Santé économique et financière dans les pays occidentaux

20 février 2017

Brouillard statistique

Source ; LEAP2020

Dans la crise systémique globale en cours, LEAP souligne depuis quelques années déjà le "brouillard statistique" pour qualifier l'incapacité des outils actuels à mesurer l'économie réelle, voire la manipulation de ceux-ci afin de faire correspondre les résultats au discours politique (ou l'inverse).

Si l'on met de côté cette tentative de manipulation, ce "brouillard statistique" provient également du fait que l'économie évolue profondément et que les indicateurs d'hier (PIB, chômage, etc) ne sont plus pertinents dans le monde d'aujourd'hui.Après quelques vaines velléités de transformation de ces indicateurs depuis plus d'une décennie, on voit naître de nouvelles initiatives (durables cette fois-ci ?) et qui occasionneront à court terme une certaine confusion avant de s'hamoniser d'ici 2025 sous l'impulsion d'instances internationales comme le G20

Les débats ou les propositions des campagnes électorales le montrent suffisamment : seuls semblent compter le taux de croissance du PIB d'une part, et le taux de chômage d'autre part. Ce n'est guère étonnant dans un système ou le travail, tout comme l'accroissement "des richesses" tiennent une place centrale. Ces deux indicateurs ont aiguillé les politiques pendant de longues décennies avec des résultats qui peuvent être jugés satisfaisants sous de nombreux aspects.

Néanmoins, si chaque point de croissance est de plus en plus difficile à aller chercher et le taux de chômage reste constamment si haut, c'est qu'il y a une raison.La société se transforme radicalement et ces deux indicateurs, qui ne reflètent pas ces évolutions,commencent à devenir obsolètes. Leurs limitations ont plusieurs causes : statistique d'une part, politique ou idéologique d'autre part, mais surtout, plus fondamentalement, ces indicateurs eux-mêmes, par construction, ne mesurent pas le développement harmonieux d'une société.

Ces deux indicateurs sont tellement emblématiques qu'elles font évidemment l'objet d'une pression politique intense et sont constamment l'objet de comparaison internationales. Et là surgissent les premiers problèmes...Comment comparer des économies fonctionnant en devises différentes;, dont les taux de change ne cessent de bouger violemment ? Nous avons déjà vu les effets pervers liés à l'utilisation d'un étalon unique, le dollar : nous en avons ici une nouvelle illustration. Ainsi les États-Unis sont de loin le premier pays pour le PIB nominal exprimé en dollar, tandis qu'ils sont derrière la Chine en parité de pouvoir d'achat (PPA).

Autre exemple, quel sens a la comparaison de la croissance du PIB aux États-Unis, pays dont la population croît de 0,7% par an , à celle de la zone euro où la population croît seulement de 0,3% par an ? Ou encore, pourquoi comparer les revenus par habitant entre un pays où des services essentiels comme l'éducation ou la santé sont onéreux, à un autre où ils sont gratuits ?

Concernant le taux de chômage, les comparaisons sont plus délicates encore, car les méthodes de calcul différent entre pays. On peut citer le site ShadowStats pour son calcul alternatif du taux de chômage US, sans doute plus fidèle à la "réalité" (du moins celle ressentie par la majorité des américains) : celui-ci donne un image singulièrement différente du marché du travail US.

Dans le cas du taux de chômage, ces statistiques ne mesurent pas ce qu'elles prétendent mesurer ( ou plutôt ce que l'on entend communément par "chômage") et sont donc trompeuses. Il en est de même pour le PIB qui n'est qu'un piètre reflet de la "richesse" d'une nation. C'est d'autant plus dommageable lorsqu'elles servent de guide à une politique économique, par exemple la modération salariale en Allemagne, au détriment des ses partenaires, ou encore le dumping fiscal irlandais pour attirer les multinationales.

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DECODEX, l'OTAN et l'UE

L'état-major militaire de l'Union européenne a dévoilé son rôle dans la création d'un service visant à discréditer des site Internet, le Decodex.

Ce service, techniquement subventionné par Google et Facebook, entend lutter contre l'influence russe supposée en Occident en accusant les sites Internet contestant l'OTAN de ne pas être sérieux et de relayer la "propagande" supposée de Moscou.

Plusieurs médias ont été choisis pour collaborer à ce projet. Ils sont tous français,(dont "Le Monde"), la racine du mal étant, selon les promoteurs de la campagne, non pas "Sputnik" et "Russia Today", mais le Réseau Voltaire.

Ainsi le journal "Le Monde" n'hésite pas à des attaques virulentes et diffamatoires contre le blog " Les Crises" crée et animé par Olivier Berruyer, bien que ce dernier ait largement établi sa bonne foi.

J'ai pour ma part apprécié depuis longtemps la qualité et la diversité de l'information ainsi que l'indépendance d'esprit du blog "Les Crises"

il s'agit là, d'une grave atteinte à la liberté d'expression, et c'est inadmissible.

 

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21 janvier 2017

Configuration géopolitique, Monnaies, finance, Europe 2017

source : LEAP2020

La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine crée les conditions du changement, mais ce n'est pas encore le changement, contrairement à ce que les médias et les populistes croient. Loin d'une "révolution", l'avénement de Trump à la tête du système occidental correspond à une radicalisation de la situation. En réalité, Trump est le symptôme d'un système occidental qui n'a pas réussi à s'adapter et qui va désormais tenter de garder la main par la violence pure, ciblant les citoyens et les nations qui proposent des contre-modèles politico-économiques. La méthode va donc changer, mais les objectifs et les grands principes, non.

Parmi toutes les incertitudes qui demeurent, il nous faut maintenant comprendre les défis que cela représente pour le reste du monde, notamment pour la zone euro. En un sens , les opportunités pour une plus grande indépendance sont à saisir, mais pourront-elles l'être?

On le sait, l'euro n'a pas réussi à jouer son rôle de monnaie internationale de référence et n'a au contraire pu servir que de béquille au dollar. Il faut donc d'abord comprendre l'avenir du dollar pour anticiper celui de l'euro.

Alors que tout le monde prévoyait un effondrement des bourses et du dollar en cas de victoire de Trump, il n'en a rien été, bien au contraire. Les marchés sont en hausse car le programme du nouvel élu, aussi flou soit-il, nécessite un monceau de nouvelle dette, qui appelle des investissements qui iront se recycler dans les marchés financiers, voire un probable nouveau cycle de QE ou équivalent, dont on sait à quel point il profite aux bourses américaines.

La même logique à conduit les obligations US à voir leur taux d'intérêt augmenter en prévision de l'offre de dette abondante qui devra trouver preneur, et de l'inflation que ne manquera pas de provoquer la mise en place de mesures protectionnistes.Cette augmentation des taux crée ainsi un appel d'argent en direction des États-Unis devenus plus rentables, et renchérit le dollar par une demande accrue.

Est-ce compatible avec la politique que veut mener Trump? Pas vraiment. Avec plus de barrières  protectionnistes, les échanges commerciaux entre les États-Unis et le reste du monde baisserons mécaniquement, entraînant une moindre utilisation internationale du dollar et donc baisse de celui-ci. L'impact de l'inflation prévue à cause du renchérissement des importations est, quant à lui, bien moins clair : tout dépend en effet des taux d'intérêt qui devront plus que compenser l'inflation prévue afin d'attirer les investisseurs. Par ailleurs, pour garder la capacité d'exporter malgré les mesures protectionnistes que ne tarderont pas à leur imposer en retour leurs partenaires commerciaux, les États-Unis auront besoin d'un dollar faible.

Le taux des obligations souveraines est le mur contre lequel se heurent les velléités contradictoires de Trump (relance keynésienne sans augmenter la dette et en baissant les impôts). Ce taux est en effet le plus révélateur du vrai sentiment des investisseurs : les États-Unis  pourriront-ils emprunter encore longtemps ? Un bref calcul simpliste est éclairant : en 20155 le gouvernement fédéral a payé 223 milliards de dollars d'intérêt sur la dette; une augmentation des taux d'emprunt moyen de seulement 1 point de pourcentage sur une dette de 19 800 milliards doublerait ces dépenses. Pour les payer, il faudrait augmenter de plus de 5% le budget fédéral, et non le diminuer comme le voudrait Trump, sans même compter les plans de relance prévus pour rénover les infrastructures.

Face à ce constat, et sans parler du choc que représente une hausse des taux d'intérêt pour les entreprises et les ménages du pays dopé à l'argent facile, il n'y a guère que trois options possibles :

- sabrer dans les dépenses autres que le remboursement de la dette, en particulier les dépenses militaires ou sociales, option difficile et peu probable vu les enjeux politiques et les sommes en jeu.

- demander à la FED de racheter les obligations via un nouveau cycle de QE

- faire défaut sur la dette, ce qui n'est pas une option à exclure avec un tel président.

 

 

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06 janvier 2017

Obama surclassé par Poutine

La mesquinerie et l'esprit de vengeance de l'administration Obama se sont donné libre-cours avec l'expulsion de 35 diplomates et la fermeture de deux domaines russes à New-York et au Maryland.

La raison de ce geste était officiellement le prétendu hacking russe pour influencer les élections américaines, qui n'a absolument pas été prouvé. Mais il est probable que la vraie raison soit le fait qu'Obama a perdu la face quand il a été écarté des négociations pour un nouveau cessez-le-feu en Syrie.

Comme il nous y a habitués, le gouvernement russe a répondu avec une grandee classe et une grande générosité.

la première réaction est venue de l'ambassade de russie au Royaumme-Uni. Son tweet portait sur le statut actuel de l'administration Obama :

"LAME" (signifiant canard boiteux)

Le tweet a été rretweeté plus de 17 000 fois dans la journée et a reçu plus de 19 000 j'aime - ce  qui en a certainement fait un bon candidat pour le concours "du meilleur tweet de l'anné"

En réponse, il y a eu des fuites et des spéculations dans les médias alignés sur les Etats-Unis, sur les probables mauvaises, très mauvaises réponses russes à la décision d'Obama.

CNN a affirmé que la Russie allait fermer l'école américaine à Moscou :

"L'école à but non lucratif, qui accueille des étudiants internationaux, de la maternelle à la 12è année, sera fermée ainsi que le adatcha de vacances de l'ambassade américain, à la periphérie de Moscou," selon un rapport de CNN

La BBC et d'autres ont dit que la Russie allait expluser 35 diplomates et espions américains.

Mais rendre coup pour coup n'est pas montrer une vraie grandeur. Le président russe Poutine a (à nouveau) surclassé Obama par sa réponse :

Poutine décide de ne pas expulser de Russie les diplomates américains. (en représailles aux denières sanctions de Washington)

Poutine a également déclaré que la Russie n'empêcherait pas les familles et les enfants (des diplomates) d'utiliser les installations de repos et de loisirs où ils ont l'habitude d'aller pendant les vacances de Nouvle an" a dit Poutine.

" Nous nous réservons le droit de prendre des mesures de rétorsion, mais nous ne nous abaisserons pas au niveau de la diplomatie de comptoir, nous allons donc prendre des mesures compémentaires pour rétablir les relations entre la Russie et les Etats-Unis en tenant compte de la politique de l'administration Trump" a dit Poutine.

Aie, Aie, Aie, le tweet du "canard boiteux" a déjà dû atteindre Obama en plein coeur, mais la réponse de Poutine est si loin devant qu'Obama n'a aucune chance de  rattraper son retard.

La politique étrangère des deux administrations Obama a été un désastre. Pensez à ses grandes initiatives et aux résultats à la fin de son règne :

- reprise des relations avec la Russie : ECHEC

- négociations avec l'Iran : relativement réussies mais en grand danger d'être inversées

- pivot avec l'Asie : ECHEC

- les pactes commerciaux TTP et TTIP : ECHEC

- nouvelle initiative de paix au Moyen-Orient : ECHEC

- changement de régime en Ukraine : relativement réussi mais a généré un gros problème de fascite

- changement de régime en Syrie : ECHEC

Les événements syriens ont démontré que la vision néo-conservatrice américaine d'un monde unipolaire était vraiment terminée. Comment ne pas voir le fait providentiel que la fin du règne de l'administration Obama coincide avec la chute d' ALEP (et l'assassinat de l'embassadeur russe en Turquie)?

En outre, qui eut imaginé que le conseil de sécurité de l'ONU se réunsisse, en urgence et à huis clos, le 16 décembre 2016, au motif que des officiers de haut rang de l'OTAN venaient d'être arrêtés au matin par les forces spéciales syriennes dans un bunker d'Alep-Est, en compagnie de terroristes du Djihad?

A peu près la seule chose qu'Obama ait réussi à faire en politique étrangère a été de garder ses caniches européens en ordre de marche. Une tâche facile du fait de la nullité des politiciens eurpéens. Il n'avait aucune chance, cependant, contre l'adversaire que Poutine peut être..!

La grande classe du geste que  Poutine vient de faire a posé la pierre tombale sur une présidence que l' (H)istoire jugera bien plus durement que ne laissent penser les médias contemporains.

 

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17 décembre 2016

Syrie : La France en état d'extinction cérébrale

Source : Bruno Guigue

Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d'Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d'Al-Qaïda et consorts, cerné dans les décombres Est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l'armée arabe syrienne. Les civils s'enfuient en masse vers de reste de la ville, tenue par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel ce mercredi 14/12/16 par solidarité avec Alep. Avec les habitants d'Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million et demi d'Alépins réfugiés dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n'existent pas. Et même s'ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu'ils subissaient les tirs de mortiers des courageux rebelles en lutte pour la "démocratie", leurs morts demeuraient invisibles. effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu'à vivre en paix, un crime qu'on ose à peine nommer : ils n'ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays, ils n'ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n'ont pas réclamé l'instauration de la charia wahhabite. Alors on n'en parle pas, c'est plu simple.

On fait l'impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l'État syrien, laîque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d'obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la "capitale" d'une révolution bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l'OTAN.

La cuisante défaite de ces despérados de la terreur leur arrache des larmes à nos faiseurs d'opinion. Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que les civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rat, pour servir d'alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souverainté syrienne.Population civile qui leur sert de boucliers humain.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rat, pour servir d'alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution bidon, en nous faisant croire que l'armée syrienne frappe Al-Qaïda, ellle s'acaharne en fait contre des innocents.

La désinformation bat son plein, l'esprit collabo se déchaîne et l'héxagone, comme d'habitude, bat tous les records.Quel pays masochiste ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. La France est un pays en état d'extinction cérébrale.

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03 décembre 2016

Pourquoi la Syrie est à feu et à sang ?

Rzsponsabilité des Etats-Unis,de l' Europe du Qatar et de l' Arabie Saoudite dans le conflit Syrien ?

Pourquoi donc la Syrie qui, sans être une "démocratie" était encore au début des années 2000 un pays ou il faisait "à peu près bon vivre"...?

Pourquoi Bachard al Assad serait-il devenu subitement un "tyran sanguinaire" aux dires de certains ?

En 1971, une poche de gaz gigantesque a été découverte dans le Golfe Persique, répartie à moitié entre le Qatar et l'Iran. Cette poche, les Qataris l'ont nommée NORTH DOME, et les Perses-ou Iraniens- l'ont nommée SOUTH PARS. Cette poche de gaz représente 20% des réserves naturelles du gaz du monde.

Le Qatar a commencé les forages en 1988, pour passer à partir de 1996 en phase de production et augmenter progressivement sa capacité de production au fil des années. L'Iran du fait du blocus économique qui le frappait, n'a pu commencer l'exploitation de ce champ que bien plus tard, mais rattrape depuis son retard.

De l'autre côté, schématiquement, l' Europe est un gigantesque consommateur de gaz qui ne produit pratiquement rien et doit tout acheter sur le marché international. Les trois grandes sources de gaz qui alimentent l' Europe sont l'Algérie, les champs de la mer du Nord (exploités par la Norvège et le Royaume-Uni) et...la Russie.

La Russie ayant réussi à nouer des liens proches avec l'Algérie, L'Europe vit donc dans une situation de dépendance stratégique permanente vis-à-vis d'une coupure toujours possible du gaz russe qui, si elle était également appliquée par l'Algérie plongerait l' Europe dans un crise énergétique grave.La conjonction de ces deux facteurs d'un côté un Qatar et un Iran producteur massifs d'un gaz abondant, et de l'autre d'une Europe qui voudrait diversifier ses sources d'approvisionnement énergétiques, tout cela explique le rapprochement entre la France et le Qatar (mais aussi le relâchement du blocus iranien).

Donc à partir de 2007, un Qatar ayant des quantités immenses de gaz à fourguer a commencé à draguer l'État français s"offrant des clubs de foot, des coupes du monde pour devenir populaire et..;en substance, monter un gazoduc direct  allant du Qatar passant par l'Arabie Saoudite, rejoignant la Turquie puis rentrant en Europe par les Balkans. Le seul problème..c'est qu'entre l' Arabie Saoudite et la Turquie il n'y a que deux pays, le premier l'Irak et le second la Syrie. L'Irak étant en guerre et jugé totalement inadéquat pour y construire un gazoduc, les Qataris et les Saoudiens ont proposé en 2009, a Bachar al Assad de construire ce gazoduc sur son territoire.

Bachar al Assad étant l"allier de la Russie, cette dernière lui fit refuser ce transit, puisque ce gaz allait la priver de son arme stratégique contre l'Europe. Assad refusa donc ( Sarkozy était alors à l'Elysée et avait invité Bachar Al Assad le 14 juillet, au cours duquel il a menacé de mettre la Syrie à feu et à sang..!), en conséquence de quoi, en 2011 le Qatar et l'Arabie Saoudite consacrèrent quelques milliards d'euros à la création de milices en Syrie pour entamer un conflit contre Assad dans l'espoir de le destituer, étant entendu que l' Etat qui prendrait sa place pourrait être islamiste ou n'importe quoi d'autre, la seule obligation qui lui incombait dès sa prise de pouvoir se résumant à la construction de ce gazoduc.

Le Qatar et l'Arabie Saoudite financèrent ainsi Al Nostra branche d'Al Qaîda en Syrie, avec la bénédiction d'Israêl qui voyait d'un bon oeil la chute d' Assad qui ainsi arrrêterait de financer le Hezbollah qui du coup n'aurait plus eu de financement pour continuer de tirer des roquettes sur Israël.Et la guerre civile en Syrie éclata, et la guerre s'enlisa pendant des mois, des années...

En septembre 2013, excédés par le temps que prenait cette petite guerre coloniale, le USA, la France et le Royaume-Uni se décidèrent à envoyer une flotte de guerre pour appuyer les rebelles syriens et faire chuter Bachar et son régime. La Russie qui ne l'entendait pas de cette oreille, envoya plusieurs navires de guerre s'interposer entre la côte syrienne et la coalition qui allait passer à l'attaque.

Il faut ici comprendre que la façon de faire la guerre des USA est très monolithique, codifiée..lorsqu'ils passent à l'attaque,ils le font avec

1) des missiles tomahawk qui permettent de détruire les radars à interéférométrie et les radars passifs (ceux qui voient les avions furtifs)

2) ce qui permet ensuite d'envoyer l'aviation furtive détruire les défenses anti-aériennes et les PC de commandement

3) ce qui permet ensuite d'envoyer la vague de bombardiers classiques pour inonder les troupes terrestres ennemies de bombes.

Donc, toute la stratégie américaine est basée sur l'attaque des tomahawks. EN septembre 2013 la flotte US avant de lancer le gros de ses tomahawks en a lancé deux de reconnaissance..et ils ont eu la désagréable surprise de les voir tomber dans l'eau, leurs missiles ayant été brouillés par les contre mesures électroniques de la flotille russe.Donc alors que la télé nous bombardait avec les explications sur l'attaque qui allait avoir lieu, que Hollande l'avait annoncée publiquement, eh bien l'occident a dû replier ses billes et rentrer penaud à la maison.

La vengeance de l'occident eut lieu quelques mois plus tard...en Ukraine. Une révolution fut organisée par les services secrets américains et européens; Des barbuzes de la DGSE engagèrent quelques centaines de mercenaires pour organiser un coup d'Etat qui eu bien lieu, le but premier étant de punir la Russie qui avait eu l'outrecuidance de croire qu'elle pouvzit agir en tant que superpuissance, et l'Ukraine tomba aux mains d'une junte pro-occidentale.

La Russie réagit en récupérant la Crimée et en réussissant à utiliser le sentiment pro-russe d'une bonne moitié de l'Ukraine pour entamer là-bas une guerre civile permettant à l'Europe d'inventer des sanctions économiques pour mettre à mal l'économie russe. La Russie a survécue sans trop de problèmes au choc économiques.

Pendant ce temps la guerre continuait en Syrie...Al Nostra avait accouché d'un monstre, l' État Ilslamique, la guerre de tranchées était de plus en plus défavorable au régime d'El Assad. L'Iran considérait à juste titre que l' Arabie Saoudite finançait aussi bien en Syrie qu'en Irak, l'Iran soutenant les pouvoirs centraux syrien et irakien et étant en conflit officieux avec l'Arabie Saoudite décida d'appuyer une révolte armée au Yemen contre l'Arabie Saoudite.

Ainsi l'Iran et l'Arabie Saoudite sont en conflit sur trois fronts en Syrie, en Irak et au Yemen, l'exploitation de la poche de gaz North Dome/ South Pars étant le noeud du problème. C'est ainsi que le Russie décida d'intervenir directement en Syrie, il y a quelque trois mois pour assister le pouvoir central, en faisant travailler essentiellement son aviation sans troupes au sol.

L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme.Le troupes d'al Assad reprenant le dessus, la construction Qataro-arabo-turco-atantique tomba à l'eau. Qui plus est l' Etat islamique Al Nostra ayant poussé le bouchon un peu plus loin que ce qui était attendu..il devenait de plus en plus difficile pour les "démocraties occidentales" de faire croire qu'elles étaient du côté du "bien" et l'on ne peut que constater l'habileté avec laquelle Poutine a réussi à remporter la guerre médiatique en Occident.

Malgré les avis divergents sur l'origine du conflit cela revient à dire d'une manière ou d'une autre qu'il est dangereux de traiter avec les arabes. C'est la morale qui en ressort. Bien fait pour la gueule de nos dirigeants et tant pis pour nous, les cons dans l'affaire.

A nous de nous dépatouiller avec les problèmes qui en découlent mais sûrement pas en baissant le froc!.

 

 

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02 décembre 2016

Syrie : les civils victimes du "régime" ?

Les civils (otages) peuvent enfin fuir les combats et rejoindre des camps d'acceuil mis en place par le "régime"

Est-ce la vérité ?

La concomitance de la déroute en cours des "rebelles" et l'exode des civils (qui se réfugient auprès de l'armée régulière syrienne) contredisent la version des grands médias occidentaux.

Ces derniers, prompts à alerter l'opinion sur la présence de civils dans les quartiers tenus par les combattants, s'inquiètent maintenant des civils qui fuient les combats à mesure que les "rebelles" cèdent du terrain. "L'Express" évoque ainsi le "martyr" d'Alep et titre : "laissez sortir les civils à Alep-Est où l'exode s'accélère".

Mais qui retient les civils ?

Et si l'exode s'accélère c'est qu'ils sortent déjà !

"Le Monde" dans un article intitulé: Syrie la rebellion s'effondre à Alep  : "jamais sans doute le désespoir des civils n'avait été aussi grand dans les quartiers "rebelles" d'Alep" .

Par simple juxtaposition des termes "l'effondrement de la rebellion" , c'est aussi le "désespoir des civils", rien pourtant n'est moins sûr que la solidarité entre ces combattants et la population jusque-là piégée dans les quartiers Est d'Alep.

A Alep, selon le grand reporter du "Figaro", Georges Malbrunot qui s'est rendu sur le terrain en octobre 2016, les forces "rebelles" se décomposaient alors de la façon suivante : 2 000 djihadistes de l'ex front Al-Nostra, rebaptisé Fatah al-Cham mais aussi branche syrienne d'Al-Qaïda, dont les leaders dirigent les autres groupes terroristes, qui n'ont d'autre choix que d'obéir; le groupe salafiste d' Ahrar Al-Cham 3 000 combattants environ, soutenu par le Quatar et l'Arabie saoudite, et enfin les rebelles "modérés" de l' Armée syrienne libre, laquelle s'est évaporée dans le reste du pays, mais serait encore à Alep. 

Les médias s'inquiètent donc de "l'effondrement de ces combattants extrémistes", les préférant toujours au "régime" de Bachar al Assad.

Quant aux civils en fuite, la première interrogation qui vient à l'esprit est : pourquoi fuient-ils maintenant et quel est l'évenement déclencheur qui leur permet de fuir, plutôt maintenant qu'auparavant ?

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (hostile au régime) admet que quelques 50 000 habitants auraient fui la zone de combat en quelques jours. Les "rebelles" ne semblent plus en mesure de verrouiller les quartiers ni de contenir la population.

Les médias préfèrent voir des civils en fuite devant les troupes de Bachard al Assad ..! (Il faudrait admettre que les "rebelles" auraient pris la population en otage...c'est d'ailleurs le cas en Irak à Mossoul, où les occidentaux appuyés par leur presse, parlent dans ce cas de population utilisée comme bouclier humain et de...terrorisme! ).

En fait, les civils en fuite se réfugient dans des camps mis en place par le "régime" et non auprès des "rebelles".

Les civils, victimes du "régime" en Syrie, mais otages en Irak ?  cherchez l'erreur !

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28 novembre 2016

L'OCS mène la grande transformation de l'Eurasie

L'Organisation de Coopération de Shanghaï mène la grande transformation de l'Eurasie.

Elle est en voie de passer de la coopération en matière de sécurité et de défense à un effort supplémentaire dans les domaines économiques et financiers.Durant son quinzième sommet, tenu début novembre, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a proposé à ses membres l'établissement d'une zone de libre-échange commercial et la création d'une banque régionale de développement, qui augmentera l'influence de Bejing et de Moscou sur une région qui, de l'avis des principaux stratèges des États-Unis; définira finalement le futur de l'hégémonie globale.

Zbigniew Brzezinski, qui était conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, a écrit en 1997 dans son livre "Le Grand échiquier" : La primauté américaine et ses impératifs géostratégiques, que l'une des conditions pour que les États-Unis conservent leur hégémonie mondiale était d'empêcher, à tout prix, l'émergence d'une puissance concurrente en Eurasie.

( à noter que Brzezinski abandonne l'empire...voir mon article du 27/11/16 intitulé  : L'Echiquier brisé).

Aujourd'hui, non seulement Washington n'a plus de contrôle sur cette zone, mais les Chinois mènent, avec la Russie, la construction d'un réseau économique et financier concernant tous les pays de la région. Presque tous les médias occidentaux ont occulté que, début novembre, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a visité plusieurs pays d'Asie centrale. Li a atterri à Bichkek (Kirghizistan) pour participer au quinzième sommet des chefs de gouvernement de l' Organisation de Coopération de Schanghaï (OCS)

L'OCS qui couvre environ 300 millions de kilomètres carrés, 60% de toute l'Eurasie et abrite un quart de la population mondiale, est composée de la Chine, de la Russie, du Kazakhstan, du Kighizistan, du Tadjikistan et du l'Ouzbékistan. L'Inde et le Pakistan sont dans une processus d'adhésion qui devrait se conclure au sommet d'Astana, qui se tiendra en juin 2017.Ne pas oublier aussi l'Iran qui a développé considérablement ses échanges avec la Chine depuis deux ans.

L'OCS s'engage maintenant dans la coopération économique et financière. Juste au moment où le commerce international des pays de l'OCS a enregistré sa pire performance depuis le début de la crise financière de 2008, il est devenu urgent de renforcer les liens, tant en termes d'échanges commerciaux que d'investissements. Pour faire face au ralentissement économique mondial, il est impératif que les pays émergents renforcent leurs relations Sud-Sud afin de réduire leur dépendance à l'égard des pays occidentaux,aujourd'hui embourbés dans la stagnation.

L'élimination des barrières tarifaires pourrait bien permettre aux pays de l'OCS d'augmenter les flux commerciaux et les investissements de façon substantielle avec les blocs régionaux constitués par les économies émergentes : par exemple, l'Union eurasienne économique (UEE composée de la Russie, de la Bielorussie, du Kazakhstan de l'Arménie et du Kirghizistan) .

En outre, au cours de la réunion avec ses homologues de l'OCS , Li a promu la mise en service d'une banque régionale de développement, et d'un fonds de crédit spécial. A son avis, ces instruments seront en mesure de répondre aux besoins de financement de la région eurasienne. Si elles se concrétisent ces institutions ajouteraient aux institutions financières menées par la Chine qui ont été lancées ces dernières années : La Nouvelle Banque de développement des BRICS et la Banque asiatique d'investissement dans l'infrastructure.

Il est important de noter que toutes ces initiatives participent à l'objectif principal de canalisation de l'épargne des pays émergents vers le financement de l'initiative économique internationale la plus ambitieuse entreprise par la Chine au cours des dernières années, la Nouvelle Route de la Soie : "Une Ceinture une Route" un vaste réseau de transport reliant les pays de l'Est, du Sud et du Sud-Est asiatique avec le Moyen-Orient et l'Afrique du nord jusqu'à l'Europe.

La Chine confirme que l'intégration économique de l'Asie est l'une de ses priorités stratégiques. Bien que l'administration Obama a lancé la doctrine du "pivot vers l'Asie" en 2011, une stratégie de défense qui avait pour mission de contenir la montée de Bejing en tant que superpuissance, ses dirigeants ont réussi avec de nombreux succès à consolider leur leadership régional. Maintenant, il semble que l'avertissement prodigué par Brzezinski il y a près de deux décennies, soit devenu une réalité douloureuse pour les États-Unis: L'OCS soutenue majoritairement par la Chine et la Russie a conduit à la grande transformation de l'Eurasie.

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26 novembre 2016

La Mondialisation : avis de régression

Source : Yann FIEVET

La Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d'examiner le CETA, l'accord de libre échange EU/CANADA. Cette décision est sans précédent.

Depuis des semaines, les représentants de la droite, des libéraux et des sociaux-démocrates faisaient tout leur possible pour étouffer le débat sur le CETA, manoeuvre après manoeuvre. Avec cette décision, la boucle est bouclée : il n'y aura pas d'espace au Parlement européen pour empêcher d'autres commissions de se pencher sur l'accord, et d'étudier le texte sous d'autres angles : environnement, agriculture, démocratie, consommation, etc.

Lors de la même réunion de la Conférence des Présidents, il a aussi été décidé de ne pas d'une motion défendue par plus de 80 députés de toutes couleurs politiques, sur la légalité des dispositions de protection des investissements du CETA,. Ces scandaleuses décisions montrent à quel point les fanatiques du libre-échange, y compris sociaux-démocrates, ont une peur bleue du débat sur le contenu de ce traité. Qui a dit pourtant que la démocratie c'est le débat ?  Et l'on s'étonnera que les peuples n'y croient plus !

A chaque année qui passe les espoirs d'une "mondialisation heureuse" s'éloignent. Certes, seuls les hommes les plus naïfs et ceux qui avaient intérêt à leur faire croire à cette fable grossière usaient ces dernières années de cet adjectif collé à un processus mortifère puisque orchestré par "les nouveaux maîtres du monde" contre les "multitudes". Partout , les possesseurs du capital exploitent de manière éhontée puis jettent sans vergogne des "flux" de main-d'oeuvre qui viennent alors grossir les rangs des outsiders. Partout, une économie de dévoration ravage les écosystèmes pour nourrir en "ressources" épuisables la méga-machine dont les rejets nocifs sont de plus impossibles à contenir désormais.

Partout, les fractures sociales et écologiques poussent des pans entiers des sociétés humaines vers le désespoir. Sur ce terreau fertile  des hommes et des femmes se prétendent de bonne volonté se font élire pour diriger à leur tour le système qui les a si bien servi jusqu'alors. Ils ne feront ensuite qu'aggraver le sort des plus humbles et renforcer celui des nantis car telle est la loi du capitalisme débridé dont ils ne songeront surtout pas à inverser le sens profond.  (62 personnes disposent d'un patrimoine équivalent à celui de la moitié la moins riche de l'humanité : 62 d'un côté, alors que 3,5 milliards, cela représente 3,5 x 1 000 x 1 000 x 1000  êtres humains, ce qui on en conviendra, dépasse l'imagination !).

La mondialisation pourrait ne pas être malheureuse. Pour ce faire il faudrait qu'elle soit conduite autrement que par la domination exorbitante des firmes transnationales dont le capital est de plus en plus concentré dans les mains de gros actionnaires toujours plus gourmands. (l'insatiable appétit des puissants). Dans de telles conditions, prôner le libre-échange comme mode dominant de fonctionnement des marchés ne peut qu'accroître les inégalités de développement tant à l'intérieur des nations que dans la confrontation des nations entre elles. La domination du libre-échange en donnant la priorité presque absolue à la dimension économique des activités humaines ne peut que favoriser l'affaiblissement progressif des normes de protection des communauté locales.

Enfin, la financiarisation exacerbée de l'économie, en renforçant toujours plus la volatilité des capitaux, ne fait que favoriser le risque de déstabilisation des économies locales rarement préparées à supporter les conséquences de décisions prises par des "donneurs d'ordres" souvent très éloignés des lieux de la production des richesses matérielles et des lieux de vie des hommes.

Une autre mondialisation basée sur le partage réel des richesses et une exacte connaissance des besoins des hommes partout où ils vivent, est éminemment souhaitable. Elle ne sera possible qu'au prix de la condamnation du néolibéralisme économique que des régimes politiques, que l'on fait encore mine de croire démocratiques, soutiennent contre vents et marées. Le changement radical n'est donc hélas pas pour demain matin !

Car demain matin c'est le populisme qui va triompher en France, comme c'est désormais le cas aux États-Unis. Pour changer les orientations profondes de la mondialisation il faudra d'abord renvoyer les hommes qui la façonnent. Albert Einstein n'avait-il pas dit : "On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont généré". Honorons cette parole par des actes.

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25 novembre 2016

Ukraine : La junte de Kiev bombarde intensément

"La junte de Kiev oblige les FAU à pilonner les républiques de Donetsk et de Lougansk"

déclare l'ex-agent du ministère de la Défense de l'Ukraine.

A noter le projet du document soumis par la Russie à l'ONU, visant à lutter contre le racisme et la discrimination, a été adopté par 131 pays. Trois seulement se sont prononcé contre, dont l'Ukraine et les États-Unis, pays qui votent régulièrment contre.

D'autre part, un nouveau scandale a éclaté en Ukraine, où le ministre de la Culture, Evgueni Nichtchouk a qualifié de population "sans aucune génétique" les habitants du sud-est de l'Ukraine (le Donbass). Cette ségrégation "génétique" a créé un tollé sur les réseaux sociaux et certains hommes politiques ont exigé la démission du ministre.

(L'Occident fermera-t-il les yeux sur les déclarations "nazies" d'un ministre ukrainien ?)

Les autorités ukrainiennes qui sont arrivées au pouvoir suite au coup d'Etat de Maïdan obligent l'armée à effectuer des pilonnages de provocation des territoires de la DNR et de la LNR, pour empêcher l'arrêt des hostilités dans le Donbass.  C'est ce qu'a déclaré au Centre d'Information de Lougansk l'ex-adjoint du ministre de la Défense de l'Ukraine qui a rejoint les forces républicaines Alexeï Sélivanov.

C'est ce qui explique selon lui les bombardements incessants des zones des deux républiques, situées près de la ligne du front, y compris la périphérie de Lougansk.

" La paix n'intéresse pas le pouvoir kievien. La seule chose qui lui permet de tenir, c'est la guerre. En période de guerre, on peut coller à tous les mécontents une étiquette d' "agent ennemi", et c'est ce qu'elle fait " a expliqué Sélivanov.

" Le pouvoir kievien, c'est un pouvoir terroriste qui a pris tout le pays en otage. Après le coup d'Etat, les habitants de l'Ukraine n'ont obtenu que la chute du niveau de vie et la dépression économique. Ils détestent ce pouvoir à cause de la perte des acquis sociaux, à cause du déchaînement du nazisme et à cause de la guerre. Dans le Donbass les civils meurent sous les obus des FAU et pratiquement dans un reportage sur deux, les commandants de l'armée avouent qu'il n'ont pas l'intention d'arrêter les pilonnages" a indiqué le militaire.

"De nombreux ukrainiens sont restés lucides. Mais ils ne se révoltent pas par peur de représailles de la part des services spéciaux ou à cause de la guerre. Ainsi, les hostilités vont se poursuivre tant que la junte de Kiev conserve le pouvoir" pense l'ex-agent du ministère de la  Défense de l'Ukraine.

( A quand l'application des accords de Minsk ?).

 

Posté par millesime57 à 19:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]