Source : Forum de Genève

Les banques centrales se sont toutes engagées depuis plusieurs années dans une politique consistant à mettre le prix des actifs au centre du système économique dans la mesure où cette financiarisation à outrance leur a permis d'augmenter sans cesse les dettes tant publiques que privées à des niveaux exponentiels devenus intenables, au fur et à mesure qu'elles poussaient artificiellement les prix desdits actifs à la hausse.

Comme les actions, l'immobilier et beaucoup d'autres actifs, ont été utilisés comme collatéraux pour de nombreux prêts, le prix des actifs n'ayant plus été fixé par des marchés libres mais par les banquiers centraux, agissant en fonction d'une "planification monétaire centrale" n'ayant rien à envier au défunt système soviétique, il en est résulté leur surévaluation dans le cadre d'une économie improductive de spéculation et d'endettement dans laquelle hélas plus personne n'investit à moyen où long terme dans l'économie réelle.De nombreuses banques et sociétés ont été ainsi maintenues en état de survie artificielle, alors qu'elle auraient dû être détruites par les forces du marché libre.

Comme il n'y a pas de destruction, il n'y a pas non plus de création, ce qui bien sûr ne crée pas d'emploi, étant donné que la "destruction créatrice" est la base même de tout système économique efficace. La hausse des marchés ayant été uniquement alimentée par la création monétaire artificielle qui ne s'est pas trnasmise à l'économie n'est donc pas au rendez-vous. (il est probable que nous soyons dans un phase de transition caractérisée par le couple "stagnation/déflation" , de sorte que la valeurs des actions, principalement virtuelle, devra nécessairment revenir à leur valeur réelle, d'où leur chute que commence. (Trop tôt pour pronostiquer le krach boursier mais cela commence à y ressembler.;). En tout cas, nous sommes bien dans le "Minsky Moment".

Une seule chose à faire pour s'en protéger, indépendamment de la vente des indices boursiers via l'achat d'ETF shorts ou de puts sur lesdits indices : acheter les obligations d'Etat US principalement. D'autant que le dollar US devrait rester fort surtout contre les monnaies européennes et émergentes, (mais peut-être plus contre le yen japonais déjà très sous-évalué) et qu'aucune banque centrale, en tout cas pas la FED, ne prendra le risque de relever ses taux courts avant très longtemps d'où la poursuite de la baisse des taux à moyen et long terme aux USA.

Les grandes entreprises quant à elles ayant investi la plupart de leurs profits dans le rachat de leurs propres actions n'ont vraisemblablement plus sufficamment de cash pour les soutenir en cas de forte chute.

Comme la guerre américano-européenne contre l'islamisme s'enlise (l' Etat islamique en Syrie et au Levant continuant de s'étendre en Irak et étant proche d'entrer dans Bagdad), que le virus Ebola se propage irrésistiblement et que les actions de déstabilisation des USA contre la Russie et la Chine se poursuivent en Ukraine et à Hong Kong, pendant que la "japonisation" économique et financière de l' Europe s'accélère, le panorama mondial n'insprie pas à l'optimisme.

D'ici au 4 novembre 2014, date des élections parlementaires US de mi-mandat que les Démocrates devraient perdre tant la chute de la popularité d'Obama est forte, il y a trois semaines qui ne seront pas un "fleuve tranquille" ...Mais qui pourraient rapporter gros à la condition d'être dans le bon sens sur les bons instruments, sans risque notable.