A court terme le dollar/yen n'ayant pas cassé les 125 à la hausse et l'euro/dollar pas cassé les 1,22 à la baisse, le dollar US subit une correction qui ne change rien au scénario précité, au contraire.

Si la correction prenait un peu d'ampleur, la baisse des actions s'accélérerait, par suite du dénouement du carry trade sur dollar/yen (source principale de liquidité alimentant les marchés d'actions) et donc la hausse des obligations d'État aussi.

Les banques centrales ayant échoué dans leur tentative de relance inflationnistes des économies, la chute des prix du pétrole et autres matières premières aggravant la situation, il n'y a donc pas de raison de croire que le panorama global d'effondrement keynésien puisse changer rapidement ( le seul moyen d'accroitre l'inflation c'est d'augmenter massivement les salaires..;)

A noter que, en Europe, la Grèce est à nouveau en train de couler et que la crise structurelle de l'euro n'a été aucunement solutionnée par les extravagances de la BCE.

Obama, Biden, leur administration et le Congrès démocrate US, tout à leur obsession de faire tomber Poutine et de punir la Russie, au nom du respect du droit international (ce qui est un comble lorsque l'on connaît les pratiques de torture de la CIA et de l'armée US disqualifiant les USA de s'ériger en modèle démocratique), que la Russie aurait violé dans l'affaire ukrainienne, alors même que ce sont les USA et leurs vassaux européens (- Allemagne, Royaume-Uni et France en tête - dont les dirigeants ent fait preuve d'une rare incompétence diplomatique et géopolitique -) qui ont mis en place le coup d'État de février 2014 à Kiev humilié et déstabilisé la Russie depuis des années, et commit une erreur politico-économique colossale de plus en faisant chuter les prix du pétrole et du gaz, avec l'aide de l'Arabie Saoudite qui a joué le jeu pour récupérer sa part du marché pétrolier international que la Russie lui prenait et évincer les producteurs US de schistes qui montaient en puissance.

Étant donné que la production de pétrole et de gaz de schiste US n'est plus rentable au prix actuel et que, outre la Russie, plusieurs pays africains, sud-américains et moyen-orientaux sont en train d'être ruinés et leurs monnaies de s'effondrer, sans compter que les compagnies pétrolières et plusieurs banques internationales vont être bientôt confrontées à des pertes financières colossales, en particulier via les défauts qu'ils vont devoir couvrir ( ce qui va aussi frapper la FED garante de nombre de ces opérations...!!!).

Rétrospectivement, dans quelques années, on réalisera combien Obama a été un président calamiteux pour les USA, sachant les risques qu'il a fait prendre à l' Occident et au monde entier pour le cas ou la Russie, n'ayant pas grand chose à perdre puisqu'elle sera contrainte de faire défaut sur sa dette privée (entreprises) et peut-être même publique en 2015, deviendrait vraiment agressive et où plusieurs États (Iran par exemple), dont la coopération est indispensable pour éradiquer l' État islamique en Irak et en Syrie et autres djihadistes ou salafistes sunnites, se braqueraient du fait de la chute des prix du pétrole qui les appauvrit un peu plus.

Quant aux chefs d'Etats et de gouvernements occidentaux, ils feraient bien de réfléchir à l'avertissement de Mitterrand qui, après De Gaulle, avait compris ce qu'il fallait penser des USA :

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs, les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort appramment et pourtant une guerre à mort"  (François Mitterrand).

Dans de telles conditions, un krach boursier mondial du style 2007/2008/2009 devient tout à fait possible...le mois de janvier sera celui de tous les dangers..!