autre, pourquoi pas Moscovici, demain. L'indignation de certains, comme l'éditotialiste du journal "Le Monde" est donc mal placée. Il faudrait réfléchir à ce qu'a été depuis 15 ans l'UE pour les peuples européens. Mais que voulez-vous, et pour plagier feu le regretté Jacques Brel, " Chez ces gens là, Monsieur, on ne pense pas, on compte".

Il est cependant intéressant de lire ce que dit, et ce que pense, Juan-Manuel Barroso. Le discours qu'il prononça au début du printemps 2014 en Californie, à l'université de Stanford est, à cet égard, parfaitement exemplaire de l'imaginaire du personnage, et avec ce dernier de nombreux parmi les dirigeants européens.On a eu tendance à railler son manque ce charisme. C'est oublier que le charisme n'est une qualité indispensable que dans un univers où les décisions sont prises par des dirigeants identifiables et si possible élus. Barroso est donc très représentatif et en un sens exemplaire de l'idéologie de l' UE.

La mondialisation est alors présentée par Barroso dans son discours de Stanford comme un "contexte" mais non comme un objectif.Mais alors d'où vient ce contexte? Existerait-il des "forces" surhumaines qui seraient en mesure de façonner le monde ne nous laissant plus à nous, pauvres humains, qu'une simple tache d'adaptation ? Que signifie donc cette "naturalisation" de l'Histoire?

La mondialisation a été porteuse de bien des passions, souvent contradictoires. Elle a été adulée par les uns, tout comme elle fut, et elle reste, vilipendée par les autres. Le monde a connu bien des épisodes de flux et de reflux dans les liens économiques et financiers. Il est clair que la mondialisation n'est plus "soutenable". Elle commence à poser des problèmes, qu'ils soient sociaux, écologiques ou même politiques, tout à fait dramatiques dans nombre de régions du globe. La mondialisation s'est avérée incapable d'aider les pays en voie de développement, en dehors de ceux qui ont maintenu des politiques nationales très développées.

La question de la raison de la mondialisation est posée. Elle a été une puissante arme des dominants pour tenter de reprendre tout ce qu'ils avaient concéder des années 1950 aux années 1970. La mondialisation a conduit à de profondes régressions sociales dans les pays développés. De ce point de vue, elle apparaît comme une politique qui "appauvrit les pauvres des pays riches et enrichit les riches des pays pauvres.

Pour atteindre ses buts, il fallait cependant la présenter comme un processus naturel, et il fallait mettre en scène les différentes figures de l'impuissance de l'État. Le passage progressif à la mondialisation a ainsi permis de faire passer, dans les principaux pays européens, les meusres destinées à faire baisser , en terme relatif ou absolus, les salaires et surtout les salaires des ouvriers. Ceci a été présenté comme le produit d'une évidence,d'une sorte de "loi de la nature". Ce discours a produit un mécanisme progressif d'acceptation des mesures qui étaient ainsi préconisées. On perçoit mieux maintenant ce à quoi tend le discours de personnes comme Barroso.

Décryptons le discours : L' UE n'est pas un "super Etat" bieb entendu. Ce simple concept doit faire frémir d'horreur tous Bruxelles, et jeter les habitants du Berlaymont dans des trans d'effroi. En fait, se situant dans un entre-deux, Barroso, et avec lui les différents bureaucrates européens, espèrent bien être quitte de l'interrogation de démocratie, désormais récurrente à propos de l'UE. L'UE n'est pas un super Etat ? Fort bien, on n'a donc pas à faire la démonstration qu'il existe un peuple européen, ni à mettre ces institutions sous le contrôle d'une souveraineté populaire. Mais l'UE n'est pas, non plus une "organisation internationale". Ce point est important. Si l'on considère que l'UE est bien une organisation internationale, alors le droit de coordination l"emporte sur le droit de subordination. Les décisions ne peuvent être prises qu'à l'unanimité des États participants, et le contrôle de la souveraineté populaire se recompose de manière réelle. 

Cette volonté farouche de faire disparaître du champ politique le principe de la souveraineté ne peut se justifier que par la volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Voilà donc ce qui se cache derrière Monsieur Barroso, et quelques autres. Une haine farouche, hystérique, de la démocratie parce qu'elle peut remettre en cause, à tout instant, leurs prébendes et leurs privilèges. Après tout, que Barroso et ses amis aillent à Goldman Sachs n'est pas un problème. Ce qui l'est, c'est qu'ils ont fait quand ils étaient aux commandes de l'UE. Alors, qu'ils aillent donc à New-york ou au diable Vauvert, et qu'ils y restent ! Car, ce qui les attend en Europe, c'est vraisemblablement un pique et leur tête au bout..!

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19 juillet 2016

Le mauvais calcul des soi-disant "élites" mondialistes

Source : Algarath

Cela devient une évidence pour de plus en plus de monde : Les oligarques de l'élite mondialiste ont le fantasme de transformer tous les pays de la terre en les moulant dans un monde unique, avec une seule monnaie et un seul gouvernement totalitaire. Cette monnaie étant évidemment à leur profit exclusif et le gouvernement unique passant sous leur contrôle total.

Une fois ces fantasmes réalisés, il ne leur restera qu'à opérer une réduction radicale du volume des populations pour se réserver le meilleur de ce que la Terre a à offrir, sans pollution effrénée. Un retour au modèle du moyen-âge ou un roi, sa cour, ses nobles se réservaient tous les privilèges et où le serf n'était autorisé à vivre aue pour être au service exclusif de la caste, taillable et corvéable à merci.

Patiemment, ces oligarques de l'élite ont oeuvré au cours des générations pour remodeler les structures sociales des pays en les fusionnant dans un monde globalisé, taillé sur mesure pour y implanter monnaie et gouvernement unique à leur seul profit.

L'Union Européenne est une tentative (lamentablement ratée d'ailleurs), un laboratoire pour préfigurer ce que le monde pourrait devenir. Pour parvenir à leur fin, une monnaie, le dollar US, un pays, les États-Unis, une méthode, la finance,ces moyens les ont menés là où ils sont aujourd'hui, mais il leur faut passer à la vitesse supérieure. Ce qu'ils tentent en ce moment, dans un climat social qui devient très malsain pour eux.

Toutefois 75% de la population mondiale, les pays de la SCO ( OSC soit l'Orgaanisation de Shangaï) ne l'entend pas de cette oreille. Le monde unipolaire dominé par les US et leurs vassaux est attaqué sur tous les fronts par le SCO, Russie et Chine en tête, avec leurs moyens financiers et militaires, et leur éthique multipolaire. Leurs forces considérables et en expansion font barrage et provoquent frontalement, à la Clausewitz, et par contournement l'empire du mal et du chaos, bras armé jusqu'ici.

On pourrait croire que les élites jouent très finement. En fait il n'en est rien. Leur ego démesuré, leur conscience erronée d'être supérieurement intelligents face à des péquenots rustres et non éduqués, ainsi que les charges contre les peuples qui ont voté le Brexit l'ont montré, et leur erreur fondamentale de considérer que les peuples ne tiennent pas à leur Nation sont des erreurs qui leur coûteront très certainement la victoire.

A bien des égards, les élites et leurs mouchards (BHL et Jacques Attali sont de parfaits exemples et issus d'un même moule), les membres de la classe professionnelle mondiale ( Goldman Sachs et consorts) ont commencé à s'identifier plus les uns avec les autres qu'ils ne le font avec les autres résidents de leur propre pays.Cette élite est transnationale, elle n'envisage le monde que comme un territoire unique, où tout est fait pour circuler, personnes, biens et argent. Il leur faut mondialiser à outrance.

Selon le think tank britannique Respublica, le vote en faveur du Brexit est l'expression logique d'une révolte des peuples à l'égard de la globalisation: " tous ceux qui culturellement comme financièrement se trouvent en phase avec le nouvel ordre du monde, sont désormais minoritaires dans la société" explique-t-il. C'est un point crucial à comprendre pour prédire ce qui va se passer, le renversement des élites. "Nous sommes en train de passer d'une société où les deux tiers de la population s'estimaient satisfaites de leur sort, à un monde dans lequel ceci n'est plus vrai que pour un tiers de la population' explique le patron de Respublica qui a analysé quantitativement le phénomène.

Les peuples sont attachés à leur pays, leurs traditions, leur culture, leur langue. Les mondialistes s'évertuent sans cesse à détruire cela, à saper cette cohésion séculaire, ancrée en profondeur dans les gènes des Nations. Ainsi que De Gaulle l'avait prédit, céder leurs pouvoirs et leurs libertés traditionnelles à un état lointain est beaucoup plus facile si vous pensez à l'état comme dirigé par "des gens comme nous" et pas "des étrangers d'un autre lieu". La gestion calamiteuse de l'UE aux mains d'un quarteron de non-élus auto proclamés et drapés dans leur suffisance va être déterminante dans la défaite des élites. C'est une lutte à mort qui s'engage entre Nations et mondialisation, qui exige leurs destructions.

Si les élites étaient aussi intelligentes qu'elles le pensent, elles comprendraient cela. Naturellement, elles ne le feront pas. Pourquoi ? Parce qu'elles sont les  "experts" infaillibles, une émanation unique de l'humanité qui habite un royaume proche de la divinité. Si seulement ces élites pouvaient faire disparaitre ces masses perturbatrices de péquenots rustres et incultes, le monde serait parfait pour elles. C'est d'ailleurs la phase qui devrait suivre dans l'exécution de leur plan.

Imaginez que les médias passent sous le contrôle des peuples. Cela ne prendrait que quelques jours pour renverser l'oligarchie et les amener à comparaître devant les tribunaux,eux et leurs vassaux, journalistes et politiciens.

Déconnectés des simples réalités pourtant élémentaires des peuples, se croyant les "élus" d'un Dieu qui les aurait choisi pour régner de droit divin,les soi-disant "élites" mondialistes ont, au travers de la finance qui a suffi, étendu leur toile d'araignée. Leur rêve de toute-puissance illimitée se heurte aujourd'hui de plein fouet aux peuples. Le remède miracle pour faire échouer le fantasme de ces oligarques fous dont bonne partie est sénile, est le regain de souveraineté. On peut penser que la disparition de ces gens d'âge avancé va jouer sensiblement, même s'ils sont cooptés et ont des descendants. C'est encore par le truchement de la finance que les élites comptent non seulement survivre, mais vaincre avec le combat final.

Cela ne suffira pas. Abattre la finance telle qu'elle s'exerce aujourd'hui contre nous, prendre le contrôle des médias et éliminer les mouchards, journalistes, politiciens, seront les terrains des révoltes qu'il faudra mener. A vos clavier !

 

 

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28 juin 2016

Bye Bye Royaume-Uni ....et après ?

Source: Le Saker Francophone

Ce qui a débuté par un "pari" de David Cameron pour divertir le mécontentement britannique (à domicile), et pouvoir ensuite disposer d'un levier permettant de négocier quelques faveurs à Bruxelles, s'est transformé en un étonnant tremblement de terre politique.

(David Cameron s'est embroché lui-même sur son épée..!).

Le Brexit a prouvé qu'il s'agit d'immigration, et donc d'économie, bien que l'establishment néolibéral britannique n'y ait jamais prêté attention.

Et, il y a gros à parier que le système de l'UE, à Bruxelles n'apprendra rien de la thérapie de choc, et ne se réformera pas ! (que néni..!).

Il y aura des justifications rationnelles prétendant qu'après tout, le Royaume-Uni a toujours été un pleunichard importun, exigeant des privilèges spéciaux lorsqu'il traite avec l'UE. C'est la relation transatlantique spéciale entre les États-Unis et l'Union européenne qui risque de se terminer (le cheval de Troie américain étant la Grande-Bretagne..)..( voilà pourquoi John Kerry est venu de suite à Bruxelles cette semaine) .(De quoi se mêlent-ils ces ricains ?).

L'Ecosse, de façon prévisible, a voté On reste et peut sans doute tenir un nouveau référendum (et quitter le Royaume-Uni) plutôt que d'être entraîner hors de l'Europe par le vote de la classe ouvrière blanche anglaise. Le Danemark, la Pologne la Hongrie veulent un statut spécial à l'intérieur de l'UE, ou sinon... Partout en Europe, la ruée de l'extrême-droite est en marche. Marine Le Pen veut un référendum français.

Pour compliquer les choses, ce n'est pas une Europe des peuples, Bruxelles déteste absolument l'opinion publique européenne, et le système oppose une résistance de fer à la réforme. Ce projet actuel de l'UE, qui vise en fin de compte à une fédération, sur le modèle des États-Unis, ne convainc pas plus la grande partie du Royaume-Uni. C'est une des principales raisons derrière le Brexit.

Maintenant ce qui est fait est fait. Mais, il ne faut pas oublier le puissant marché unique.

Non seulement le Royaume-Uni va perdre l'accès en franchise de droits, au marché unique de l'UE, (500 millions de consommateurs), mais il devra renégocier tous les accords commerciaux avec le reste du monde, puisque ceux-ci ont été négociés par l'UE. Le ministre de l'Economie française a déjà prévenu que "si le Royaume-Uni veut un traité d'accès commercial au marché européen, les britanniques doivent contribuer au budget européen comme les Norvégiens et les Suisses. Si Londres ne veut pas, alors ce doit être une sortie totale".

La Grand-Bretagne sera exclue du marché unique, qui absorbe plus de 50% de ses exportations, à moins qu'elle ne paie pratiquement tout ce qu'elle paie déjà actuellement. Londres devra aussi accepter la liberté de mouvement, comme dans l'immigration europénne.

Le Brexit a vaincu la cohorte des élites mondialistes : la City de Londres, Wall Street, le FMI, la FED,la BCE, les principaux fonds spéculatifs d'investissements, l'ensemble du système mondial interconnecté. La City de Londres, de façon prévisible a voté On reste à plus de 75%..le montant impressionnant de 2,7£ mille milliards est négocié chaque jour dans les 2 kilomètres carré qui emploient près de 400 000 personnes. Cette capitale financière incontestée de l'Europe, gère également la somme exorbitante de 1,65£ mille milliards d'actifs de clients, répartis partout sur la planète.

(dans son livre "Treasure Islands", Nocholas Sahxson explique : "Les sociétés de services financiers se sont agglutinés à Londres, car elles peuvent faire là ce qui leur est interdit chez elles").

Les choses vont changer de façon drastique. Il n'y aura plus de sauf conduit, grâce auquel les banques peuvent vendre leurs produits aux 28 membres de l'UE, accédant ainsi à une économie intégrée de 18$ mille milliards par an. Le sauf conduit du libre échange donnera lieu à une négociation féroce à la City...!

Ainsi la Grande-Bretagne deviendra-t-elle peut-être une nouvelle Norvège. C'est possible. La Norvège s'en est bien tiré, après avoir rejeté l'adhésion à l'UE dans un référendum en 1995. Ce sera une route longue et sinueuse, avant que l'article 50 (qui gère le processus de scission de l' UE) ne soit invoqué et une négociation de deux ans UK-UE commence en territoire inconnu.

Personne n'a la moindre idée de ce à quoi ressemble une sortie de l'UE..!

 

 

 

 

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16 juin 2016

Colère des peuples et retour des empires en Europe Centrale : la bombe de l'echec de l'intégration européenne !

Source : LEAP2020

En 2014 déjà LEAP anticipait le délitement oriental de l'UE suite au différend euro-russe. A peine deux ans plus tard, les dégâts deviennent visibles. Si l' Europe et la Russie ne parviennent pas à renouer le dialogue, le pire est à attendre dans cette partie de l'Europe où les anciens démons sont en pleine résurrection (guerre froide, guerres européennes, balkanisation et logique d'empire..) et où tous les échecs de la politique d'élargissement de l'UE commencent à se révéler.

L'intégration de l'Europe de l'Est est un échec.

Le plus grand échec des 30 dernières années de construction européenne est bien la politique d'élargissement aux pays du bloc soviétique. Cette politique essentiellement mue par l'âpreté au gain des entreprises d'Europe de l'Ouest (et au-delà) s'est faite aux dépens de l'intégration politique du continent dans son ensemble et des population de l'Est en particulier. Il a souvent été évoqué les faibles taux de participation aux élections européennes dans cette région qui était pourtant si avide de rentrer dans l'UE. Le flanc oriental de l'UE est désormais un patchwork de pays mus par des motivations différentes, intégrés à des degrés divers et traversés par des intérêts de toutes natures. les risques de délitement et de conflits sont immenses et menacent les projet européen, bien plus que l'hypothèse d'une sortie du Royaume-Uni  (qui n'a toujours eu qu'un pouce du doigt de pied dans l'UE..!).

La crise euro-russe de 2014 a créé les conditions d'une dislocation de cette région, désormais tiraillée entre d'innombrables intérêts et avenirs possibles. La montée des extrêmes-droites, notamment, date de 2014, comme par hasard. La conscience de ces dangers amène à anticiper que les Européens parviendront à mettre fin aux sanctions contre la Russie à la fin de l'année. Si jamais ils n'y arrivaient pas, la dislocation de cette région du monde n'ira pas sans une explosion de tensions entre l'Europe et la Russie. Explosion dont le détonateur pourrait bien se situer dans les Balkans d'ailleurs..!

Schengen, euro, UE : une intégration à vitesse multiples ;

Dans les faits, regardons la disparité de cette zone d'élagissement post-chute du mur. Certains pays sont membres de tous les niveaux d'intégration européenne ( UE, euro, Schengen), à savoir la Slovénie, l'Estonie, la Lettonie et la Slovaquie. Cette liste révèle une certaine aberration à voir figurer duex ou trois pays baltes en lieu et place de la Pologne ou de la République tchèque qui sembleraient des membres complets plus logiques.

D'autres pays sont membres de l'UE et de la zone Schengen, mais pas de la zone euro : la Pologne, République Tchèque, Hongire, Lithuanie. D'autres ne sont membres que de l'UE, parfaits membres de seconde zone, tels que la Roumanie, la Bulgarie et la Croatie. Certes, il s'agit des derniers arrivés, mais les réticences de fond à voir ces pays accéder au privilège de la liberté de déplacement (zone Schengen) semblent bienpa  ancrés.

Et puis il y a les pays candidats, coupés de tout avenir qu'européen, qui se voient indéfiniment promettre la prise en compte de leur demande d'adhésion, indistinctement mélangés entre membres réellement potentiels et affabulations complètes : pays des Balkans, Ukraine, Turquie, Géorgie.

De grandes disparités économiques

Tout ceci révèle un échec de convergence économique qui était pourtant la motivation principale à l'entrée dans l'UE. Ces disparités sont tout aussi criantes en Europe Occidentale mais la motivation économique à l'entére dans l' UE concernait surtout trois pays ( Portugal, Espagne et Grèce) alors qu'elle concerne la totalité des pays d'Europe centrale et orientale. Le sentiment de déception est donc inévitablement beaucoup plus fort dans ces pays. On leur a vendu l'intégration en leur faisant miroiter un profit rapide qui n'est pas au rendez-vous. La convergence économique assortie à l'intégration à la zone économique commune s'avère être un mensonge.

Armée, églises : Europe de l'Est, terre de conquête

L'échec d'intégration et la crise euro-russe ont en outre transformé l'Europe centrale et orientale en véritable foire d'empoigne. Les intérêts étranges qui s-y affrontent sont bien sûr l' UE, la Russie et les Etats-Unis. Toute l'Europe centrale et orientale souhaite rester dans l'UE mais certains voient dans l'Europe une simple extension de l'Amérique dont ils exigent la protection (pays baltes, Pologne), tandis que d'autres réclament que leur participation à l'UE ne les coupe pas de leur grand voisin russe (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie). Les hostiliés sont déclanchées et les grandes puissances jouent de tous leurs outils d'influence : OTAN en ce qui concerne les Etats-Unis, propagande du côté russe...et du côté occidental aussi puisque l'OTAN passe son temps à parler de contre-propagande, et religion des deux côtés également.

Ce dernier point est particulièrement intéressant car bien peu observé. En réalité, depuis la fin du communisme, le sentiment religieux, bridé pendant les décennies soviétiques, a explosé en Russie et dans les pays d'Europe centrale et orientale. A la manoeuvre derrière ce authentique retour à la fois, on a vu dès le début des années 90 tout un tas de sectes évangéliques venues d'outre-Antlantique s'installer dans les campagnes de Roumanie et d'ailleurs, avec beaucoup d'argent et des programmes sociaux détournant facilement ces oies "blanches" de leurs religions historiques (catholicisme et orthodoxie)

L'orthodoxie russe a mis un peu de temps à revenir mais elle est maintenant bien là. Par exemple, la Roumanie se couvre actuellement de monastères orthodoxes (bien plus vite que d'hopitaux) y compris dans les régions de l'Ouest historiquement catholiques.

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13 avril 2016

Les Etats-Unis, ce nouveau paradis fiscal

Source : Le Portail de l'IE

(Centre de ressources et d'information sur l'intelligence économique et stratégique)                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Le Dakota du Sud, le Névada, mais surtout le Delaware - autant de petits États américains -, mais qui sont les nouvelles îles Vierges ou la Suisse, remarque Bloomberg.

Or, les Etas-Unis refusent de se plier aux nouveaux standards d'échanges d'informations en matière fiscale alors qu'ils sont à l'origine de ces normes. Comme le précise l'OCDE, "La coopération entre les administrations fiscales est essentielle dans la lutte contre la fraude fiscale et pour protéger l'intégrité des systèmes fiscaux. Un aspect fondamental de cette coopération est l'échange de renseignements". Or, les États-Unis ne sont pas signataires de cet accord d'échanges d'informations financières, alors que 80 autres pays le sont dont la Suisse, Jersey et de nombreuses petites îles présentant des taux avantageux...

"Les États-Unis qui blâmaient si éperdument les banques suisses sont devenus eux-mêmes un rempart du secret bancaire" ,affirme le juriste suisse Peter Cotorceanu, de la société Anaford. Ainsi, l'établissement Rothschild&Co serait même au coeur de ce processus de transfert de fonds, elle dispose désormais d'une filiale dans la ville de Reno au Nevada, un petit Las Vegas. La banque s'occuperait de rapatrier les liquidités présentes dans les "anciens" paradis fiscaux.

Le Dakota du Sud offre un taux d'imposition très faible, ainsi que le secret bancaire. Selon Bloomberg, Trident Trust co, une entreprise très active dans le milieu des services offshore, de nombreux grands comptes ont été transférés depuis la Suisse et d'autres paradis fiscaux vers le Dakota du Sud. Alice Rokahr, présidente de Trident affirme elle même être " surprise de voir arriver tant de personnes qui avaient autrefois des comptes en Suisse, mais qui souhaitaient retirer leurs fonds de Suisse" ... (Parce que le gouvernement américain leur a fait peur...!).

Les banques suisses détiendraient toujours près de 1900 milliards de dollars sur les comptes cachés selon Gabriel Zucman, professeur à l'université de Berkley. Cela correspond à autant de fonds susceptibles d'être présents sur le sol américain.

Le cas du Delaware : un paradis sur terre....

Cash investigation en parlait. Le Delaware est bien devenu un paradis (fiscal) sur terre. Selon le classement de 2009 de Tax Justice Network, une ONG basée à Londres, l'Etat du Delaware est plus intéressant que les îles Bermudes ou les Caîmans, ces derniers étant signataires des récentes normes internationales de transparence fiscale.

L'Union européenne a présenté une liste noire des paradis fiscaux, mais aucun État américain n'est étrangement présent sur la liste...Or, le Delaware est tout à fait transparent sur le sujet et présente un document " Pourquoi les sociétés choisissent le Delaware" En 2014; l'État compte 935 600 habitants pour 950 000 entreprises. Les 500 plus grandes entreprises américaines présentes en bourse se trouvent dans l' Etat du Delaware. La majeure partie du temps, une simple boite aux lettres est présente. Le fameux North Orange Street de Wilmington 1209 regroupe les sociétés américaines les plus connues du monde.

"On a installé au Delaware un système capable d'être détourné légalement. C'est un endroit dont tout le monde a la connaissance, mais que l'on laisse vivre. C'est cette dérive du visage américain qui pousse l'OCDE à classer le pays parmi les États qui fournissent des informations contre la fraude fiscale, mais avec encore des efforts à faire sur son territoire"  résume Pascal Saint Amans en poste à l'OCDE.

Au Delaware, 30% du budget de l' État fédéré provient de toutes ses entreprises domiciliées. John Kowalko, un élu démocrate local, expliquait récemment qu'il "fallait plus de documents pour s'inscrire à la bibliothèque que pour monter une société". Une situation qui doit faire rêver les entrepreneurs français.

Dans le Delaware, c'est un véritable havre de paix pour les entreprises. Il n'est pas nécessaire pour une société d'indiquer le nom du propriétaire. De nombreuses sociétés-écrans sont présentes et ne disposent pas de nom dans l'organigramme de l'organisation. En effet, une entreprise se crée ici en une heure avec un nombre minimum de papiers et surtout sans la nécessité d'être physiquement présent. Pascal Saint Amans de l'OCDE précise qu'il est "Très difficile de juger l'ampleur de l'argent gagné illégalement".

Des États comme la Pennsylvanie ont abandonné ces pratiques de secrets bancaires, le résultat est que les entreprises exploitant le gaz de schiste s'enregistrent dorénavant dans le Delaware, même si elles sont présentes dans l'État voisin. Tax Justice Network précise à nouveau que "le G20 n'a aucune crédibilité ni aucune cohérence, ni sur la liste dite "noire" des paradis fiscaux, il n'y a pas le Delaware, il n'y a pas le Wyoming, il n'y a pas le Nevada". Les îles Caïmans se plaignent également d'avoir face à eux un concurrent beaucoup plus opaque.

Pour les autres pays, le Congrès a adopté le Foreign Account Tax Compliance Act (FCTPA) qui oblige les établissements financiers étrangers de transmettre au fisc américain les informations sur les contribuables américains si les USA le souhaitent.

L'État du Delaware est "la principale source de sociétés anonymes dans le monde".

"Les compagnies choisissent notre État et nous en sommes fiers. Nous passons beaucoup de temps à voyager à l'étranger pour faire savoir que le Delaware est un endroit génial pour faire des affaires" précise le parti démocrate du Delaware. En effet, les élus démocrates montrent le chemin à suivre aux personnes les moins fréquentables en termes de scandale financier. Le célèbre lobbyiste Jack Abramoff, le "marchand de morts russe" Viktor Bout disposaient de sociétés-écrans dans le Delaware.

En 2015, le sénateur démocrate Carl Levin affirme que "Les États-Unis sont actuellement un des pays au monde qui viole le plus les règles dans le domaine de la création d'entreprises anonymes". Les élus démocrates les plus contestataires demandent juste la mise en place d'un régistre national des entreprises afin de mettre un nom sur les entités commerciales. Il est à noter de Joe Binden, Vice-président des États-Unis a ses habitudes de vacances dans le Delaware..!

On peut voir que quelques rapports de personnalités politiques s'attaquent timidement au paradis fiscal du Delaware, mais celui-ci est globalement méconnu du grand public, alors que tout le monde sait que la Suisse ou les îles Caïmans en sont. Au même moment, les États-Unis sanctionnent à travers leurs armes juridiques les entreprises étrangères soupçonnées de corruptions, ou encore font la chasse au secret bancaire en Suisse. Quoi de mieux que d'offrir un secret bancaire à 150 km de Washington au sein de la première puissance économique et militaire mondiale? A côté de l'extraterritorialité du droit américain, le transfert de liquidités des anciens paradis fiscaux vers certains fédérés des États-Unis doit être à suivre. Le droit américain est sûrement l'arme américaine la plus puissante du XXIè siècle pour maintenir sa puissance.

Il y a quelques jours, (le 31 mars) le président Obama affirme vouloir modifier le régime fiscal du Delaware. Le Secrétaire adjoint au Trésor américain, Robert Stack précise qu" il n'est pas acceptable qu'une entité soit créée sur notre territoire sans qu'on n'ait la possibilité de savoir qui est son actionnaire et pour quoi cette société est utilisée. Il est important aussi de protéger le fisc américain" . Cette prise de conscience intervient quelques jours avant l'éclatement de l'affaire du Panama Papers et il reste à savoir si Obama aura le temps de faire passer cette réforme avant le fin de son mandat.

Il n'y a pas d'illusion à se faire, RIEN ne changera ...!

 

 

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