225 personnes qui ont l'équivalent du revenu de deux milliards et demi d'êtres humains...la monnaie n'est plus au service de l'échange, c'est de l'argent qui est au service de la domination !

Selon Oxfam, une actualisation du classement 2014 permet d'aboutir à un nouveau chifffre : les 67 plus riches de 2014 valent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres...Grâce à la machine à concentrer la richesse qu'est le capitalisme et son mécanisme de versement d'intérêts.

L'argent manque, chaque année plus d'un tiers des dépenses de l'État va au remboursement de la dette, premier poste budgétaire, le remboursement des intérêts et du capital représente trois fois le budget consacré à l'enseignement scolaire et huit fois celui consacré au travail et à l'emploi.

On a donné la responsabilité de la création de l'argent à des acteurs qui ont un intérêt personnel puissant à ce que cet argent soit rare. Pour prendre à la gorge un État rien de mieux que l'endetter  et lui  interdire de créer la monnaie..résultat il est étranglé. On a du mal à penser que lorsqu'on a mis en place les politiques publiques, que l'on ait pas réfléchi à l'époque  qui allaient être les perdants, qui allaient être les gagnants ?

Le mécanisme de la dette est produit par deux phénomènes :

- d'un côté l'essentielle de la création monétaire devient privée et avec des intérêts alors qu'on a une création monétaire publique et sans intérêts,

- le deuxième phénomène ce sont les exonérations d'impôts. Qu'est-ce qui se passe ? par exemple la "Cour des Comptes" a mis en évidence que dans un pays comme la France il y avait eu 100 milliards d"euros d'exonération de toute nature au cours des 10 dernières années. Qui bénéficie de ces exonérations fiscales ? les catégories les plus riches .Elles gagnent une première fois ! Avec ce revenu supplémentaire, elles vont pouvoir prêter et notamment aux États, et elles vont donc recevoir les intérêts de la dette de sorte qu'elles gagnent une seconde fois !

Pour les catégories les plus modestes c'est le contraire..c'est la double peine : elles perdent une première fois parce que moins d'impôts çà veut dire moins de services publics moins de transferts sociaux donc première perte, et elles perdent une seconde fois parce qu'il faut payer les intérêts de la dette comme contribuable...de sorte que le mécanisme de l'endettement est en fait un mécanisme qui cause les inégalités.

L'article 104 du traité de Maastricht:

il est interdit à la BCE et aux Banques centrales des Etats membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté. de sorte que les dettes publiques sont dans les mains des marchés financiers. La Banque Centrale prête aux banques privées à un taux de 0,5% qui elles, prêtent aux États à 4/5% (et jusqu'à 18% dans le cas de la Grèce...!) Pourquoi est-ce qu'on décide que l' Etat devra emprunter auprès des plus riches quand il en aura besoin ? Qui a intérêt à l'article 104 du traité de Maastricht ? C'est un choix politique de dire, les États peuvent ou pas emprunter auprès de leur Banque Centrale donc peuvent ou pas créer de la monnaie.

L'analyse des experts de l' UE, c'est que le contrôle de l'inflation par tous les moyens, c'est la clé d'une société démocratique, et donc pour faire çà, il ne faut pas laisser aux Etats la possibilité de manipuler les prix, donc une Banque Centrale indépendante qui a comme objectif unique la limitation du taux d'inflation ( Cadre européen atypique au niveau mondial, priver les Etats de la création monétaire).

De Dominique Hollard (cabinet des médailles de Paris) :

La Grèce en tant que pays, devrait de l'argent à l' Allemagne, à l' Angleterre, à l' Union européenne au Japon, NON : elle doit de l'argent à des banques privées qui lui ont prêté de l'argent à des taux qui peuvent être considérés comme quasiment usuraires, argent que ces banques n'avaient pas, mais qu'elles ont pu prêter en empruntant à des taux très bas sur de la finance publique mis à leur disposition par les États européens !

Ce sont les États qui ont financé les banques privées..qui ensuite ont refinancé les États ?   absolument !!!

Par rapport à la crise actuelle, là ou dans la Rome antique, un romain, ou un banquier romain serait surpris, c'est le fait que des États entiers, des empires entiers ne soient plus désormais maîtres réellement de l'outil monétaire, qu'ils ne puissent plus "battre monnaie". Cette chute, cette perte de la main de l' État sur le contrôle des flux, c'est le plus incompréhensible pour un homme de l'antiquité s'il voyait çà de nos jours ! En dernier analyse, c'est le fait que ce sont des investisseurs qui puissent miner une économie, sans que l' État avec sa majesté, puisse y faire quoique ce soit.

Point commun entre dette du tiers monde et dette de l'Europe : le premier point commun c'est les détenteurs de cette dette , on s'aperçoit que ce sont les mêmes... que ce sont ces fameux marchés financiers, donc les banques privées, ces fonds d'investissement, ces compagnies d'assurance qui possèdent la dette de nos États du Nord, et la dette des pays du Sud. Donc les créanciers sont les mêmes.

Le deuxième point commun qui est absolument frappant aujourd'hui c'est les mêmes mesures que les gouvernements ont dû appliquer à la lettre sous surveillance du FMI et de la Banque Mondiale, c'est-à-dire privatisation, licenciement dans la fonction publique de sorte que çà nous ramène à la situation qu'on vit actuellement dans les pays du Nord, et qui à chaque fois est légitimée par cette dette, donc on a pas le choix, cette dette est là, il faut appliquer ces mesures d'austérité.

Il est bon de s'interroger sur la validité de cette dette, sa légitimité, a qui a-t-elle profité ? Est-ce qu'elle a profité à la population, à l'intérêt général ? Si çà n'a pas été le cas, c'est une dette illégitime, qui doit donc être remise en cause, en d'autre terme qui ne doit pas être payée par la population..!

1er article  à suivre...