La soudaineté du krach récent des actions US et européennes comme la reprise qui s'en est suivie ont laissé les investisseurs interrogatifs dans la mesure ou la quasi totalité d'entre eux n'avaient pas anticipé le fort décrochage, ni sa correction subséquente habituelle, après tout mouvement bref de fort ampleur, de telle sorte que la plupart des intervenants soit n'ont pas beaucoup gagné, soit ont perdu énormément dans les deux sens.

La question est maintenant simple : les actions sont-elles reparties pour une forte hausse ou bien vont-elles rechuter bien plus bas que leurs plus bas niveaux récents ?

J'opte pour la deuxième alternative pour quatre raisons :

1/ La surévaluation de ces marchés d'actions toujours exagérée ne pourra par être maintenue sans de nouveaux QE massifs de la part des banques centrales qui n'auront pas lieu, sauf peut-être, modérément, en zone euro, et le maintien de taux d'intérêt zéro voire négatifs, ce qui ne se produira pas non plus, la FED de son côté remontant son taux directeur nécessairement avant fin 2015, ce qui risque de faire repartir le US dollar Index à la hausse et l'euro/dollar à la baisse, accroissant encore un peu plus les déséquilibres monétaires internationaux (alors qu'il faudrait faire baisser le dollar US sur-évalué pour les réduire).

2/ La contraction de l'économie chinoise et sa dégradation financière, qui ne pourront pas être enrayées rapidement dans la mesure où il s'agit de changements structurels de longue période, constituent à elles seules un QE massif mondial à l'envers qui cassera la liquidité globale disponible.

3/ La surproduction de matières premières et la baisse de leur consommation empêcheront de faire remonter durablement leur prix, ce qui continuera d'affaiblir les pays émergents, pendant que les pays les plus développés resteront déprimés par le niveau intenable de leurs dettes publiques et privées que les politiques dites d'austérité ne feront qu'augmenter (situation de la Grèce, de la France, et autres pays du club Med) d'autant que la déflation mondiale est directement entretenue par lesdites dettes qu'il faut ré-échelonner partout pour pouvoir en sortir faute de croissance économique suffisante.

4/ La pseudo croissance économique mondiale, à l'évidence sans réalité concrète (comme en témoigne le chômage de masse et la paupérisation un peu partout), n'étant pour l'essentiel le reflet que de manipulations monétaires (dévaluations compétitives), statistiques ou comptables mises en place par les banques centrales, les gouvernements, les grandes entreprises et les banques privées "too big to fail" (leurs multiples fraudes sur les taux d'intérêt, les monnaies, les actions et autres actifs comme l'or continuant de plus belle en dépit d'amendes qui les frappent sans les couler), n'est en fait que la poursuite de la dépression déflationniste globale majeure à laquelle les pays qui n'ont pas encore succombé ne pourront pas échapper.

Il n'est que temps de réformer radicalement le Système Monétaire International (au grand damne des États-Unis) en revenant aux taux de change fixe entre monnaies gagées sur un étalon marchandise tangible dont les États assurent la stabilité via la libre convertibilité desdites monnaies à prix fixe dans cet étalon (comme avant que Nixon en 1971 décrète unilatéralement la cessation de la libre convertibilité à prix fixe du dollar US en or).

Il importe d'opter pour des solutions d'investissement sur courte période, en abandonnant toute construction de portefeuilles de moyen terme, c'est-à-dire d'être réactif ce qui suppose de faire du trading rapide sur des opportunités de bon sens que l'on découvre au fur et à mesure qu'elles se présentent, sans hésiter à sortir vite des opérations perdantes lorsque c'est le cas.