Ou bien se fier, dans le cas de Donald Trump, à ses engagements de campagne ?

Bonne nouvelle : Hillary Clinton a perdu !

Mauvaise nouvelle : Donald Trump a gagné !

Comme tous les politiciens sont des menteurs qui avant les élections disent ce qu'ils croient être de nature à induire les électeurs à voter pour eux et, une fois élus, oublient tout, la question se pose aussi pour Donald Trump. Ses premiers propos de président élu très consensuels (en particulier sur Hllary Clinton qu'il n'est plus question d'envoyer en prison ou sur la FED dont il n'est plus question de virer Yellen et ses autres dirigeants, etc...) sont en contradiction avec ceux, radicaux, qu'il a tenus tout au long de sa campagne jusqu'au dernier jour. Habileté ou trahison récupération par le " Système" ?

Henri Queuille, un abominable politicien français de la 4ème République, grand inspirateur de toute la classe politique française qui applique avec enthousiasme depuis des années ses conseils, disait : " Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent " et encore " La politique n'est pas l'art de résoudre les problèmes mais de faire taire ceux qui les posent", va-t-il en être de même avec Donald Trump ? Est-il un nouveau Tsipras de droite ?

C'est ce que semblent croirent les marchés financiers qui font preuve d'un fort optimisme, lequel devrait se poursuivre jusqu'au 20 janvier 2017 et qu'alors Donald Trump devenant président, réaffirmera ses engagements  de campagne (expulsion effective des migrants illégaux et cessation de toute nouvelle immigration mexicaine, asiatique et musulmane, fortes mesures commerciales protectionnistes, dénonciation de plusieurs accords internationaux et isolationisme assumé par le rapatriement des forces militaires US stationnés à l'étranger en cas de non-participation financière à leur entretien des pays qu'elles "protègent" ou plutôt occupent).

Engagement qui risquent à ce moment-là ou un peu avant (lorsqu'il donnera la composition de son cabinet) de provoquer une nouvelle correction des actions à la baisse.

Tant que le pétrole WTIC restera au-dessus de 43 USD le baril, les actions devraient rester bien orientées, surtout si l'OPPEP et la Russie s'entendent le 30 novembre pour diminuer leur offre de pétrole. 

Trump est parti d'un juste constat sur la mondialisation, aura-t-il le courage de poursuivre dans la recherche de solutions adaptées ? Ce qui sera difficile.

A moins que Trump renie ses engagements, ce qui calmerait les craintes de ceux qui ( pas toujours à tort) jugent économiquement dangereux son programme proclamé, et, alors, le plus grand bull market des actions de l'Histoire se développerait dans la durée parce que la combinaison des dépenses publiques en forte augmentation et de la baisse massive des impôts des particuliers et des entreprises, dans la ligne de la politique inflationnsites et d'endettement de Ronald Reagan, serait explosive à la hausse pour les actions et fortement baissière pour les obligations (Trump s'étant proclamé le "roi de la dette" qu'il a abondamment utilisée dans ses affaires personnelles).

L'or et l'argent-métal affectés négativement par des taux d'intérêt à moyen et long termes plus élévés, les investisseurs s'orienteront alors en masse vers les actions au détriment des obligations de l'or et l'argent-métal.

à Noter : un nouveau plus haut du Dow Jones Industriel