C'est tout bonnement incroyable, incroyable à la vitesse à laquelle le sentiment tourne. La vitesse à laquelle les intervenants passent de : "tout va bien, les chiffres économiques US sont rassurants" à : "OH MON DIEU, les chiffres économiques allemands sont IMMONDES !!!"

Dès très tôt le matin le Japon a immédiatement donné le ton. On s'est rendu compte que le Yen se baladait du côté des 110 contre le dollar et qu'à ce niveau, les exportatrices locales allaient rapidement se retrouver dans une situation critique. De sorte qu'on se DEVAIT de réagir en balançant sur le marché à peu près tout et n'importe quoi de ce que nous avions en portefeuille et qui se traite en Yen. Le reste de la journée n'était qu'une suite de commentaires déprimants et de nouvelles qui foutaient les jetons, sans compter les déclarations angoissées de Madame Lagarde

Tout d'abord les futures prenaient l'eau avant l'ouverture, ensuite les allemands publiaient des chiffres économiques qui étaient peu appétissants pour les partisans du retour à la croissance en Europe et qui confirmaient que le moteur allemand ressemble de plus en plus à un vieux moteurs diesel poussiéreux. A partir de là, le ton était donné. Nous étions dans une journée placée sous le signe de l'ours qui se réveille de son hibernation entamée au début du mois de février. C'est étonnant la vitesse à laquelle nous sommes passés d'une certaine sérénité à l'envie de se ronger les ongles en faisant brûler des cierges afin que l'on ne se reprenne pas un claque comme celle du mois de janvier.

Alors que l' Allemagne et la France donnaient le ton, le Goethe University de Francfort n'a rien toruvé de mieux de d'engager Christine Lagarde pour faire un speech. Cette dernière à donc profité de la tribune qui lui était offerte pour "encourager" tous les pays du monde à se donner la main pour " BOOSTER LA CROISSANCE", prévenant que si cela ne se produisait pas, la croissance globale était menacée...!

Ce qu'il y a de bien dans ce genre de discours, c'est le fait que ce soit super-utile et très constructif. Oui; parce que sachant que l'investisseur moyen, avec sa vision de l'investissement à cinq minutes, entend un truc pareil, la première réaction c'est de tirer d'abord et de poser les questions ensuite. Mais après, une fois que le "mal est fait", on peut se poser la question du pourquoi du comment.!

Madame Lagarde est plutôt sympa, mais quand elle enjoint les pays de ce monde à se donner la main pour booster la croissance, elle croit quoi ??? Elle pense sérieusement que ce n'est pas ce qu'ils sont en train d' ESSAYER de faire ??? Non parce que les multiples QE américains, les  plans de soutiens à la croissance en Chine, le Japon qui pagaie dans tous les sens depuis 25 ans pour essayer de faire avancer les choses et Draghi qui fait "whatever it takes" toutes les tois semaines à la télé, c'est quoi ??? C'est pas pour booster la croissance ?

Non, je crois qu'ils essaient tous déjà de faire quelque chose, c'est juste qu'il n'y arrivent pas. Christine Lagarde c'est un peu le supporter devant sa télé, avec ses 3 bieres et ses deux hot-dogs qui hurle au joueur sur le terrain de se bouger les fesses et de marquer les deux goals qui manquent pour se qualifer pour la ligue des champions.

Y a qu'à !!! C'est pas faute d'essayer, c'est juste que çà ne marche pas !!!