La correction baissière des marchés d'actions ultra sur-évalués aux USA et en Europe par rapport à la réalité économique de ces pays a débuté, ce qui entraîne aussi des prises de profits sur les actions des pays émergents qui, eux, restent haussiers compte tenu du potentiel de croissance intérieure des BRIC et autres principaux pays émergents.

Les obligations d'Etat, qu'il s'agisse des américaines, des européennes et des japonaises, ne se reprennent pas vraiment, du fait de la hausse des taux d'intérêt à moyen et long termes un peu partout, en dépit de la grande faiblesse des économies occidentales (USA,Europe) et japonaise. La crise grecque n'est toujours pas dénouée, mais l'euro/dollar US semble mûr pour une reprise suite au "short covering" à venir de positions à la baisse trop importantes sur ce marché.

Formation baissière en tête-épaules sur les obligations d'Etat US à 10 ans (les obligations d'Etat européennes à 10 ans ayant une configuration pire encore): bref, réduire les positions ouvertes et rester sous-engagé sont à l'ordre du jour tant que la visibilité générale ne s'améliorera pas.

Les banques centrales et les gouvernements, au lieu de faire vraiment cesser les manipulations de tous les actifs par les grandes banques supposées "too big to fail"; (qui continuent de défrayer la chronique), en mettant pénalement en accusation leurs plus hauts responsables et en les contraignant préventivement à démissionner au lieu de leur verser des bonus exorbitants. poursuivent leur offensive visant à empêcher la détention de cash; une taxation de ce cash conservé dans les comptes bancaires se profile à l'horizon en zone euro, et peut-être ailleurs, sauf en Asie.

Tout est fait par nos dirigeants occidentaux supposés "omniscients" mais en réalité super-incompétents (le tandem Hollande-Vals par exemple) pour casser la confiance, il n'y a pas à s'étonner que les peuples les rejettent (comme en Grèce, en Espagne et en Pologne récemment). Pour tout arranger, la tension politico-militaire entretenue par les USA, l'Europe et le Japon d'une part, à l'égard de la Russie et de la Chine d'autre part, continue de s'aggraver, sans parler du désastre irako-syrien et de l'écrasement du Yemen qui laissent les marchés pour le moment, mais pas pour longtemps, encore indifférents.

Mégalomanie monétaro-financière de la part des banques centrales et erreurs politico-économiques de la part des gouvernements se combinant en Occident et au Japon, le potentiel d'affaiblissement des "grands équilibres" dans le cadre de la "Grande Stagnation" occidentale et japonaise s'accroit. A noter que la Suisse, dont la monnaie est très mal "administrée" depuis plusieurs années par sa banque centrale alors qu'elle devrait la laisser s'établir librement à son niveau naturel, elle aussi, vient d'entrer en récession.

"Il faudra bien que l'on comprenne que les tentatives d'abaisser artificiellement, par l'extention du crédit, le taux d'intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu'à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d'une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l'activité industrielle et commerciale...Un boom d'expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression...La dépression n'étant en fait qu'un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l'état réel des données du marché...Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l'échec...il n'y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant d'une expansion à crédit. L'alternative est ou bien d'aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire ou bien plus tard avec l'effondrement de la monnaie qui est en cause".

Comment donc sortir de la Grande Stagnation occidentale et japonaise ,

- réformer le Système monétaire international dans le sens du rétablissement des taux de change fixes entre les principales monnaies sans exception et gager l'emission monétaire sur le bi-métal or/argent

- baisser au maximum tous les impôts pour favoriser le pouvoir d'achat et la consommation des populations,

- cesser toute politique dirigiste de centralisme monétaire (en particulier de fixation arbitraire et autoritaire des taux d'intérêt qui ne doivent être déterminés que par la loi de l'offre et de la demande libres) comme d'accroissement des dettes publiques sous couvert de pseudo relance économique de la part des banques centrales et des gouvernements,

- mettre en place un mécanisme international d'allègement des dettes existantes des Etats pauvres (comme la Grèce par exemeple) et émergents les plus mal en point surtout pas en les annulant mais en les ré-échelonnant sur beaucoup plus de temps que celui au terme duquel elles ont été contractées,

- réorganiser le libre-échange mondialisé actuel en protégeant les productions et les secteurs d'activités essentiels aux équilibres nationaux fondamentaux pour éviter le chômage de masse suite à la dés-industrialisation et à la ruine de l'agriculture dans les pays les plus anciennement développés,

- limiter les flux internationaux de population et d'imigration appauvrissant et dé-sécurisant autant le  Sud que le Nord (ainsi que le fait l'Australie),

- généraliser en Europe et aux USA le modèle danois de "flexibilité" assurant protection et très bonne indemnisation des chômeurs mais licenciements facilités et formation permanente obligatoire,

- démanteler tous les carcans politico-administratifs inutiles comme les institutions actuelles de l' UE ( en particulier l'euro qui ne convient plus à aucun des États l'ayant adopté) en revenant au cadre national, le seul efficace et démocratique parce que permettant la définition de politiques souveraines proches des citoyens décidées par eux-mêmes.

(hélas nos leaders ne sont guère prêts à cette approche, la seule permettant de sortir au moindre coût de la crise sans fin..!)