Les civils (otages) peuvent enfin fuir les combats et rejoindre des camps d'acceuil mis en place par le "régime"

Est-ce la vérité ?

La concomitance de la déroute en cours des "rebelles" et l'exode des civils (qui se réfugient auprès de l'armée régulière syrienne) contredisent la version des grands médias occidentaux.

Ces derniers, prompts à alerter l'opinion sur la présence de civils dans les quartiers tenus par les combattants, s'inquiètent maintenant des civils qui fuient les combats à mesure que les "rebelles" cèdent du terrain. "L'Express" évoque ainsi le "martyr" d'Alep et titre : "laissez sortir les civils à Alep-Est où l'exode s'accélère".

Mais qui retient les civils ?

Et si l'exode s'accélère c'est qu'ils sortent déjà !

"Le Monde" dans un article intitulé: Syrie la rebellion s'effondre à Alep  : "jamais sans doute le désespoir des civils n'avait été aussi grand dans les quartiers "rebelles" d'Alep" .

Par simple juxtaposition des termes "l'effondrement de la rebellion" , c'est aussi le "désespoir des civils", rien pourtant n'est moins sûr que la solidarité entre ces combattants et la population jusque-là piégée dans les quartiers Est d'Alep.

A Alep, selon le grand reporter du "Figaro", Georges Malbrunot qui s'est rendu sur le terrain en octobre 2016, les forces "rebelles" se décomposaient alors de la façon suivante : 2 000 djihadistes de l'ex front Al-Nostra, rebaptisé Fatah al-Cham mais aussi branche syrienne d'Al-Qaïda, dont les leaders dirigent les autres groupes terroristes, qui n'ont d'autre choix que d'obéir; le groupe salafiste d' Ahrar Al-Cham 3 000 combattants environ, soutenu par le Quatar et l'Arabie saoudite, et enfin les rebelles "modérés" de l' Armée syrienne libre, laquelle s'est évaporée dans le reste du pays, mais serait encore à Alep. 

Les médias s'inquiètent donc de "l'effondrement de ces combattants extrémistes", les préférant toujours au "régime" de Bachar al Assad.

Quant aux civils en fuite, la première interrogation qui vient à l'esprit est : pourquoi fuient-ils maintenant et quel est l'évenement déclencheur qui leur permet de fuir, plutôt maintenant qu'auparavant ?

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (hostile au régime) admet que quelques 50 000 habitants auraient fui la zone de combat en quelques jours. Les "rebelles" ne semblent plus en mesure de verrouiller les quartiers ni de contenir la population.

Les médias préfèrent voir des civils en fuite devant les troupes de Bachard al Assad ..! (Il faudrait admettre que les "rebelles" auraient pris la population en otage...c'est d'ailleurs le cas en Irak à Mossoul, où les occidentaux appuyés par leur presse, parlent dans ce cas de population utilisée comme bouclier humain et de...terrorisme! ).

En fait, les civils en fuite se réfugient dans des camps mis en place par le "régime" et non auprès des "rebelles".

Les civils, victimes du "régime" en Syrie, mais otages en Irak ?  cherchez l'erreur !