Stephen S.Roach, un des principaux ex-dirigeants de la banque Monrgan Stanley, aujourd'hui professeur d'économie à Yale (donc une personne informée sachant de quoi elle parle), vient de publier un article expliquant pourquoi la FED et les autres banques centrales, en poursuivant encore et toujours leurs politiques monétaires keynésiennes ultra laxistes, consistant à noyer les marchés financiers de liquidités massives créées ex-nihilo via l'augmentation exponentielle de leurs bilans pourris, conduisent les USA et le reste du monde à une nouvelle catastrophe du même type que la crise de 2008/2009, peut-être même pire...! (Cet article a fait "grand bruit").

La fixation des taux d'intérêt à court terme à zéro voire négatifs, a pour effet d'entretenir la sur-évaluation artificielle des marchés boursiers et non pas de faire repartir la croissance économique mondiale, et selon le contenu de cet article il est impératif :

1- que les banques centrales cessent tout "financial engineering" (comprenez centralisme monétaire) en revenant à des pratiques de neutralité, de façon à laisser les-dits marchés boursiers trouver leur propre équilibre, et

2- qu'elles se dotent de nouveaux instruments de stabilisation leur permettant de faire face à l'inévitable prochaine crise monétaire et boursière qu'elles sont en train de provoquer.

Ce genre d'avertissement, pour juste qu'il soit et quelle que soit la crédibilité de son auteur, ne sert hélas à rien : parce que les banquiers centraux, soutenus par le tout puissant lobby des plus grandes banques privées (too big to fail), ne reviendront pas à la raison tant que les principaux États (c'est-à-dire les grands dirigeants politiques) ne s'entendront pas entre eux pour réorganiser les Systèmes monétaire et commercial internationaux, via un retour à un étalon monétaire stable. (comme a pu l'être l'étalon-or jadis). (voir mon article du 06/04/2014 réformer le Système monétaire : www.canalblog.com/cf/my/index.cfm?pagNUM=blog.content&bid=1219397)

Il serait grand temps de mettre fin aux taux de change anarchiques qui permettent les dévaluations "compétitives" (destructeurs des grands équilibres) et à une limitation du libre-échange intégral mondialisé (devenu contre-productif parce que paupérisant la grande masse des populations). Comme on en est très loin, puisque l'hégémonie du dollar US s'est installé sur les décombres de ses monnaies concurrentes, dont les émetteurs (BOJ, BCE, Banque d'Angleterre), veulent systématiquement casser la valeur afin de gagner, via leur dévaluation, la compétitivité économique et commerciale qu'ils ont perdue ou sont en train de perdre, c'est vers une exaspération de la crise que l'on va, sans savoir quand elle explosera.