Source : forum monétaire de Genève

Tout ce qui est en train de se produire sur les plans économiques, financiers et politique est radicalement nouveau et donc imprévisible, d'autant que le chaos géopolitique international et la chute libre de la crédibilité des principaux dirigeants politiques internationaux (du démagogue Obama au pitoyable Hollande en passant par d'autres encore) ajoutent aux incertitudes.

Le seule réalité tangible étant que les USA, et les européens (via l'OTAN), se sont engagés dans la grande confrontation avec les BRICS, la Russie d'abord, qu'ils veulent "casser" dans leur ascension, afin de conserver le plus longtemps possible leur précaire leadership occidental. Ils continuent d'en découdre avec le monde musulman sans savoir quels y sont leurs vrais alliés ou leurs vrais ennemis, tant la confrontation entre sunnites, chiites et djihadistes est devenue complexe.

Au risque, (plus que probable), que tout cela leur revienne comme autant de boomérangs en les déstabilisant pour longtemps ...(les sanctions contre la Russie étant tout aussi économiquement pénalisantes pour ce pays que pour les USA et les États européens et l'escalade militaire au Moyen Orient leur faisant courir le risque que leurs nationaux djihadistes, de retour de la "Guerre Sainte" , commettent des attentats en Occident, ce qui pose le problème de l'acceptation d'islamistes radicaux au sein des USA et des Etats européens).

A cet égard, armer certaines factions ou certains pays les uns contres les autres est dangereux parce que c'est le meilleur moyen que ces armes se retrouvent chez ceux que l'on voulait initialement affaiblir. L' "État islamique en Irak et au Levant" (EIIL) n'existerait pas si les occidentaux n'avaient pas armé, pendant que l' Arabie Saoudite et le Qatar les finançaient, les adversaires de la Syrie ou les révolutionnaires libyens et autres partisans fanatiques engagés dans les "printemps" arabes qui n'ont pas installé des "démocraties" mais cassés des régimes bien plus stables et pro-occidentaux que les actuels.

Vouloir détruire le régime syrien de Bachar El Assad n'amènera pas la paix en Syrie-Liban-Irak, au même titre que détruire le régime libyen de Mouamar Khadafi n'a pas amené la paix en Libye et en Afrique central du Nord...Les chrétiens d'Orient (dont Sadam Hussein et les Assad père et fils étaient les meilleurs protecteurs) ne seront pas sauvés et le conflit s'étendra encore lorsque les Kurdes créeront, avec l'aide des grandes compagnies pétrolières US et européennes, un Grand Kurdistan englobant une partie de l' Irak, de la Syrie, de l 'Iran et de la Turquie, ces deux derniers États n'ayant aucune intention de les laisser faire. Le risque que l' EIIL, se retourne par ailleurs contre son protecteur saoudien étant loin d'être négligeable, on mesure combien toute fausse manoeuvre supplémentaire occidentale dans la région aurait des effets globaux désastreux.

Sur le plan bourse finance, les intervenants sur les marchés obligations n'étant pas convaincus que Draghi puisse engager la BCE dans un vaste programme d'achat d'ABS, auquel l'Allemagne et la Bundesbank s'opposent, croient à nouveau que les taux d'intérêt à moyen et long termes vont fortement remonter. (La FED vient d'annoncer qu'elle n'avait aucune intention de relever ses taux courts), probablement compte tenu de la précarité de l'emploi et de l'aggravation des inégalités de revenus aux USA, comme des dégâts que cela occasionnerait à la plupart des "marchés" financiers et aux budgets étatiques dont les déficits sont béants et deviendraient hors de contrôle. (quid de la soi-disant reprise américaine?)!

La plupart des pays continuent leur course insensée vers les taux d'intérêt courts zéro ou négatifs, parce que la stagnation-récession-déflation (induisant chômage de masse et chute des salaires) est installée pour longtemps et parce que la correction des actions (peut-être pour octobre-novembre) se rapproche dans un contexte de "Guerre des monnaies" sans compter que l'UE est à nouveau en situation de délitement institutionnel et que les questions russo-ukrainienne et israélo-palestinienne ne sont en rien réglées, alors que les USA sous la conduite du peu glorieux Prix Nobel de la paix B.Obama, sont repartis pour un nouvel enlisement militaire à la George Bush en Irak et Syrie en toute illégalité (parce que sans mandat express de l'ONU) qui fera des milliers de morts et blessés inutiles, tout cela étant de nature à pousser les investisseurs à rechercher la "sécurité".

Toute l'inutilité et la perversité des politiques des banques centrales, quant à leur fixation de taux d'intérêt à court terme à zéro voire négatifs et quant à la création monétaire ultra massive, montre qu'il n'y a aucune augmentation du crédit bancaire ou de l'investissement, parce que lesdites politiques ne visent qu'à entretenir la bulle actions, ce qui signifie que la stagantion-récession-déflation sera durable jusqu'au krach boursier final..!