Comment peut-il y avoir surproduction, alors que des millions de familles continuent de manquer du nécessaire ? L'argent tel qu'il est crée aujourd'hui par les banques est-il encore le meilleur moyen de répartir les richesses de nos sociétés ?

Notre système de création monétaire n'est pas adapté aux besoins de notre société. Qui décide de ce que l'on va faire ? Ce sont les investisseurs, ceux qui ont l'argent, qui vont décider où le mettre, et ils ne le mettent pas en fonction des besoins mais de la rentabilité.

L'enjeu majeur de cette crise est de mettre fin à cette économie virtuelle, donc de réglementer la finance, refaire que les banques çà sert à faire du crédit pour les partculiers et les entreprises pour qu'elles investissent et créent de l'emploi, et pas spéculer. Va-t-on être capable de rétablir une économie normale, où est-ce que cette économie de confiscation va se poursuivre par d'autres moyens ?

Face à la crise, un seul pays a refusé de payer pour les banques : l'Islande . Les islandais ont refusé le chantage de l' Europe et ont demandé un référendum, ils ont voté à 93% contre le remboursement de la dette privée avec de l'argent public.

Quelle place tient l'argent dans une société ? Si on ne comprend pas ce qui s'est passé, nous sommes condamnés à revivre la même histoire. Les générations se font enfumer parce qu'elles sont incultes.

Les deux grands fondamentaux sans lesquels il n'y aurait pas d'économie possible, c'est d'une part la nature et d'autre part les humains. Si il n'y a plus d'écho-système vivable, il n'y a pas d'économie et s'il n'y a plus d'humains il n'y a pas d'économie non plus ! Donc quand on parle de fondamentaux économiques on devrait dire, il n'y a pas de fondamentaux économiques que pour autant qu'il y a d'abord une préservation des écho-systèmes naturels et les fondamentaux humains sans lesquels il n'y a pas d'économie.

Donc la monnaie qui naît n'est qu'un symbole et n'a de sens que si elle garde un lien avec cette réalité qu'elle peut exprimer. Si la monnaie n'a plus aucun lien, ou si ce lien est déformé, non seulement elle ne préserve pas les fondamentaux écologiques et humains, mais elle a même tendance à les détruire.

Changer de banque suffit-il à faire changer "la Banque" ? Combien de crises financières privées deviendront-elles encore publiques générant des dettes infinies ? Combien de faillites seront encore nécessaires pour que l'argent redevienne le bien public qu"il devrait être ?