Santé économique et financière dans les pays occidentaux

16 avril 2017

Monde : "ré-aterrissage" national, crash ou rebond ? (suite)

Intervention militaire US en Syrie, Corée, Afghanistan : coup de poker ou effet domino ?

La présidence de Trump commençait bien mal : son grand projet de mise à mort de l'Obamacare était retoqué par le Congrés, la justice bloquait son Ordre Exécutif d'interdiction d'entrée le contraignant à faire appel de la décision, le dollar montait alors qu'il misait sa stratégie de relance sur un dollar faible..;la force de la "volonté politique" semblait tourner court face à un establishment garant de stabilité et dominant le pouvoir exécutif présidentiel.

C'est alors que l'attaque chimique de Khan Cheikhboum a lieu, lui fournissant comme par magie l'opportunité de balayer d'un revers de la main les accusations de pro-poutiniste qui réduisaient sa marge de manoeuvre, faire passer à la trappe en "moins de deux" le "poison médiatique" lié à l'événement ( qui parle encore des enfants morts dans l'attaque ?).

- Mettre Républicains et Démocrates dans la situation de devoir saluer l'action militaire unilatérale et illégale du point de vue démocratique de leur "Commandant en chef, D. Trump?

- Mettre les alliés de l'OTAN ( à commencer par la France et l'Allemagne) bien plus d'ailleurs que le Royaume-Uni dans la situation de devoir saluer l'action militaire unilatérale et illégale du point de vue du droit international du président des États-Unis.

- Créer les conditions de dialogue avec la Russie, reléguant la survie politique de Bachar el-Assad au second plan;

- Gagner en crédibilité/visibilité dans l'envoi de navires US au large des côtes de Corée du Nord, deux jours après la visite de Trump à son homologue chinois, (et alors que l'envoi le 30 mars de chasseurs F-35 était passé quasi-inaperçu ouvrant de fait le dossier commun américano-chinois de "résolution" de la question mord-coréenne.

- Rouvrir un troisième fronnt en Afghanistan ( à proximité de la très sensible frontière pakistanaise de surcroit) ciblant cette fois les souterrains construits par les Etats-Unis et utilisés par Daesh.

- Enclencher au milieu de tout cela (ou couvrir) une brutale baisse du dollar par un discours saluant la politique des taux bas de la FED et décrétant le dollar encore fort.

toutes ces actions belliqueuses sont menées sans mandat démocratique ou international, et accueillies par un silence diplomatique, qui plus est onusien et médiatique total  ( imaginons une seconde que les Russes fassent un dixième de ce que Trump vient d'initier), validant la "stratégie du plus fou" relevé dans un précédent écrit.

Côté US, le ré-atterrissage national promet de ne pas décevoir en suspense et surprise !

A ce stade, il est probable que les objectifs recherchés sont de deux natures essentiellement :

- réimposer les Etats-Unis comme première puissance militaire mondiale...désormais à son seul service et non plus au service d'un système international,

- et faire bouger les lignes de front en faisant sauter des verrous.

Le premier point a le mérite de la clarté : les Etats-Unis ne parvenaient plus à intervenir dans un cadre international de plus en plus réticent à agir dans un intérêt de plus en plus visiblement américain, les obligeant à des actions détournées ( drones et proxy-wars); Trump les fait sortir officiellement du cadre international et démocratique (USexit) mais en même temps rend à nouveau visibles des actions stratégiques US. Mais cette clarté, porte bien sûr en elle toutes les conditions de la confrontation directe que le système international avait pour objet d'empêcher.

Le second point a le mérite de l'utilité : dans un système complétement bloqué par un cadre international arc-bouté sur des dossiers "intouchables" ( Corée du Nord, solution des deux Etats en Israêl, Syrie, Crimée, Pakistan..) la levée des tabous est en réalité devenue inévitable. Le problème, c'est que ceux qui auraient pu le faire de manière organisée dans  un cadre concerté ne l'ont pas fait, laissant un "fou" (au sens de la "stratégie du plus fou") s'en occuper en faisant courir au monde de très grands risques ( il suffisait d'un deuxième "fou" pour que tout saute.

Pour comprendre si les actions de Trump débloquent des situations ou envoient vers la guerre, il est bon de suivre les déclarations de la girouette Duterte, bon indicateur du sens dans lequel va souffler le vent dans cette région. Pour mémoires, les Philippines étaient l'un des alliés des US, appartenant dans le cadre de l'ASEAN au camp de ceux qui demandent l'intervention des US pour défendre les droits de propriété non chinois sur les îles situées en Mer de Chine méridionale.

Puis Duterte a pris le pouvoir et enclenché un revirement complet de ce point de vue, se montrant très agressif avec les US d'Obama (il a été jusqu'à appeler Obama  "un fils de p..." ) se tournant vers la Chine pour accuser les US d'aviver des tensions sur un dossier à régler régionalement et sans ingérence extérieure. Mais en mars, Duterte accuse les US de l'avoir obligé à se tourner vers la Chine du fait de leur inaction dans la région, suggérant que des US interventionnistes pourraient regagner son soutien. Et en effet le 6 avril il annonce qu'il va planter des drapeaux philippins sur une série d'ïles revendiquées par son pays, avant de se rétracter une semaine plus tard au nom de l'amitié philipino-chinoise.

 

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Monde : "ré-aterrissage" national, crash ou rebond ?

Source LEAP2020

Cette expression de "recomposition chaotique" résume assez bien où en est le développement de la crise, étape s'étendant sur quatre années et qui comportera des phases de progression distinctes.

En cette première moitié de 2017, force est de constater que les efforts de réorganisation du monde sur une logique transnationale ont tous échoué:

- le système inter (ou supranationale édifié au XXè siècle ONU, FMI, BM, OTAN etc ) n'a pas réussi à s'adapter et à chapeauter la nouvelle configuration géopolitique multipolaire du début du XXIè siècle, il est aujourd'hui en plein marasme sous toutes ses formes, y compris régionales (UE, Mercosur, etc)

- les expériences prometteuses menées par les émergents à la fin de la première décennies du XXIè siècle , au premier rang desquelles le G20, les BRICS ou encore le projet OBOR ( New Development Bank et Asian Investment and Infrastructure Bank ) et se sont retrouvées frontales avec les intérêts des États-Unis et, sans le soutien de l' Europe, n'ont pas pu s'imposer comme la base d'une nouvelle organisation mondiale.( ce qui n'empêche pas d'avancer de leur côté, mais elles ne constituent pas de solutions globales).

- concernant les BRICS, sans reconnaissance et dialogue Euro-BRICS, le monde multipolaire allait se bipolariser en deux camps séparés dans le cadre d'une nouvelles guerre froide ou réunis dans celui d'une vaste conflagration mondiale. Depuis 3 ans (et la crise euro-russe de 2014 qui anéantissait les espoirs d'ouverture constructive de l'Europe aux nouvelles réalités mondiales) deux camps se sont structures sur des logiques venues tout droit du XXè siècle ( combinant "non alignement" et "bloc communiste") , autour de lignes de front froides ( UE-Russie) ou chaudes ( monde judéo-chrétien Monde musulman) ne se superposant pas toujours (le positionnement de la Russie est difficile à lire, sans doute parce que ce pays tente d'échapper à une catégorisation qui ne peut lui rappeler que de mauvais souvenirs).

Ces tensions sont essentiellement le résultat de conflits d'intérêt et d'incompatibilité chroniques entre des "systèmes" supra nationaux ( Amérique "impérialiste", EU, OTAN etc) venus d'époques et de régions différentes, au service d'intérêts économiques et institutionnels déshumanisés de toutes sortes, système par ailleurs non ancrés dans une légitimité populaire ou démocratique que l'on ne trouve toujours pas aujourd'hui, et ce malgré 70 ans de trans-nationalisation des mécanismes de gouvernance, au niveau des États.

C'est ainsi qu'en 2016, face au risque croissant de conflagration, le monde a "ré-atterri" au niveau national ( dirigeants nationalistes aux US, en Inde et au Japon, Brexti et conséquences sur une Europe "multi-vitesses" remettant officiellement les clés de la boutique aux États-membre, etc). Cette étape est voulue et jugée plutôt rassurante par une partie des peuples qui ont le sentiment d'avoir à nouveau la main sur leur destin; et inquiétante pour une autre partie qui a en mémoire les très grands échecs des États-nations en matière de gestion du monde au début de XXè siècle.

Le succès de ce repli stratégique dépendra de l'efficacité et de la rapidité avec laquelle les grands États en concertation avec les petits, parviendront à mettre en place les nouveaux principes des niveaux supra-nationaux. Le risque le plus évident est bien entendu l'escalade de tension liée à la réaffirmation d'intérêts nationaux exclusifs et par conséquent incompatibles aboutissant à un processus de destruction au lieu du processus de reconstruction espéré.

D'une certaine manière, on peut dire que la crise cesse d'être systémique au sens où nos destins collectifs dépendent (comme dans toutes les grandes périodes de transition) d'une poignée d'individus politiquement sur-dopés ( Poutine, Trump, Modi, Erdogan, Abe, Netanyahou, XI...) tentant de sortir des rets du système précédent, et dont certains sont des Churchill/De Gaulle mais d'autres des Mussolini/hitler... sans que médias et dirigeants soient capables de nous éclairer sur qui est qui et sur la façon de préserver la paix et de construire l'avenir dans un tel contexte.

Inutile de dire que l'exercice d'anticipation n'a jamais été aussi utile et incertain à la fois qu'en ce moment.Sur la base de cas concrets ( crise en Syrie,  BRICS, UE, Euroland) il est bon d'étudier les perspectives nouvelles qu'offre ce retour au niveai national dans la gestion des affaires régionales ou globales, ainsi que les risques générés par cette méthode.

suite....

 

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09 avril 2017

Trump écrasé par les néocons

Il est probable que les américains tentent de négocier avec les russes en ce moment à propos de la Syrie.

Problème : les néocons haïssent la Russie et tout ce qui est russe. ( et ils exècrent Poutine). Donc comment le Département d'Etat et la Maison Blanche négocient-ils avec les Russes pendant qu'au même moment le Congrès, les médias et la CIA sont tous engagés dans uns campagne de haine historique et paranoïaque contre la Russie ?

L'énigme de Trump ?  il a besoin que les véritables ennemis de Deach - la Russie, L'Iran et la Syrie - acceptent son plan, mais en même temps il est trop contrôlé (par les néocons) pour attaquer et arrêter cette campagne de haine contre la Russie, l'Iran et la Syrie à l'intérieur des États-Unis.

Les néocons soutenus par la CIA et le Pentagone, veulent mettre la Syrie à feu et à sang et pousser d'une manière ou d'une autre les Russe les Iraniens et la Syriens à lla soumission en les terrorisant.

Banner vient d'être renvoyé du Conseil de Sécurité National des États-Unis de sorte que le "coup d'Etat" contre Trump est entièrement accompli. les néocons ont totalement écrasé Trump ! C'est cuit ! C'est un moment aussi crucial que celui de l'agression US/OTAN contre la Yougoslavie en 1999.

Prémakov était alors Premier ministre de Russie, il a ordonné à son pilote de faire demi-tour de l'avion qui l'amenait en visite officielle à Washington DC

La Russie va-t-elle annuler la visite de Rex Tillerton à Moscou prévue les 11 et 12 avril ? (Poutine est un homme de dialogue)

 

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18 mars 2017

La levée du tabou du défaut de paiment US

Sans Kissinger pour négocier le pétrodollar et remettre la monnaie américaine au centre du jeu mondial après le choc de l'annonce de Nixon en 1971 d'interrompre la convertibilité du dollar en or, le billet vert ne serait plus la référence mondiale depuis plus de 40 ans.

Trump saura-t-il s'entourer de conseillers de même calibre - et saura-t-il les écouter ? Car un choc de même ampleur est en gestation : il s'appelle défaut de paiement sur la dette publique étasunienne. C'est en effet le tabou qu'a levé l'élection de Trump. Alors; prophétie auto-réalisatrice ou sain débat ? Solution ou catastrophe ?

L'impensable défaut souverain.

S'il est un pays interdit de défaut sur sa dette publique, ce sont les États-Unis. Les bons du Trésor US sont en effet au coeur du système financier mondial, considérés comme le safe haven ultime et comme le marché d'obligations le plus liquide au monde. Il va sans dire que personne n'envisage que les Etats-Unis puissent manquer le moindre remboursement de leurs obligations souveraines.

La déflagration qu'un tel défaut engendrerait serait, semble-t-il, sans commune mesure avec celle de la faillite de Lehman Brothers, si l'on se réfère aux montants en jeu  (600 milliards de dollars pour Lehman, contre 20 000 milliards de dette publique US) et à la place systémique de Wall Street, et plus généralement de la finance outre-atlantique.

Des États-Unis qui tiennent leur rang dans l'ordre mondial actuel sont clairement privés de cette option, qui est pourtant assez courante pour les autres pays? ( au cours des 35 dernières années, nous ne comptons pas moins de 70 défauts souverains dans le monde (!)...). Mais les États-Unis , eux , n'ont jamais fait défaut sur leur dette fédérale. C'est une valeur sûre et un défaut souverian US est donc impensable. Impensable? Au même titre que le Brexit ou que l'élection de Donald Trump?

La certitude s'effrite

Officiellement, l'Etat fédéral américain, n'a effectivement jamais fait défaut. Et pourtant...;Comment qualifier l'arrêt en 1971 de la convertibilité du dollar en or, entraînant par rapport au métal précieux un perte en valeur majeure du dollar, et avec elle de la dette nord-américaine ? Ou encore les dévaluation similaires de 1933 et 1934 sous Roosevelt ? On le voit, cela ne prend pas forcement la forme d'une cessation de paiement claire et nette...Et puisque l'on évoque Roosevelt, le pan du "programme" de Trump consistant en une relance économique via les infrastructures ne fait-il pas vaguement penser au New Deal, créant à priori la même tentation de dévaluer fortement le billet vert ?

Cela pourrait être de hasardeuses spéculations si Trump n'avait pas lui-même affiché lors de sa campagne sa volonté de renégocier la dette publique américaine si nécessaire. Attention, l'on ne peut prétendre que Trump fait ce qu'il veut sur ce sujet (ni aucun autre d'ailleurs) bien au contraire : il est sans doute instrumentalisé sur de nombreux points de sa politique? Néanmoins le tabou est levé et il n'est désormais plus inconcevable que les États-Unis fassent un jour défaut ( sous une forme ou une autre) sur leur dette publique fédérale, et cela change déjà tout.

Libération de l'endettement

Ce qu'apporte ce changement de perspective sur la dette US est bien résumé par cette phrase de Trump : "j'emprunterais, sachant que si l"économie se crashe, on pourrait négocier. Et si l'économie va bien, c'est bien. Donc on ne peut pas perdre."

A dire vrai, difficile de ne pas lui accorder un certain bon sens : il aurait tort de se priver d'emprunter sur les marchés, étant donné que le pays peut le faire à des taux historiquement bas. Par ailleurs, les États-Unis ne sont pas l'Argentine ni la Grèce, et les marchés oublieraient bien vite un défaut de paiement US et leur prêteraient à nouveau sans tarder pour profiter des nouvelles perspectives économiques du pays précisément onvertes par la restructuration.La période douloureuse semble aainsi restreinte aux quelques mois qui précéderaient et qui suivrait le défaut.

La levé de ce tabou a donc pour première conséquence de débrider l'endettement public étasunien, qui sera en effet nécessaire si Trump veut, comme il l'a promis, réduuire les impôts tout en menant à bien son plan de soutien à l'économie.

 

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07 mars 2017

Le DONBASS se sépare de l'UKRAINE

La semaine dernière, à la suite de l'imposition d'un blocus total contre la Novorossia par les Ukronazis, la Russie a déclaré qu'elle reconnaîtra désormais les documents officiels émis par les autorités de la DNR et de la DLR. Cette semaine, les autorités novorossiennes ont nationalisé toutes les usines importantes du Donbass. En outre, les Novorrossiens ont maintenant déclaré que puisque les autorités ukrainiennes ne veulent pas acheter leur charbon et leur anthracite, elles les exporteront désormais vers la Russie.

Le Novorosssiens ont en outre déclaré qu'à partir de maintenant, seul le rouble russe circulera dans les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk.

en résumé

- Les Ukronazis ferment complètement la frontière non officielle avec la Novorossia.

- La Russie reconnaît les documents officiels novorossiens

- La DNR et la LNR nationalisent toute l'industrie ukrainienne dans le Donbass

- Les Ukronazis déclarent que la ligne de contact est maintenant considérées comme une frontière

- Les Novorossiens déclarent que le rouble russe est la seule monnaie légale en Novorossia

- Les Novorossiens exportent maintenant l'ensemble de leur production de charbon en Russie.

- Aucune usine en Novorossia ne paiera plus d'impôts à Kiev.

Cela ressemble à ce que la DNR et la LNR coupent leurs derniers liens avec l'Ukraine et que la junte semble accepter ce plan.

En réalité, tout cela est beaucoup plus compliqué, il y a une guerre secrète entre les oligarques ukrainiens et le président Porochenko, et il y a également une guerre pas si secrète que çà entre l'opposition ukrainienne et Porochenko.Cette situation pose aussi la question de savoir ce que les banques russes seront en mesure de faire et voudront faire pour aider les Novorossiens.

On peut juger de la gravité de ces développements aux efforts herculéens accomplis par les médias grand public occidentaux pour ne pas en faire mention. Même le secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères? Boris Johnson, qui était à Kiev il y a peu, s'est concentré sur le concours Eurovision à venir, et pas sur les importants développements qui se déroulent dans le sud-est.

Si le Donbass coupe actuellement de facto ses derniers liens avec l'Ukraine et s'intègre politiquement et économiquement à la Russie, et si la junte de Kiev semble avoir été incapable d'empêcher les volontaires nazis de déclencher la crise avec leur blocus, alors cela signifie potentiellement des choses importantes :

- Les Ukronazis ont renoncé à l'idée de reconquérir la Novorossia

- L'effondrement de l'Ukraine-croupion a commencé.

 

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01 mars 2017

Comment discréditer Donald TRUMP

La campagne conduite par les sponsors de Barak Obama, d'Hillary Clinton et de la destruction du Moyen-Orient élargi, contre le nouveau président état-unien se poursuit. Après la marche des femmes du 22 janvier, une marche pour la science devrait se tenir non seulement aux Etats-Unis, mais dans le monde occidental, le 22 avril. IL s'agit de montrer que Donald TRUMP n'est pas seulement misogyne, mais aussi obscurantisme.

Que le président conteste le rôle de Barak Obama dans la création de la bourse climatique de Chicago (bien avant sa présidence) et qu'il rejette l'idée selon laquelle les perturbations climatiques sont causées par le rejet de carbone dans l'atmosphère attestent qu'il comprend rien à la science.

Pour convraincre l'opinion publique états-unienne de la folie du président qui a dit souhaiter la paix avec ses ennemis et collaborer avec eux à la prospérité économique internationale, un des plus grands spécialistes de l'agit-pro (agitation & propagande), David Brock, a mis en place un imposant dispositif avant même l'investiture.

A l'époque où il travaillait pour le compte des républicains, Brock lança contre le président Clinton ce qui devait devenir le Troopergate, l'affaire Whitewatter et l'affaire Lewinsky. Ayant retourné sa veste, il est aujourd'hui au service d'Hillary Clinton pour laquelle il a déjà organisé aussi bien la démolition de la candidature de Mitt Romney que la riposte dans l'affaire de l'assassinat de l'ambassadeur US à Benghazi. Durant les dernières primaires, c'est lui qui dirigeait les attaques contre Bernie Sanders. "The National Review" a qualifié Brock " d'assassin de droite devenu assassin de gauche".

Il importe de rappeler que les deux procédures de destitution d'un président en exercice, intentées depuis la seconde guerre mondiale, l'ont été au profit de l'Etat profond et pas du tout de la démocratie. Ainsi le Watergate fut entièrement piloté par un certain "gorge profonde" qui s'avéra 33 ans plus tard être Mark Felt, l'adjoint de J.Edgar Hoover le directeur du FBI; Quant à l'affaire Lewinsky, ce ne fut qu'un moyen pour contraindre Clinton à accepter la guerre contre la Yougoslavie.

La campagne actuelle est organisée en sous-main par quatre associations :

Media Matters (les médias ont de l'impoartance) est chargé de débusquer les erreurs de Donald TRUMP..le président n'est pas fiable...

Américan Bridge21 st Century a collationné plus de 2000 heures de vidéos montrant Donald TRUMP depuis des années lui permettant de rechercher des contradictions entre les anciennes déclarations et sa position actuelle.

Citizens for Responsability and Bhics in Washington  (les citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington ) est un cabinet de justice de haut niveau chargé de traquer tout ce qui pourrait faire scandale dans l'administration TRUMP.

Shareblue (le partage bleu) est une armée électronique qui touche déjà 162 millions d'internautes aux États-Unis. Elle est chargée de répandre des thèmes fixés à l'avance.dont :

TRUMP est sous l'influence de Vladimir POUTINE

TRUMP est une personnalité faible et colérique.

TRUMP n'a oas été élu par la majorité des états-Uniens, il est donc illégitime

etc...etc....

L'ensemble de ce dispositif - mis en place durant la période de transition, c'est-à-dire avant l'arrivée de TRUMP à la maison blanche - emploie déjà plus de 300 spécialistes auxquels, il convient d'ajouter de nombraux bénévoles. Son budget annuel, initialement prévu à 35 millions de dollars, a été augmenté pour atteindre environ 100 millions de dollars.

Détruire ainsi l'image - et donc l'autorité - du président des Etats-Unis avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit peut être lourd de conséquences.Jamais ce type de technique de manipulation de masse n'avait été utilisé contre un chef de file du camp occidental.

Pour le moment ce plan fonctionne : aucun leader politique dans le monde n'a osé se feliciter de Donald TRUMP à l'exception de Vladimir Poutine et de Ahmadinejad.

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23 février 2017

Vers un renversement du "monde d'hier"

L'histoire l'atteste

Chaque fois qu'un système s'effondre, ses dirigeants ne s'en rendent compte que l'orsqu'ils sont emportés par la tempête.

Ainsi, les responsables politiques de l'Union européenne,réunis comme chaque année à Munich pour leur conférence sur la sécurité, du 16 au 19 février, ont-ils été choqués d'entendre Sergey Lavrov, ministre des affaires étrangères de Russie, évoquer un ordre mondial post-occidental. (le monde de demain)

Il y a dix ans en 2007, Vladimir Poutine,y faisait un discours soulignant que l'intérêt des Européens,n'était pas de suivre le Pentagone dans ses aventures militaires mais de se comporter de manière indépendante. Il rappelait que son pays, la Russie, était aussi un Etat européen, même s'il était exclu de l'Union européenne. Les participants s'étaient gaussé de lui et de ses prétentions. Ils s'étaient unanimement jetés dans les jupes de l'OTAN.

Pourtant, le monde se dérobe sous leur pieds, mais d'une manière ahurissante, les européens persistent à poursuivre ce but qui leur avait été imposé par Washington, mais dont le peuple états-unien et son président Donald Trump ,ne veulent plus . (le monde d'hier)

Ainsi en dépit du discours de Vladimir Poutine en 2007, rien n'a fondamentalement changé, les responsables politiques de l'UE n'ont aucun "projet" obsédés qu'ils sont par leur délire imperialiste.

De même si l'on observe les futures élections présidentielles en mai,  France, aucun des prétendants n'a de "projet" long terme pour le pays.

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20 février 2017

Brouillard statistique

Source ; LEAP2020

Dans la crise systémique globale en cours, LEAP souligne depuis quelques années déjà le "brouillard statistique" pour qualifier l'incapacité des outils actuels à mesurer l'économie réelle, voire la manipulation de ceux-ci afin de faire correspondre les résultats au discours politique (ou l'inverse).

Si l'on met de côté cette tentative de manipulation, ce "brouillard statistique" provient également du fait que l'économie évolue profondément et que les indicateurs d'hier (PIB, chômage, etc) ne sont plus pertinents dans le monde d'aujourd'hui.Après quelques vaines velléités de transformation de ces indicateurs depuis plus d'une décennie, on voit naître de nouvelles initiatives (durables cette fois-ci ?) et qui occasionneront à court terme une certaine confusion avant de s'hamoniser d'ici 2025 sous l'impulsion d'instances internationales comme le G20

Les débats ou les propositions des campagnes électorales le montrent suffisamment : seuls semblent compter le taux de croissance du PIB d'une part, et le taux de chômage d'autre part. Ce n'est guère étonnant dans un système ou le travail, tout comme l'accroissement "des richesses" tiennent une place centrale. Ces deux indicateurs ont aiguillé les politiques pendant de longues décennies avec des résultats qui peuvent être jugés satisfaisants sous de nombreux aspects.

Néanmoins, si chaque point de croissance est de plus en plus difficile à aller chercher et le taux de chômage reste constamment si haut, c'est qu'il y a une raison.La société se transforme radicalement et ces deux indicateurs, qui ne reflètent pas ces évolutions,commencent à devenir obsolètes. Leurs limitations ont plusieurs causes : statistique d'une part, politique ou idéologique d'autre part, mais surtout, plus fondamentalement, ces indicateurs eux-mêmes, par construction, ne mesurent pas le développement harmonieux d'une société.

Ces deux indicateurs sont tellement emblématiques qu'elles font évidemment l'objet d'une pression politique intense et sont constamment l'objet de comparaison internationales. Et là surgissent les premiers problèmes...Comment comparer des économies fonctionnant en devises différentes;, dont les taux de change ne cessent de bouger violemment ? Nous avons déjà vu les effets pervers liés à l'utilisation d'un étalon unique, le dollar : nous en avons ici une nouvelle illustration. Ainsi les États-Unis sont de loin le premier pays pour le PIB nominal exprimé en dollar, tandis qu'ils sont derrière la Chine en parité de pouvoir d'achat (PPA).

Autre exemple, quel sens a la comparaison de la croissance du PIB aux États-Unis, pays dont la population croît de 0,7% par an , à celle de la zone euro où la population croît seulement de 0,3% par an ? Ou encore, pourquoi comparer les revenus par habitant entre un pays où des services essentiels comme l'éducation ou la santé sont onéreux, à un autre où ils sont gratuits ?

Concernant le taux de chômage, les comparaisons sont plus délicates encore, car les méthodes de calcul différent entre pays. On peut citer le site ShadowStats pour son calcul alternatif du taux de chômage US, sans doute plus fidèle à la "réalité" (du moins celle ressentie par la majorité des américains) : celui-ci donne un image singulièrement différente du marché du travail US.

Dans le cas du taux de chômage, ces statistiques ne mesurent pas ce qu'elles prétendent mesurer ( ou plutôt ce que l'on entend communément par "chômage") et sont donc trompeuses. Il en est de même pour le PIB qui n'est qu'un piètre reflet de la "richesse" d'une nation. C'est d'autant plus dommageable lorsqu'elles servent de guide à une politique économique, par exemple la modération salariale en Allemagne, au détriment des ses partenaires, ou encore le dumping fiscal irlandais pour attirer les multinationales.

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DECODEX, l'OTAN et l'UE

L'état-major militaire de l'Union européenne a dévoilé son rôle dans la création d'un service visant à discréditer des site Internet, le Decodex.

Ce service, techniquement subventionné par Google et Facebook, entend lutter contre l'influence russe supposée en Occident en accusant les sites Internet contestant l'OTAN de ne pas être sérieux et de relayer la "propagande" supposée de Moscou.

Plusieurs médias ont été choisis pour collaborer à ce projet. Ils sont tous français,(dont "Le Monde"), la racine du mal étant, selon les promoteurs de la campagne, non pas "Sputnik" et "Russia Today", mais le Réseau Voltaire.

Ainsi le journal "Le Monde" n'hésite pas à des attaques virulentes et diffamatoires contre le blog " Les Crises" crée et animé par Olivier Berruyer, bien que ce dernier ait largement établi sa bonne foi.

J'ai pour ma part apprécié depuis longtemps la qualité et la diversité de l'information ainsi que l'indépendance d'esprit du blog "Les Crises"

il s'agit là, d'une grave atteinte à la liberté d'expression, et c'est inadmissible.

 

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21 janvier 2017

Configuration géopolitique, Monnaies, finance, Europe 2017

source : LEAP2020

La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine crée les conditions du changement, mais ce n'est pas encore le changement, contrairement à ce que les médias et les populistes croient. Loin d'une "révolution", l'avénement de Trump à la tête du système occidental correspond à une radicalisation de la situation. En réalité, Trump est le symptôme d'un système occidental qui n'a pas réussi à s'adapter et qui va désormais tenter de garder la main par la violence pure, ciblant les citoyens et les nations qui proposent des contre-modèles politico-économiques. La méthode va donc changer, mais les objectifs et les grands principes, non.

Parmi toutes les incertitudes qui demeurent, il nous faut maintenant comprendre les défis que cela représente pour le reste du monde, notamment pour la zone euro. En un sens , les opportunités pour une plus grande indépendance sont à saisir, mais pourront-elles l'être?

On le sait, l'euro n'a pas réussi à jouer son rôle de monnaie internationale de référence et n'a au contraire pu servir que de béquille au dollar. Il faut donc d'abord comprendre l'avenir du dollar pour anticiper celui de l'euro.

Alors que tout le monde prévoyait un effondrement des bourses et du dollar en cas de victoire de Trump, il n'en a rien été, bien au contraire. Les marchés sont en hausse car le programme du nouvel élu, aussi flou soit-il, nécessite un monceau de nouvelle dette, qui appelle des investissements qui iront se recycler dans les marchés financiers, voire un probable nouveau cycle de QE ou équivalent, dont on sait à quel point il profite aux bourses américaines.

La même logique à conduit les obligations US à voir leur taux d'intérêt augmenter en prévision de l'offre de dette abondante qui devra trouver preneur, et de l'inflation que ne manquera pas de provoquer la mise en place de mesures protectionnistes.Cette augmentation des taux crée ainsi un appel d'argent en direction des États-Unis devenus plus rentables, et renchérit le dollar par une demande accrue.

Est-ce compatible avec la politique que veut mener Trump? Pas vraiment. Avec plus de barrières  protectionnistes, les échanges commerciaux entre les États-Unis et le reste du monde baisserons mécaniquement, entraînant une moindre utilisation internationale du dollar et donc baisse de celui-ci. L'impact de l'inflation prévue à cause du renchérissement des importations est, quant à lui, bien moins clair : tout dépend en effet des taux d'intérêt qui devront plus que compenser l'inflation prévue afin d'attirer les investisseurs. Par ailleurs, pour garder la capacité d'exporter malgré les mesures protectionnistes que ne tarderont pas à leur imposer en retour leurs partenaires commerciaux, les États-Unis auront besoin d'un dollar faible.

Le taux des obligations souveraines est le mur contre lequel se heurent les velléités contradictoires de Trump (relance keynésienne sans augmenter la dette et en baissant les impôts). Ce taux est en effet le plus révélateur du vrai sentiment des investisseurs : les États-Unis  pourriront-ils emprunter encore longtemps ? Un bref calcul simpliste est éclairant : en 20155 le gouvernement fédéral a payé 223 milliards de dollars d'intérêt sur la dette; une augmentation des taux d'emprunt moyen de seulement 1 point de pourcentage sur une dette de 19 800 milliards doublerait ces dépenses. Pour les payer, il faudrait augmenter de plus de 5% le budget fédéral, et non le diminuer comme le voudrait Trump, sans même compter les plans de relance prévus pour rénover les infrastructures.

Face à ce constat, et sans parler du choc que représente une hausse des taux d'intérêt pour les entreprises et les ménages du pays dopé à l'argent facile, il n'y a guère que trois options possibles :

- sabrer dans les dépenses autres que le remboursement de la dette, en particulier les dépenses militaires ou sociales, option difficile et peu probable vu les enjeux politiques et les sommes en jeu.

- demander à la FED de racheter les obligations via un nouveau cycle de QE

- faire défaut sur la dette, ce qui n'est pas une option à exclure avec un tel président.

 

 

Posté par millesime57 à 17:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]