L'effondrement du prix du pétrole est une calamité mondiale qui va plonger les producteurs (États et entreprises) dans une spirale d'endettement inégalée, sans profiter vraiment aux consommateurs qui n'en n'auront pas le bénéfices parce que les États continueront de remonter massivement la pression fiscale, et que le banques centrales ont peu à peu partout perdu le contrôle des mécanismes monétaires, tous leurs QE ne servant plus à rien mais détruisant le pouvoir d'achat des population via la dévaluation des monnaies des Etats qui y ont recours. (Comme on pourra s'en rendre compte à nouveau si la BCE met en place le sien à un niveau massif. Mais Draghi risque de s'acheminer vers une opération "cosmétique").

La question de la légalité des achats d'obligations d'États européens par la BCE n'est toujours pas clarifiée en raison de la "conditionnalité" que le procureur auprès de la Cour européenne de justice a conseillé à ce tribunal d'exiger de la part de la BCE lorsqu'elle entend ^ratiquer ce type d'opérations. Ce qui signifie que Draghi annoncera probablement un QE le 22 janvier, sans pour autant en dévoiler la forme ni le montant, d'autant que la Bundesbank et l'Allemagne s'y opposent, ce qui pourrait décevoir les investisseurs et conduire à une FORTE CORRECTION baissière des actions européennes.

Quant à la BNS, qui s'est farouchement opposée au récent référendum sur l'or en Suisse au motif que son adoption empêcherait la poursuite de sa politique de peg euro/CHE à 1.20, elle vient seulement de se rendre compte qu'n la poursuivant elle se ruinait (des centaines de millairds de CHF représentant près de 85% du PIB suisse ayant été dépensés en pure perte pour défendre cette parité artificielle) d'où sa capitulation qui ne manquera pas d'affaiblir son économie (provoquant un quasi kracch des actions suisses), alors que, si elle n'avait pas pratiqué ladite politique interventionniste, l'ajustement se serait produit graduellement, permettant à l'économie suisse de s'adapter.

(Ce qui pruove aussi, incidemment, qu'aucune banque centrale au monde ne peut imprimer de la monnaie sans limite, ainsi que les partisans de cette politique le prétendaient bêtement...et que, lorsque l'on cherche à gagner du temps en imprimant de la fausse monnaie, cela coûte à la fin très cher parce que l'on est finalement rattrapé par l'incontournalbe réalité à savoir que toutes la manipulations se terminent mal !).

Le pire serait que maintenant la Suisse abandonne sa monnie nationale en adoptant l'euro, ce qui signifierait la perte définitive de son indépendance nationale...Quoi qu'il en soit la BNS doit dire combien elle a perdu dans toutes ses fantaisies monétaires, en cessant de présenter son bilan sous une forme faussée.

Le problème de la Suisse n'est pas le niveau de sa monnaie, mais les prix des biens et services que pratiquent ses entreprises, sont les marges bénéficiaires sont déraisonnables, ce qui plombe la consommation intérieure et l'exportation. Quant aux actions suisses, sortes de "vaches sacrées" ceux qui en ont encore peuvent s'en séparer au plus vite...parce que la plupart des entreprises de ce pays, vont perdre l'essentiel de leur compétitivité, l'argent public cessant de les subventionner...(via l'intervantonnisme de la BNS).

Conclusion : les banquiers centraux "indépendants" sont un danger mortel pour les monnaies et les économies qu'ils manipulent ! D'où la nécessité de supprimer les banques centrales pratiquant des politiques discrétionnaires pour revenir à des politiques automatiques de création monétaire proportionnelle à l'actif or qu'elles détiennent !

Les Banquiers centraux actuels sont des "desperados", de dangereux "pompiers pyromanes" toujours prêts à risquer le tout pour le tout et il ne faut surtout pas croire ce qu'ils disent, ni leur faire confiance pour faire ce qu'il faut ....Ce qui n'est pas très éloigné de ce que dont devenus la plupart des politiciens actuels...tous ces gens-là, alors qu'ils avaient les pleins pouvoirs, ont mené le monde à l'impasse actuelle !!!

La mondialisation, ayant pris place dans un Système monétaire délabré structurellement destructeur de taux de change flottant sans étalon de référence stable, est en train de créer un peu partout le chômage de masse, ou de ne créer que des "wroking poors" sous payés, ce qui signifie que la grande stagnation ne peut que se propager sans qu'il n'y ait plus de pare-feux pour stopper les dégâts.

Comme Charles GAVE l'a prévu les taux d'intérêt à 10 ans tomberont probablement à zéro en Europe et au Japon, et peut-être même au USA, par suite de l'aplatissement de la courbe des taux puis de son renversement probable étant donné que ces zones plongeront dans une DEFLATION par la DETTE majeur. Il faudra bien alors REFORMER LES SYSTEMES MONÉTAIRE ET COMMERCIAL INTERNATIONAUX...!

Ce jour 22 janvier, Mario Draghi président de la BCE a annoncé un QE de 60 milliards d'euros par mois jusqu'en septembre 2016, impressionnant ..! il faut croire que la situation en Europe est vraiment catastrophique, de sorte que "l'artillerie lourde" est utilisée. Cela servira à quoi ???

- les taux d'intérêt sont historiquement bas

- l'euro a déjà beaucoup baissé et risque de déprimer encore plus la demande interne européenne

- les cours boursier seront poussés vers le haut..

Nos dirigeants ne semblent pas comprendre que la déflation en Europe est avant tout le fruit d'une demande interne déprimée...

On ne fait pas boire un âne qui n'a plus soif...!!!

lu sur le site : www.les-crises.fr (excellent)

1 140 000 d'€  ce QE  (2015/2016)     150 millions de ménages en zone euro     soit  7 600 € par ménage

Mario file le pognon directement aux gens plutôt qu'aux banques, çà marchera mieux !!!!    (en effet)