Santé économique et financière dans les pays occidentaux

18 mars 2017

La levée du tabou du défaut de paiment US

Sans Kissinger pour négocier le pétrodollar et remettre la monnaie américaine au centre du jeu mondial après le choc de l'annonce de Nixon en 1971 d'interrompre la convertibilité du dollar en or, le billet vert ne serait plus la référence mondiale depuis plus de 40 ans.

Trump saura-t-il s'entourer de conseillers de même calibre - et saura-t-il les écouter ? Car un choc de même ampleur est en gestation : il s'appelle défaut de paiement sur la dette publique étasunienne. C'est en effet le tabou qu'a levé l'élection de Trump. Alors; prophétie auto-réalisatrice ou sain débat ? Solution ou catastrophe ?

L'impensable défaut souverain.

S'il est un pays interdit de défaut sur sa dette publique, ce sont les États-Unis. Les bons du Trésor US sont en effet au coeur du système financier mondial, considérés comme le safe haven ultime et comme le marché d'obligations le plus liquide au monde. Il va sans dire que personne n'envisage que les Etats-Unis puissent manquer le moindre remboursement de leurs obligations souveraines.

La déflagration qu'un tel défaut engendrerait serait, semble-t-il, sans commune mesure avec celle de la faillite de Lehman Brothers, si l'on se réfère aux montants en jeu  (600 milliards de dollars pour Lehman, contre 20 000 milliards de dette publique US) et à la place systémique de Wall Street, et plus généralement de la finance outre-atlantique.

Des États-Unis qui tiennent leur rang dans l'ordre mondial actuel sont clairement privés de cette option, qui est pourtant assez courante pour les autres pays? ( au cours des 35 dernières années, nous ne comptons pas moins de 70 défauts souverains dans le monde (!)...). Mais les États-Unis , eux , n'ont jamais fait défaut sur leur dette fédérale. C'est une valeur sûre et un défaut souverian US est donc impensable. Impensable? Au même titre que le Brexit ou que l'élection de Donald Trump?

La certitude s'effrite

Officiellement, l'Etat fédéral américain, n'a effectivement jamais fait défaut. Et pourtant...;Comment qualifier l'arrêt en 1971 de la convertibilité du dollar en or, entraînant par rapport au métal précieux un perte en valeur majeure du dollar, et avec elle de la dette nord-américaine ? Ou encore les dévaluation similaires de 1933 et 1934 sous Roosevelt ? On le voit, cela ne prend pas forcement la forme d'une cessation de paiement claire et nette...Et puisque l'on évoque Roosevelt, le pan du "programme" de Trump consistant en une relance économique via les infrastructures ne fait-il pas vaguement penser au New Deal, créant à priori la même tentation de dévaluer fortement le billet vert ?

Cela pourrait être de hasardeuses spéculations si Trump n'avait pas lui-même affiché lors de sa campagne sa volonté de renégocier la dette publique américaine si nécessaire. Attention, l'on ne peut prétendre que Trump fait ce qu'il veut sur ce sujet (ni aucun autre d'ailleurs) bien au contraire : il est sans doute instrumentalisé sur de nombreux points de sa politique? Néanmoins le tabou est levé et il n'est désormais plus inconcevable que les États-Unis fassent un jour défaut ( sous une forme ou une autre) sur leur dette publique fédérale, et cela change déjà tout.

Libération de l'endettement

Ce qu'apporte ce changement de perspective sur la dette US est bien résumé par cette phrase de Trump : "j'emprunterais, sachant que si l"économie se crashe, on pourrait négocier. Et si l'économie va bien, c'est bien. Donc on ne peut pas perdre."

A dire vrai, difficile de ne pas lui accorder un certain bon sens : il aurait tort de se priver d'emprunter sur les marchés, étant donné que le pays peut le faire à des taux historiquement bas. Par ailleurs, les États-Unis ne sont pas l'Argentine ni la Grèce, et les marchés oublieraient bien vite un défaut de paiement US et leur prêteraient à nouveau sans tarder pour profiter des nouvelles perspectives économiques du pays précisément onvertes par la restructuration.La période douloureuse semble aainsi restreinte aux quelques mois qui précéderaient et qui suivrait le défaut.

La levé de ce tabou a donc pour première conséquence de débrider l'endettement public étasunien, qui sera en effet nécessaire si Trump veut, comme il l'a promis, réduuire les impôts tout en menant à bien son plan de soutien à l'économie.

 

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07 mars 2017

Le DONBASS se sépare de l'UKRAINE

La semaine dernière, à la suite de l'imposition d'un blocus total contre la Novorossia par les Ukronazis, la Russie a déclaré qu'elle reconnaîtra désormais les documents officiels émis par les autorités de la DNR et de la DLR. Cette semaine, les autorités novorossiennes ont nationalisé toutes les usines importantes du Donbass. En outre, les Novorrossiens ont maintenant déclaré que puisque les autorités ukrainiennes ne veulent pas acheter leur charbon et leur anthracite, elles les exporteront désormais vers la Russie.

Le Novorosssiens ont en outre déclaré qu'à partir de maintenant, seul le rouble russe circulera dans les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk.

en résumé

- Les Ukronazis ferment complètement la frontière non officielle avec la Novorossia.

- La Russie reconnaît les documents officiels novorossiens

- La DNR et la LNR nationalisent toute l'industrie ukrainienne dans le Donbass

- Les Ukronazis déclarent que la ligne de contact est maintenant considérées comme une frontière

- Les Novorossiens déclarent que le rouble russe est la seule monnaie légale en Novorossia

- Les Novorossiens exportent maintenant l'ensemble de leur production de charbon en Russie.

- Aucune usine en Novorossia ne paiera plus d'impôts à Kiev.

Cela ressemble à ce que la DNR et la LNR coupent leurs derniers liens avec l'Ukraine et que la junte semble accepter ce plan.

En réalité, tout cela est beaucoup plus compliqué, il y a une guerre secrète entre les oligarques ukrainiens et le président Porochenko, et il y a également une guerre pas si secrète que çà entre l'opposition ukrainienne et Porochenko.Cette situation pose aussi la question de savoir ce que les banques russes seront en mesure de faire et voudront faire pour aider les Novorossiens.

On peut juger de la gravité de ces développements aux efforts herculéens accomplis par les médias grand public occidentaux pour ne pas en faire mention. Même le secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères? Boris Johnson, qui était à Kiev il y a peu, s'est concentré sur le concours Eurovision à venir, et pas sur les importants développements qui se déroulent dans le sud-est.

Si le Donbass coupe actuellement de facto ses derniers liens avec l'Ukraine et s'intègre politiquement et économiquement à la Russie, et si la junte de Kiev semble avoir été incapable d'empêcher les volontaires nazis de déclencher la crise avec leur blocus, alors cela signifie potentiellement des choses importantes :

- Les Ukronazis ont renoncé à l'idée de reconquérir la Novorossia

- L'effondrement de l'Ukraine-croupion a commencé.

 

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01 mars 2017

Comment discréditer Donald TRUMP

La campagne conduite par les sponsors de Barak Obama, d'Hillary Clinton et de la destruction du Moyen-Orient élargi, contre le nouveau président état-unien se poursuit. Après la marche des femmes du 22 janvier, une marche pour la science devrait se tenir non seulement aux Etats-Unis, mais dans le monde occidental, le 22 avril. IL s'agit de montrer que Donald TRUMP n'est pas seulement misogyne, mais aussi obscurantisme.

Que le président conteste le rôle de Barak Obama dans la création de la bourse climatique de Chicago (bien avant sa présidence) et qu'il rejette l'idée selon laquelle les perturbations climatiques sont causées par le rejet de carbone dans l'atmosphère attestent qu'il comprend rien à la science.

Pour convraincre l'opinion publique états-unienne de la folie du président qui a dit souhaiter la paix avec ses ennemis et collaborer avec eux à la prospérité économique internationale, un des plus grands spécialistes de l'agit-pro (agitation & propagande), David Brock, a mis en place un imposant dispositif avant même l'investiture.

A l'époque où il travaillait pour le compte des républicains, Brock lança contre le président Clinton ce qui devait devenir le Troopergate, l'affaire Whitewatter et l'affaire Lewinsky. Ayant retourné sa veste, il est aujourd'hui au service d'Hillary Clinton pour laquelle il a déjà organisé aussi bien la démolition de la candidature de Mitt Romney que la riposte dans l'affaire de l'assassinat de l'ambassadeur US à Benghazi. Durant les dernières primaires, c'est lui qui dirigeait les attaques contre Bernie Sanders. "The National Review" a qualifié Brock " d'assassin de droite devenu assassin de gauche".

Il importe de rappeler que les deux procédures de destitution d'un président en exercice, intentées depuis la seconde guerre mondiale, l'ont été au profit de l'Etat profond et pas du tout de la démocratie. Ainsi le Watergate fut entièrement piloté par un certain "gorge profonde" qui s'avéra 33 ans plus tard être Mark Felt, l'adjoint de J.Edgar Hoover le directeur du FBI; Quant à l'affaire Lewinsky, ce ne fut qu'un moyen pour contraindre Clinton à accepter la guerre contre la Yougoslavie.

La campagne actuelle est organisée en sous-main par quatre associations :

Media Matters (les médias ont de l'impoartance) est chargé de débusquer les erreurs de Donald TRUMP..le président n'est pas fiable...

Américan Bridge21 st Century a collationné plus de 2000 heures de vidéos montrant Donald TRUMP depuis des années lui permettant de rechercher des contradictions entre les anciennes déclarations et sa position actuelle.

Citizens for Responsability and Bhics in Washington  (les citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington ) est un cabinet de justice de haut niveau chargé de traquer tout ce qui pourrait faire scandale dans l'administration TRUMP.

Shareblue (le partage bleu) est une armée électronique qui touche déjà 162 millions d'internautes aux États-Unis. Elle est chargée de répandre des thèmes fixés à l'avance.dont :

TRUMP est sous l'influence de Vladimir POUTINE

TRUMP est une personnalité faible et colérique.

TRUMP n'a oas été élu par la majorité des états-Uniens, il est donc illégitime

etc...etc....

L'ensemble de ce dispositif - mis en place durant la période de transition, c'est-à-dire avant l'arrivée de TRUMP à la maison blanche - emploie déjà plus de 300 spécialistes auxquels, il convient d'ajouter de nombraux bénévoles. Son budget annuel, initialement prévu à 35 millions de dollars, a été augmenté pour atteindre environ 100 millions de dollars.

Détruire ainsi l'image - et donc l'autorité - du président des Etats-Unis avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit peut être lourd de conséquences.Jamais ce type de technique de manipulation de masse n'avait été utilisé contre un chef de file du camp occidental.

Pour le moment ce plan fonctionne : aucun leader politique dans le monde n'a osé se feliciter de Donald TRUMP à l'exception de Vladimir Poutine et de Ahmadinejad.

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23 février 2017

Vers un renversement du "monde d'hier"

L'histoire l'atteste

Chaque fois qu'un système s'effondre, ses dirigeants ne s'en rendent compte que l'orsqu'ils sont emportés par la tempête.

Ainsi, les responsables politiques de l'Union européenne,réunis comme chaque année à Munich pour leur conférence sur la sécurité, du 16 au 19 février, ont-ils été choqués d'entendre Sergey Lavrov, ministre des affaires étrangères de Russie, évoquer un ordre mondial post-occidental. (le monde de demain)

Il y a dix ans en 2007, Vladimir Poutine,y faisait un discours soulignant que l'intérêt des Européens,n'était pas de suivre le Pentagone dans ses aventures militaires mais de se comporter de manière indépendante. Il rappelait que son pays, la Russie, était aussi un Etat européen, même s'il était exclu de l'Union européenne. Les participants s'étaient gaussé de lui et de ses prétentions. Ils s'étaient unanimement jetés dans les jupes de l'OTAN.

Pourtant, le monde se dérobe sous leur pieds, mais d'une manière ahurissante, les européens persistent à poursuivre ce but qui leur avait été imposé par Washington, mais dont le peuple états-unien et son président Donald Trump ,ne veulent plus . (le monde d'hier)

Ainsi en dépit du discours de Vladimir Poutine en 2007, rien n'a fondamentalement changé, les responsables politiques de l'UE n'ont aucun "projet" obsédés qu'ils sont par leur délire imperialiste.

De même si l'on observe les futures élections présidentielles en mai,  France, aucun des prétendants n'a de "projet" long terme pour le pays.

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20 février 2017

Brouillard statistique

Source ; LEAP2020

Dans la crise systémique globale en cours, LEAP souligne depuis quelques années déjà le "brouillard statistique" pour qualifier l'incapacité des outils actuels à mesurer l'économie réelle, voire la manipulation de ceux-ci afin de faire correspondre les résultats au discours politique (ou l'inverse).

Si l'on met de côté cette tentative de manipulation, ce "brouillard statistique" provient également du fait que l'économie évolue profondément et que les indicateurs d'hier (PIB, chômage, etc) ne sont plus pertinents dans le monde d'aujourd'hui.Après quelques vaines velléités de transformation de ces indicateurs depuis plus d'une décennie, on voit naître de nouvelles initiatives (durables cette fois-ci ?) et qui occasionneront à court terme une certaine confusion avant de s'hamoniser d'ici 2025 sous l'impulsion d'instances internationales comme le G20

Les débats ou les propositions des campagnes électorales le montrent suffisamment : seuls semblent compter le taux de croissance du PIB d'une part, et le taux de chômage d'autre part. Ce n'est guère étonnant dans un système ou le travail, tout comme l'accroissement "des richesses" tiennent une place centrale. Ces deux indicateurs ont aiguillé les politiques pendant de longues décennies avec des résultats qui peuvent être jugés satisfaisants sous de nombreux aspects.

Néanmoins, si chaque point de croissance est de plus en plus difficile à aller chercher et le taux de chômage reste constamment si haut, c'est qu'il y a une raison.La société se transforme radicalement et ces deux indicateurs, qui ne reflètent pas ces évolutions,commencent à devenir obsolètes. Leurs limitations ont plusieurs causes : statistique d'une part, politique ou idéologique d'autre part, mais surtout, plus fondamentalement, ces indicateurs eux-mêmes, par construction, ne mesurent pas le développement harmonieux d'une société.

Ces deux indicateurs sont tellement emblématiques qu'elles font évidemment l'objet d'une pression politique intense et sont constamment l'objet de comparaison internationales. Et là surgissent les premiers problèmes...Comment comparer des économies fonctionnant en devises différentes;, dont les taux de change ne cessent de bouger violemment ? Nous avons déjà vu les effets pervers liés à l'utilisation d'un étalon unique, le dollar : nous en avons ici une nouvelle illustration. Ainsi les États-Unis sont de loin le premier pays pour le PIB nominal exprimé en dollar, tandis qu'ils sont derrière la Chine en parité de pouvoir d'achat (PPA).

Autre exemple, quel sens a la comparaison de la croissance du PIB aux États-Unis, pays dont la population croît de 0,7% par an , à celle de la zone euro où la population croît seulement de 0,3% par an ? Ou encore, pourquoi comparer les revenus par habitant entre un pays où des services essentiels comme l'éducation ou la santé sont onéreux, à un autre où ils sont gratuits ?

Concernant le taux de chômage, les comparaisons sont plus délicates encore, car les méthodes de calcul différent entre pays. On peut citer le site ShadowStats pour son calcul alternatif du taux de chômage US, sans doute plus fidèle à la "réalité" (du moins celle ressentie par la majorité des américains) : celui-ci donne un image singulièrement différente du marché du travail US.

Dans le cas du taux de chômage, ces statistiques ne mesurent pas ce qu'elles prétendent mesurer ( ou plutôt ce que l'on entend communément par "chômage") et sont donc trompeuses. Il en est de même pour le PIB qui n'est qu'un piètre reflet de la "richesse" d'une nation. C'est d'autant plus dommageable lorsqu'elles servent de guide à une politique économique, par exemple la modération salariale en Allemagne, au détriment des ses partenaires, ou encore le dumping fiscal irlandais pour attirer les multinationales.

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DECODEX, l'OTAN et l'UE

L'état-major militaire de l'Union européenne a dévoilé son rôle dans la création d'un service visant à discréditer des site Internet, le Decodex.

Ce service, techniquement subventionné par Google et Facebook, entend lutter contre l'influence russe supposée en Occident en accusant les sites Internet contestant l'OTAN de ne pas être sérieux et de relayer la "propagande" supposée de Moscou.

Plusieurs médias ont été choisis pour collaborer à ce projet. Ils sont tous français,(dont "Le Monde"), la racine du mal étant, selon les promoteurs de la campagne, non pas "Sputnik" et "Russia Today", mais le Réseau Voltaire.

Ainsi le journal "Le Monde" n'hésite pas à des attaques virulentes et diffamatoires contre le blog " Les Crises" crée et animé par Olivier Berruyer, bien que ce dernier ait largement établi sa bonne foi.

J'ai pour ma part apprécié depuis longtemps la qualité et la diversité de l'information ainsi que l'indépendance d'esprit du blog "Les Crises"

il s'agit là, d'une grave atteinte à la liberté d'expression, et c'est inadmissible.

 

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21 janvier 2017

Configuration géopolitique, Monnaies, finance, Europe 2017

source : LEAP2020

La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine crée les conditions du changement, mais ce n'est pas encore le changement, contrairement à ce que les médias et les populistes croient. Loin d'une "révolution", l'avénement de Trump à la tête du système occidental correspond à une radicalisation de la situation. En réalité, Trump est le symptôme d'un système occidental qui n'a pas réussi à s'adapter et qui va désormais tenter de garder la main par la violence pure, ciblant les citoyens et les nations qui proposent des contre-modèles politico-économiques. La méthode va donc changer, mais les objectifs et les grands principes, non.

Parmi toutes les incertitudes qui demeurent, il nous faut maintenant comprendre les défis que cela représente pour le reste du monde, notamment pour la zone euro. En un sens , les opportunités pour une plus grande indépendance sont à saisir, mais pourront-elles l'être?

On le sait, l'euro n'a pas réussi à jouer son rôle de monnaie internationale de référence et n'a au contraire pu servir que de béquille au dollar. Il faut donc d'abord comprendre l'avenir du dollar pour anticiper celui de l'euro.

Alors que tout le monde prévoyait un effondrement des bourses et du dollar en cas de victoire de Trump, il n'en a rien été, bien au contraire. Les marchés sont en hausse car le programme du nouvel élu, aussi flou soit-il, nécessite un monceau de nouvelle dette, qui appelle des investissements qui iront se recycler dans les marchés financiers, voire un probable nouveau cycle de QE ou équivalent, dont on sait à quel point il profite aux bourses américaines.

La même logique à conduit les obligations US à voir leur taux d'intérêt augmenter en prévision de l'offre de dette abondante qui devra trouver preneur, et de l'inflation que ne manquera pas de provoquer la mise en place de mesures protectionnistes.Cette augmentation des taux crée ainsi un appel d'argent en direction des États-Unis devenus plus rentables, et renchérit le dollar par une demande accrue.

Est-ce compatible avec la politique que veut mener Trump? Pas vraiment. Avec plus de barrières  protectionnistes, les échanges commerciaux entre les États-Unis et le reste du monde baisserons mécaniquement, entraînant une moindre utilisation internationale du dollar et donc baisse de celui-ci. L'impact de l'inflation prévue à cause du renchérissement des importations est, quant à lui, bien moins clair : tout dépend en effet des taux d'intérêt qui devront plus que compenser l'inflation prévue afin d'attirer les investisseurs. Par ailleurs, pour garder la capacité d'exporter malgré les mesures protectionnistes que ne tarderont pas à leur imposer en retour leurs partenaires commerciaux, les États-Unis auront besoin d'un dollar faible.

Le taux des obligations souveraines est le mur contre lequel se heurent les velléités contradictoires de Trump (relance keynésienne sans augmenter la dette et en baissant les impôts). Ce taux est en effet le plus révélateur du vrai sentiment des investisseurs : les États-Unis  pourriront-ils emprunter encore longtemps ? Un bref calcul simpliste est éclairant : en 20155 le gouvernement fédéral a payé 223 milliards de dollars d'intérêt sur la dette; une augmentation des taux d'emprunt moyen de seulement 1 point de pourcentage sur une dette de 19 800 milliards doublerait ces dépenses. Pour les payer, il faudrait augmenter de plus de 5% le budget fédéral, et non le diminuer comme le voudrait Trump, sans même compter les plans de relance prévus pour rénover les infrastructures.

Face à ce constat, et sans parler du choc que représente une hausse des taux d'intérêt pour les entreprises et les ménages du pays dopé à l'argent facile, il n'y a guère que trois options possibles :

- sabrer dans les dépenses autres que le remboursement de la dette, en particulier les dépenses militaires ou sociales, option difficile et peu probable vu les enjeux politiques et les sommes en jeu.

- demander à la FED de racheter les obligations via un nouveau cycle de QE

- faire défaut sur la dette, ce qui n'est pas une option à exclure avec un tel président.

 

 

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06 janvier 2017

Obama surclassé par Poutine

La mesquinerie et l'esprit de vengeance de l'administration Obama se sont donné libre-cours avec l'expulsion de 35 diplomates et la fermeture de deux domaines russes à New-York et au Maryland.

La raison de ce geste était officiellement le prétendu hacking russe pour influencer les élections américaines, qui n'a absolument pas été prouvé. Mais il est probable que la vraie raison soit le fait qu'Obama a perdu la face quand il a été écarté des négociations pour un nouveau cessez-le-feu en Syrie.

Comme il nous y a habitués, le gouvernement russe a répondu avec une grandee classe et une grande générosité.

la première réaction est venue de l'ambassade de russie au Royaumme-Uni. Son tweet portait sur le statut actuel de l'administration Obama :

"LAME" (signifiant canard boiteux)

Le tweet a été rretweeté plus de 17 000 fois dans la journée et a reçu plus de 19 000 j'aime - ce  qui en a certainement fait un bon candidat pour le concours "du meilleur tweet de l'anné"

En réponse, il y a eu des fuites et des spéculations dans les médias alignés sur les Etats-Unis, sur les probables mauvaises, très mauvaises réponses russes à la décision d'Obama.

CNN a affirmé que la Russie allait fermer l'école américaine à Moscou :

"L'école à but non lucratif, qui accueille des étudiants internationaux, de la maternelle à la 12è année, sera fermée ainsi que le adatcha de vacances de l'ambassade américain, à la periphérie de Moscou," selon un rapport de CNN

La BBC et d'autres ont dit que la Russie allait expluser 35 diplomates et espions américains.

Mais rendre coup pour coup n'est pas montrer une vraie grandeur. Le président russe Poutine a (à nouveau) surclassé Obama par sa réponse :

Poutine décide de ne pas expulser de Russie les diplomates américains. (en représailles aux denières sanctions de Washington)

Poutine a également déclaré que la Russie n'empêcherait pas les familles et les enfants (des diplomates) d'utiliser les installations de repos et de loisirs où ils ont l'habitude d'aller pendant les vacances de Nouvle an" a dit Poutine.

" Nous nous réservons le droit de prendre des mesures de rétorsion, mais nous ne nous abaisserons pas au niveau de la diplomatie de comptoir, nous allons donc prendre des mesures compémentaires pour rétablir les relations entre la Russie et les Etats-Unis en tenant compte de la politique de l'administration Trump" a dit Poutine.

Aie, Aie, Aie, le tweet du "canard boiteux" a déjà dû atteindre Obama en plein coeur, mais la réponse de Poutine est si loin devant qu'Obama n'a aucune chance de  rattraper son retard.

La politique étrangère des deux administrations Obama a été un désastre. Pensez à ses grandes initiatives et aux résultats à la fin de son règne :

- reprise des relations avec la Russie : ECHEC

- négociations avec l'Iran : relativement réussies mais en grand danger d'être inversées

- pivot avec l'Asie : ECHEC

- les pactes commerciaux TTP et TTIP : ECHEC

- nouvelle initiative de paix au Moyen-Orient : ECHEC

- changement de régime en Ukraine : relativement réussi mais a généré un gros problème de fascite

- changement de régime en Syrie : ECHEC

Les événements syriens ont démontré que la vision néo-conservatrice américaine d'un monde unipolaire était vraiment terminée. Comment ne pas voir le fait providentiel que la fin du règne de l'administration Obama coincide avec la chute d' ALEP (et l'assassinat de l'embassadeur russe en Turquie)?

En outre, qui eut imaginé que le conseil de sécurité de l'ONU se réunsisse, en urgence et à huis clos, le 16 décembre 2016, au motif que des officiers de haut rang de l'OTAN venaient d'être arrêtés au matin par les forces spéciales syriennes dans un bunker d'Alep-Est, en compagnie de terroristes du Djihad?

A peu près la seule chose qu'Obama ait réussi à faire en politique étrangère a été de garder ses caniches européens en ordre de marche. Une tâche facile du fait de la nullité des politiciens eurpéens. Il n'avait aucune chance, cependant, contre l'adversaire que Poutine peut être..!

La grande classe du geste que  Poutine vient de faire a posé la pierre tombale sur une présidence que l' (H)istoire jugera bien plus durement que ne laissent penser les médias contemporains.

 

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17 décembre 2016

Syrie : La France en état d'extinction cérébrale

Source : Bruno Guigue

Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d'Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d'Al-Qaïda et consorts, cerné dans les décombres Est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l'armée arabe syrienne. Les civils s'enfuient en masse vers de reste de la ville, tenue par les troupes gouvernementales.

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel ce mercredi 14/12/16 par solidarité avec Alep. Avec les habitants d'Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million et demi d'Alépins réfugiés dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n'existent pas. Et même s'ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu'ils subissaient les tirs de mortiers des courageux rebelles en lutte pour la "démocratie", leurs morts demeuraient invisibles. effacés des écran-radar.

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu'à vivre en paix, un crime qu'on ose à peine nommer : ils n'ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays, ils n'ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n'ont pas réclamé l'instauration de la charia wahhabite. Alors on n'en parle pas, c'est plu simple.

On fait l'impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l'État syrien, laîque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d'obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la "capitale" d'une révolution bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l'OTAN.

La cuisante défaite de ces despérados de la terreur leur arrache des larmes à nos faiseurs d'opinion. Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que les civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rat, pour servir d'alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souverainté syrienne.Population civile qui leur sert de boucliers humain.

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rat, pour servir d'alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution bidon, en nous faisant croire que l'armée syrienne frappe Al-Qaïda, ellle s'acaharne en fait contre des innocents.

La désinformation bat son plein, l'esprit collabo se déchaîne et l'héxagone, comme d'habitude, bat tous les records.Quel pays masochiste ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. La France est un pays en état d'extinction cérébrale.

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03 décembre 2016

Pourquoi la Syrie est à feu et à sang ?

Rzsponsabilité des Etats-Unis,de l' Europe du Qatar et de l' Arabie Saoudite dans le conflit Syrien ?

Pourquoi donc la Syrie qui, sans être une "démocratie" était encore au début des années 2000 un pays ou il faisait "à peu près bon vivre"...?

Pourquoi Bachard al Assad serait-il devenu subitement un "tyran sanguinaire" aux dires de certains ?

En 1971, une poche de gaz gigantesque a été découverte dans le Golfe Persique, répartie à moitié entre le Qatar et l'Iran. Cette poche, les Qataris l'ont nommée NORTH DOME, et les Perses-ou Iraniens- l'ont nommée SOUTH PARS. Cette poche de gaz représente 20% des réserves naturelles du gaz du monde.

Le Qatar a commencé les forages en 1988, pour passer à partir de 1996 en phase de production et augmenter progressivement sa capacité de production au fil des années. L'Iran du fait du blocus économique qui le frappait, n'a pu commencer l'exploitation de ce champ que bien plus tard, mais rattrape depuis son retard.

De l'autre côté, schématiquement, l' Europe est un gigantesque consommateur de gaz qui ne produit pratiquement rien et doit tout acheter sur le marché international. Les trois grandes sources de gaz qui alimentent l' Europe sont l'Algérie, les champs de la mer du Nord (exploités par la Norvège et le Royaume-Uni) et...la Russie.

La Russie ayant réussi à nouer des liens proches avec l'Algérie, L'Europe vit donc dans une situation de dépendance stratégique permanente vis-à-vis d'une coupure toujours possible du gaz russe qui, si elle était également appliquée par l'Algérie plongerait l' Europe dans un crise énergétique grave.La conjonction de ces deux facteurs d'un côté un Qatar et un Iran producteur massifs d'un gaz abondant, et de l'autre d'une Europe qui voudrait diversifier ses sources d'approvisionnement énergétiques, tout cela explique le rapprochement entre la France et le Qatar (mais aussi le relâchement du blocus iranien).

Donc à partir de 2007, un Qatar ayant des quantités immenses de gaz à fourguer a commencé à draguer l'État français s"offrant des clubs de foot, des coupes du monde pour devenir populaire et..;en substance, monter un gazoduc direct  allant du Qatar passant par l'Arabie Saoudite, rejoignant la Turquie puis rentrant en Europe par les Balkans. Le seul problème..c'est qu'entre l' Arabie Saoudite et la Turquie il n'y a que deux pays, le premier l'Irak et le second la Syrie. L'Irak étant en guerre et jugé totalement inadéquat pour y construire un gazoduc, les Qataris et les Saoudiens ont proposé en 2009, a Bachar al Assad de construire ce gazoduc sur son territoire.

Bachar al Assad étant l"allier de la Russie, cette dernière lui fit refuser ce transit, puisque ce gaz allait la priver de son arme stratégique contre l'Europe. Assad refusa donc ( Sarkozy était alors à l'Elysée et avait invité Bachar Al Assad le 14 juillet, au cours duquel il a menacé de mettre la Syrie à feu et à sang..!), en conséquence de quoi, en 2011 le Qatar et l'Arabie Saoudite consacrèrent quelques milliards d'euros à la création de milices en Syrie pour entamer un conflit contre Assad dans l'espoir de le destituer, étant entendu que l' Etat qui prendrait sa place pourrait être islamiste ou n'importe quoi d'autre, la seule obligation qui lui incombait dès sa prise de pouvoir se résumant à la construction de ce gazoduc.

Le Qatar et l'Arabie Saoudite financèrent ainsi Al Nostra branche d'Al Qaîda en Syrie, avec la bénédiction d'Israêl qui voyait d'un bon oeil la chute d' Assad qui ainsi arrrêterait de financer le Hezbollah qui du coup n'aurait plus eu de financement pour continuer de tirer des roquettes sur Israël.Et la guerre civile en Syrie éclata, et la guerre s'enlisa pendant des mois, des années...

En septembre 2013, excédés par le temps que prenait cette petite guerre coloniale, le USA, la France et le Royaume-Uni se décidèrent à envoyer une flotte de guerre pour appuyer les rebelles syriens et faire chuter Bachar et son régime. La Russie qui ne l'entendait pas de cette oreille, envoya plusieurs navires de guerre s'interposer entre la côte syrienne et la coalition qui allait passer à l'attaque.

Il faut ici comprendre que la façon de faire la guerre des USA est très monolithique, codifiée..lorsqu'ils passent à l'attaque,ils le font avec

1) des missiles tomahawk qui permettent de détruire les radars à interéférométrie et les radars passifs (ceux qui voient les avions furtifs)

2) ce qui permet ensuite d'envoyer l'aviation furtive détruire les défenses anti-aériennes et les PC de commandement

3) ce qui permet ensuite d'envoyer la vague de bombardiers classiques pour inonder les troupes terrestres ennemies de bombes.

Donc, toute la stratégie américaine est basée sur l'attaque des tomahawks. EN septembre 2013 la flotte US avant de lancer le gros de ses tomahawks en a lancé deux de reconnaissance..et ils ont eu la désagréable surprise de les voir tomber dans l'eau, leurs missiles ayant été brouillés par les contre mesures électroniques de la flotille russe.Donc alors que la télé nous bombardait avec les explications sur l'attaque qui allait avoir lieu, que Hollande l'avait annoncée publiquement, eh bien l'occident a dû replier ses billes et rentrer penaud à la maison.

La vengeance de l'occident eut lieu quelques mois plus tard...en Ukraine. Une révolution fut organisée par les services secrets américains et européens; Des barbuzes de la DGSE engagèrent quelques centaines de mercenaires pour organiser un coup d'Etat qui eu bien lieu, le but premier étant de punir la Russie qui avait eu l'outrecuidance de croire qu'elle pouvzit agir en tant que superpuissance, et l'Ukraine tomba aux mains d'une junte pro-occidentale.

La Russie réagit en récupérant la Crimée et en réussissant à utiliser le sentiment pro-russe d'une bonne moitié de l'Ukraine pour entamer là-bas une guerre civile permettant à l'Europe d'inventer des sanctions économiques pour mettre à mal l'économie russe. La Russie a survécue sans trop de problèmes au choc économiques.

Pendant ce temps la guerre continuait en Syrie...Al Nostra avait accouché d'un monstre, l' État Ilslamique, la guerre de tranchées était de plus en plus défavorable au régime d'El Assad. L'Iran considérait à juste titre que l' Arabie Saoudite finançait aussi bien en Syrie qu'en Irak, l'Iran soutenant les pouvoirs centraux syrien et irakien et étant en conflit officieux avec l'Arabie Saoudite décida d'appuyer une révolte armée au Yemen contre l'Arabie Saoudite.

Ainsi l'Iran et l'Arabie Saoudite sont en conflit sur trois fronts en Syrie, en Irak et au Yemen, l'exploitation de la poche de gaz North Dome/ South Pars étant le noeud du problème. C'est ainsi que le Russie décida d'intervenir directement en Syrie, il y a quelque trois mois pour assister le pouvoir central, en faisant travailler essentiellement son aviation sans troupes au sol.

L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme.Le troupes d'al Assad reprenant le dessus, la construction Qataro-arabo-turco-atantique tomba à l'eau. Qui plus est l' Etat islamique Al Nostra ayant poussé le bouchon un peu plus loin que ce qui était attendu..il devenait de plus en plus difficile pour les "démocraties occidentales" de faire croire qu'elles étaient du côté du "bien" et l'on ne peut que constater l'habileté avec laquelle Poutine a réussi à remporter la guerre médiatique en Occident.

Malgré les avis divergents sur l'origine du conflit cela revient à dire d'une manière ou d'une autre qu'il est dangereux de traiter avec les arabes. C'est la morale qui en ressort. Bien fait pour la gueule de nos dirigeants et tant pis pour nous, les cons dans l'affaire.

A nous de nous dépatouiller avec les problèmes qui en découlent mais sûrement pas en baissant le froc!.

 

 

Posté par millesime57 à 10:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]