Source : le Saker francophone

Quand l'indice de la production industrielle de la FED pour avril a enregistré sa cinquième baisse mensuelle consécutive, et lorsque l'indice du Consommateur du Michigan a connu sa pire plongée depuis décembre 2012, le S&P 500 a vacillé dans une étroite fourchette de prix, et certains achats de dernière minute l'ont fait passer au vert, en hausse de 1,6 points, à un nouveau plafond, après avoir établi un record .

Depuis février, il a titillé une douzaine de fois le haut de son étroite fourchette, passant un peu au-dessus de temps en temps, sans être en mesure d'émerger de façon convaincante. Mais il n'a pas baissé pour autant, baissant faiblement avant de remonter d'un cran. le tout dans des volumes très faibles. C'est comme si la volatilité normale avait disparue des indices boursiers. Bien que ces légères fluctuation soient en cours depuis des mois satisfaisant les investisseurs qui pensent que la FED interviendrait à la moindre incartade du S&P 500 pour sauver la journée, toutes sortes de troubles ont éclaté sur les obligations à long terme, sur les marchés des devises et des matières premières.

Le pétrole a plongé à un plus bas pluriannuel puis a rebondi et s'esr retrouvé à 40 % au-dessus de son point le plus bas, mais la surabondance mondiale de pétrole n'a pas disparue comme par magie. Le minerai de fer et d'autres produits dans des marchés sur-approvisionnés sont aussi passé par des bas pluriannuels et des sautes de courte durée.

Les devises ! L'euro a plongé face au dollar puis a augmenté à nouveau. Plus tôt cette année, le franc suisse a bondi de près de 30 % en quelques minutes lorsque l'ancrage à l'euro a été aboli, puis a reculé...pour remonter. D'autres devises se sont affaissées pour remonter en flèche comme le rouble russe. Et puis il y a les obligations souveraines de longue maturité, en particulier celles de la zone euro. Suite à des années de pression sur les taux, exercée par la BCE, au laxisme de celle-ci cela s'est terminé par un QE..!

Les traders qui avaient poussé les feux de la locomotive du train du QE sauce BCE, ont soudainement sauté des wagons pour se précipiter sur l'affaire de leur vie.Ceux qui se sont retrouvé du mauvais côté ont perdu..Cela arrive quand tout le monde, depuis le sommet des banques centrales jusqu'au plus petit acteur du marché, s'inquiète au sujet de la liquidité sur les marchés obligataires, sachant que les acheteurs vont tout simplement s'évaporer, quand la vente commencera pour de bon..il faudra alors les attirer en cassant les prix. (Un scénario inquiétant pour les gens tracassés par l'instabilité financière comme on l'appelle dans le jargon de la banque centrale.).

Christine Hughes, présidente et stratège en chef des placements chez Wood Capital Management avertit :

"Les portes de sortie des marchés obligataires sont très petites...Acheteurs méfiez-vous..! "