Au même titre qu'il y a des lois de la physique et des mathématiques, il semblerait que l'on vienne de découvrir une nouvelle loi de la finance.

A savoir que les taux d'intérêt à 10 ans et au dessus ne peuvent pas devenir négatifs, à moins de créer une société dans laquelle on abolisse le cash c'est-à-dire la libre circulation de l'argent liquide. Telle est la leçon à tirer de ce qui vient de se passer sur les taux d'intérêt à 10 ans allemands lesquels, après avoir atteint quasiment zéro, sont violemment remontés à 1,06 %, entraînant le krach obligataire mondial récent.

C'est en ce sens que Bill Gross, le gestionnaire de Pimco puis de Janus, après avoir mis en garde contre l'absurdité économique et monétaire des taux négatifs, constatait récemment "I think that the 35-yrar bull market in bonds and in stocks is ending". Ce qui, évidemment, ne veut pas nécessairement dire que nous soyons à la veille du grand krach boursier, mais que  nous sommes probablement entrés dans des marchés d'actions en bout de course effectuant des dents de scie de forte amplitude dans lesquels il n'y a plus rien à gagner et beaucoup à perdre..!  (sauf ceux des pays émergents).

Ce qui rend totalement futiles et dangereuses les politiques monétaires de planification centrale des banques centrales qui nous ont mené dans l'impasse actuelle. Puisque tous les QE possibles, quelle qu'en soit la taille, sont non seulement impuissants à pousser les taux plus bas (ils ont même au bout de quelque temps le résultat inverse),mais encore à faire partir les économies de façon durable et saine, leur effet de création artificielle de bulles d'actifs "papier" ayant fait long feu puisque les obligations d'Etat - avant que ce soit le tour des actions - ne peuvent plus être manipulées dans le sens que souhaitent les faux-monnayeurs qui dirigent les banques centrales.

Autrement dit, il est probable que les marchés d'actions et d'obligations aient déjà atteint aux USA, en Europe et au Japon (pas encore ailleurs), leur plus hauts historiques devenus infranchissables sans de fortes corrections préalables dans le contexte actuel d'une circulation monétaire relativement libre dans lesdits pays.

Les marchés d'actions et d'obligations européens sont évidemment les plus vulnérables à un défaut grec qui coûterait très cher aux États, contribuables, banques et institutions européennes. La Troïka complote ainsi pour renverser le gouvernement Tsipras, comme elle avait réussi à le faire pour Berlusconi et Papandréou, révélant ainsi le caractère profondément anti-démocratique de la construction européenne.

Le risque majeur pour les marchés d'actions et d'obligations européens c'est que la crise grecque dure longtemps (personne ne voulant prendre la responsabilité officielle de pousser la Grèce hors de l'eurozone ne lui infliger un défaut même si les allemands en ont envie avec Tsipras et Varoufakis continuant à "jouer la montre" puis soit relayée par une crise espagnole (les élections de fin 2015 donnant la victoire à Podemos et Ciudadonos).

Les banques centrales et les gouvernements occidentaux et japonais iront-ils jusquà la suppression du cash pour lever les contraintes sur lesquelles ils butent?

Tout en donnant un grand avantage monétaire et économique aux pays émergents, lesquels ne se lanceront pas dans une telle folie étant donné qu'ils visent à détrôner le monopole international du dollar US et de ses satellites et qu'ils sont loin de pouvoir passer à la monnaie digitale ou électronique dans leur situation actuelle d'économies largement informelles basées sur le cash et/ou le troc dans lesquelles la richesse des populations est constituées de biens réels (métaux précieux physique en particulier).

Les banques centrales, agissant comme des pompiers-pyromanes, sont des institutions toxiques pour la prospérité et la liberté des peuples comme pour la stabilité monétaire. Tout gouvernement devrait avoir à son programme leur suppression pure et simple avant qu'elles nous entraînent au fond du gouffre et le retour immédiat aux taux de change fixes des monnaies nationales gagées sur une encaisse métallique et émises en stricte proportion de ladite encaisse comme avant les années 1970..;!