Une intervention occidentale ouverte en Syrie contre le gouvernement d'Assad (qu'il fallait soutenir constamment dans son combat contre ses djihadistes au lieu de l'ostracier et d'armer ses opposants comme le Front Al Nostra allié d'Al Qaida) mettrait le feu aux poudres (au même titre que celle menée en Libye à l'initiative de Sarkozy contre Kadhafi a conduit au chaos islamiste là-bas ou que la "révolution" ukrainienne montée de toutes pièces par les USA et l'UE, dans le prolongement de l'élargissement sans fin de l'OTAN en parallèle avec celui de l'UE, a recrée une situation de "guerre froide" qui peut à tout moment dégénérer en guerre tout court).

Outre le risque de voir l'État islamiste-Daesh s'installer à Damas puis à Beyrouth (le Liban étant lui aussi en voie de déstabilisation avancée dont la "crises des ordures" n'est qu'un prétexte destiné à casser le seul État d'Orient associant encore musulmans et chrétiens), il y aurait des millions de migrants supplémentaires qui se précipiteraient en Europe...

Toute cette affaire étant exacerbée par le double jeu de la Turquie, qui en profite pour liquider les Kurdes (un deuxième génocide après celui des Arméniens?), ce que la Communauté internationale laisse faire...(disons plutôt la Communauté Occidentale).Comme par la guerre de religion entre Sunnites et Chiites, dont on ne peut pas prédire l'issue finale, d'autant que l'Iranr chiite pourrait retrouver son leadership régional au Moyen-Orient du fait de l'accord que les occidentaux ont signé avec lui dans le cadre de sa supposée renonciation à se doter de l'arme atomique et que l'Arabie Saoudite avec certains États du golfe, par leur radicalisme islamiste sunnite wahhabite, mettent de l'huile sur le feu après avoir aidé, de concert avec les USA, à l'émergence de l'État islamiste-Daesh.

Comme de Gaulle le conseillait aux américains lors de son discours de Phom Penh en 1966, il faut "laisser les peuples disposer d'eux-mêmes sans s'ingérer dans leurs affaires intérieures". La France actuelle doit cesser toute intervention militaire où que ce soit (en particulier en Afrique subsaharienne où elle envenime les tensions) et favoriser partout des solutions politiques, tout en prenant les mesures radicales visant à éviter "le grand remplacement" de sa population actuelle par des émigrés trop nombreux qui lui sont culturellement, religieusement et ethiquement étrangers, voilà le message gaullien, que les politiciens devraient entendre.

Il importe en même temps de consulter le peuple français par référendum, comme l'aurait fait de Gaulle, pour savoir s'il veut plus d'immigration sur son sol, au lieu de laisser Berlin, Bruxelles, Washington ou New-York en décider pour lui.

Ce qui n'empêche pas, tout au contraire, de rechercher les moyens de soulager la détresse immense des population émigrées en leur procurant l'aide humanitaire et économique nécessaire dans les territoires proches de leurs pays d'origine au lieu des les y laisser pourrir, cela étant du ressort de l'ONU et des ses organisations spécialisées , dont hélas l'inadaptation aux grandes questions planétaires devient croissante.