Source : Forum de Genève

Tout le monde sait bien que le prix de la plupart des actifs financiers n'est plus depuis longtemps déterminé par le marché libre mais par les banques centrales.

Or, depuis le début 2014, les marchés actions, après avoir été poussés pendant des années au maximum de leur sur-évaluation par lesdites banques centrales, faisaient du sur-place, sans pouvoir monter plus haut, étant donné que ces banques centrales avaient atteint leurs limites en matière de Quantitative Easing et de baisse des taux d'intérêt à court terme comme de création monétaire artificielle (compte tenu de leurs "bilans pourris" déjà hypertrophiés qui ne pouvaient plus être augmentés), ni de baisser vraiment, étant donné que le troupeau des investisseurs les achetait sur toute faiblesse.

C'étaient les obligations d'Etat, sous-évaluées par rapport aux actions, qui remontaient puisque la stagnation/récession/déflation s'installait un peu partout et que, de ce fait, les taux d'intérêt à moyen et long termes baissaient en même temps que les prix des matières premières dont la demande chutait. Finalement, ce mois-ci , les actions ont lâché et les obligations ont explosé à la hausse. Le mécanisme des VASES COMMUNICANTS entre actions et obligation a parfaitement fonctionné puisqu'en réalité, depuis la suppression du prix de l'or par les banques centrales occidentales, il n'y a plus de choix qu'entre deux actifs principaux de papier alternatifs tant que durera la GRANDE DEFLATION.

Le scénario de baisse des actions et de hausse des obligations n'est en rien modifié d'autant plus que, au plan géopolitique, les USA ont entraîné leurs alliés-supplétifs dans toutes sortes d'aventures militaires (au Moyen Orient) et de déstabilisation (de la Russie, de la Chine et autres BRICS) dont on sait qu'elle finiront lamentablement. (C'est la guerre permanente contre le monde entier comme méthode de gouvernement des USA..!).

Il est probable que les sommets récents des principaux indices d'actions ne seront plus franchis à la hausse avant longtemps...et que la probabilité de leur forte chute est maintenant inéluctable à terme de quelques semaines ou de quelques mois. Tout simplement parce qu'il n'y aura pas de QE 4 ni de QE 1 en zone euro (seulement des rachats de créances bancaires et de dérivés de crédit du style ABS), manipulation ne servant en rien la croissance économique mais ne faisant au contraire que perpétuer la survie des "canards boiteux".

L'inévitable retour à une relative "normalisation monétaire" va enfin permettre à la dynamique de saine "destruction créatrice" de la bulle des actions s'enclencher. A cet égard, l' Allemagne ne consentira pas à plus de laxisme de la part de la BCE, ni à une politique budgétaire dite "de relance" en zone euro, se traduisant par plus de dettes sans du tout améliorer l'économie.

Embellie qui, à l'évidence, ne reviendra en France et dans les pays du "Club Med" européen qu'à la double condition de casser l'euro par le retour aux monnaies nationales, tout en sortant du carcan de l' UE, et de baisser au maximum tous les impôts   (au lieu de diminuer les salaires déjà misérables ou la protection sociale sans laquelle la paupérisation des populations s'aggravera, ainsi que le pratique le gouvernement Hollande-Valls qui mène la France dans le mur).