La hausse du dollar a été largement alimentée par la hausse des obligations d'Etat US .

Cette hausse des obligations incitait les banques centrales, les fonds d'investissement et toutes sortes d'autres investisseurs publics et privés à placer une partie importante de leurs avoirs en obligations d'Etat US exprimées en dollar, est semble-t-il terminée, étant donné que lesdites obligations sont dorénavant orientées à la baisse du fait de la violente reprise des taux d'intérêt à moyen et long termes un peu partout dans le monde.

(reprise n'ayant rien à voir avec les fondamentaux économiques réels, dont le politique absurde de QE démesuré de la BCE de Draghi est la cause principale, la crise de la dette grecque si mal gérée par la troïka - BCE,FMI,UE- en étant la cause secondaire).

La probable hausse prochaine du taux directeur de la FED, de nature à faire chuter un peu plus les obligations d'Etat US, ne serait donc pas positive pour le dollar US, contrairement à ce que pensent certains observateurs.

Les autorités US, ont par ailleurs réalisé que la hausse excessive du dollar fragilisait leur économie, via la baisse des profits de leurs grandes entreprises exportatrices et augmentait le déficit de leur balance commerciale. Elles ont à plusieurs reprises exprimé discrètement leur crainte que le dollar aille plus haut, ce qui annonce une possible intervention pour y mettre un terme.Il est probable que la plupart des devises ont commencé une hausse durable (mais erratique) contre le dollar US, dont il ne faut plus détenir que le moins possible dans les portefeuilles puisqu'il devrait aller bien plus bas.

(Pour traiter le dollar US à la baisse on peut acheter par exemple l'UDN, - Power Shares DR US Index Bearish Fund NYSE - qui monte au fur et à mesure que le billet vert baisse).

Conséquences possibles : les marchés d'actions européens (DAX, CAC,etc) qui avaient prospéré depuis début en raison de la chute de l'euro, de la livre sterling, du franc suisse contre le dollar, devraient poursuivre leur baisse. Alors que les marchés d'actions émergents devraient cesser leur correction récente à la baisse, se stabiliser, voire se reprendre, étant donné que la baisse du dollar et positive pour eux.

Quant aux obligations d'Etat ou d'entreprises un peu partout, il ne faut pas du tout en détenir, parce que le plus bas historique des taux à moyen et long termes européens japonais et US, qui a été récemment atteint, ne sera sans doute plus jamais revu,sauf effondrement économique mondial généralisé peu probable. ( un taux allemand à 10 ans à zéro % n'était rétrospectivement qu'une exagération).

L'objectif de reprise des taux à 10 ans US est à 3,05 % et des taux allemands à 10 ans est à 1,45 % d'ici fin 2015. A ce moment-là, on verra si un krach obligataire est allé à son terme ou bien si cette classe d'actifs est entrée dans un "bear market" prolongé. Nous verrons alors Si la BCE et la FED ont organisé ou laissé faire la reprise des taux d'intérêt à moyen et long termes pour aider les banques et les compagnies d'assurance européennes et US à améliorer leurs marges.

Les prix des matières premières, du seul fait de l'accélération de la baisse du dollar devraient progressivement remonter, ce qui favorisera les économies des pays producteurs (émergents pour la plupart) mais affaiblira un peu plus les économies des pays consommateurs déjà moribonds (zone euro, Japon,etc). C'est donc vers ce secteur qu'il est bon de se diriger et savoir quelles matières premières acheter.