La création monétaire échevelée, ayant produit la "déflation par la dette"  (selon le mécanisme déjà décrit par Irving Fisher: The Debt Deflation - Theory of Great Depression, 1933), les banques centrales n'ont maintenant plus comme porte de sortie que de pratiquer les dévaluations "compétitives" de leurs monnaies respectives pour refiler à leur voisin la "patate chaude" que constitue ladite déflation, ainsi que la Banque de Chine vient de commencer à le faire.

Telle est la raison pour laquelle, a notre avis, le dollar US devrait rebaisser fortement contre l'euro ( et, accessoirement, les autres monnaies prises en compte dans le US dollar Index), les USA n'ayant pas d'autre choix qu'à leur tour d'organiser la dévaluation compétitive du dollar US contre la seule monnaie sur laquelle ils peuvent agir à savoir l'euro ( qui n'étant pas une construction monétaire effective, mais un projet politique encore virtuel, n'est pas soutenue par des autorités suffisamment fortes pour s'opposer aux décisions US), étant donné que cette dévaluation du dollar US n'est plus possible contre le yuan chinois. (Se souvenir  que le président de la BCE, Mario Draghi est un ancien de Goldman Sachs..!);

Incidemment, l'on se rendra compte dans peu de temps qu'il n'y a que de vraie monnaie que nationale, émise par un État-nation ( ou à certaines conditions entièrement privées), et non pas comme dans le cas européen par une super-structure multinationale non unifiée ne détenant pas les attributs de la souveraineté (pas de gestion en commun des budgets ni de la perception des impôts, pas d'euro-obligations émises par un organisme central intégré), et reposant sur une banque centrale apatride (dont au surplus les taux d'intérêt ne conviennent à plus aucun État-membre, leurs paramètres économiques divergeant le plus en plus).

C'est tout le paradoxe de la loi de Gesham ("La mauvaise monnaie chasse le bonne") que devrait illustrer prochainement la relation euro/dollar US, l'européenne montant fortement (jusqu'à son implosion finale) contre l'américaine...précisément parce que la première n'en est pas vraiment une et que la seconde exprimant le monopole monétaire mondial des USA peut être manipulée par un pouvoir national fort ayant dorénavant intérêt à la faire baisser.

A ce jeu là, le résultat final est garanti : toutes les monnaies disparaîtront les unes après les autres et ne subsisteront plus qu'une ou deux entre lesquelles le combat final pour la domination du monde s'exercera. L'or sera-t-il l'une d'entre elles et peut être même pourra-t-il gagner la partie, en dépit des manoeuvres pour le disqulifier ? Telle est la question à laquelle personne ne peut donner de réponse.

En attendant, on peut profiter du Krach boursier des actions un peu partout ( en restant short sur ces actifs - le SP500 en particulier - via les achats d'ETF shorts et ultra shorts), de la reprise de l'or (en restant modérément long sur cet actif) et de celle de l'euro/dollar US ( en ayant le plus possible de capital investi dans la monnaie européenne), en oubliant la FED, qui est dans une impasse (tout relèvement substantiel de son taux directeur aggraverait le krach boursier) et qui n'a plus d'autre choix que d'organiser (avec le concours du Trésor US) la dévaluation compétitive du billet vert contre cette même monnaie européenne.

Laquelle monnaie pourrait, (du fait de sa sur-évaluation bientôt retrouvée qui la tuera), exploser plus vite que prévu tout en envoyant préalablement au tapis les DAX et autres CAC, FTSE MIB, IBEX, Stoxx 600, dont la haute valorisation est absurde parce que prenant place dans des économies européennes en croissance zéro, indices sur lesquels il faut rester short qui, n'étant montés que parce que l'euro s'effondrait, devraient chuter au fur et à mesure que l'euro remontera...!